Visite du président de la Commission de l'UA au Soudan

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a entamé une visite de deux jours au Soudan, où il devrait discuter avec les autorités soudanaises des questions liées notamment au Darfour et au Soudan du Sud. Le président a été accompagné par la commissaire aux affaires sociales de l'UA, Amira El-Fadil, et d'autres responsables, a indiqué l'UA dans un communiqué.
 
Cette visite devrait permettre de faire le bilan des efforts de paix et de réconciliation dans la région du Darfour, où des progrès récents ont permis d'amorcer le retrait et la fin de l'opération hybride UA-ONU, selon le communiqué. Les discussions devraient également porter sur les efforts déployés par le Soudan et le Soudan du Sud pour faire progresser la mise en œuvre des accords de coopération signés en 2012 et la recherche d'une solution au problème d'Abiyé, une région actuellement sous contrôle du Soudan, mais revendiquée par Juba.

Tunisie : 2 policiers poignardés devant le Parlement, l'assaillant arrêté

Deux policiers tunisiens ont été poignardés mercredi devant le Parlement par un extrémiste et l'un d'eux est grièvement blessé, a annoncé le ministère de l'Intérieur. "Un salafiste a attaqué au couteau deux policiers. L'un a été touché au front, l'autre au cou et (ce dernier) est en soins intensifs", a dit le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah.
 
L'assaillant a été arrêté. Il "a avoué, selon les informations préliminaires, avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans et considérer les membres des forces de l'ordre comme des + tawaghit + selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de djihad", a affirmé ce même ministère dans un communiqué.

RDC : neuf activistes anti-Kabila arrêtés à Beni

Neuf activistes congolais ont été arrêtés à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo, pendant une marche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, a-t-on appris de sources concordantes. "Nous avons interpellé neuf jeunes de Lucha qui manifestaient sur la voie publique sans autorisation", a déclaré à l'AFP le lieutenant colonel Lisangi Nkumu, commandant adjoint de la police de Beni."Ils sont en train d'être auditionnés et seront transférés devant les juridictions compétentes", a-t-il indiqué.
 
Une manifestation publique à Beni "peut permettre l'infiltration de l'ennemi" dans cette ville "secouée par les groupes armés", a estimé l'officier. Ces interpellations ont eu lieu "dix minutes après le début de notre marche (...). Les policiers nous ont brutalisés, nous avons levé les mains en l'air et nous nous sommes assis par terre", a raconté à l'AFP Regina Masinda, un activiste du mouvement Lutte pour le changement (Lucha). "Neuf d'entre nous ont été arrêtés. Nous exigeons leur libération", a-t-il ajouté.

Nigeria: l'ex-président Jonathan réclame 2,4 millions d'euros

L'ex-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a réclamé 2,4 millions d'euros à l'ancien porte-parole de son parti pour accepter de comparaître comme témoin lors d'un procès pour corruption à Abuja, a déclaré son avocat mardi. Olisa Metuh, ex-porte-parole du Parti démocratique populaire (PDP), l'une des deux principales formations politiques du pays, est accusé d'avoir reçu frauduleusement 400 millions de nairas (945.000 euros) de Sambo Dasuki, l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Goodluck Jonathan.
 
Les fonds détournés auraient servi à financer la campagne présidentielle de M. Jonathan en 2015 et à acheter des armes et des équipements militaires pour lutter contre le groupe jihadiste Boko Haram opérant dans le nord-est du Nigeria. L'ex-porte-parole du PDP et M. Dasuki - en détention depuis 2015 et jugé séparément - affirment que M. Jonathan étaient au courant de ces versements.

Le président namibien inaugure deux bâtiments de guerre fabriqués en Chine

Le président namibien Hage Geingob a mis en service au port de Walvis Bay, deux bâtiments de guerre fabriqués en Chine, qui rejoignent désormais la marine nambienne. Les deux chasseurs de sous-marins, Brukkaros et Daures, disposent de capacités d'attaque en surface et sous la surface maritime. Les deux navires, don de l'Armée populaire de libération de la Chine, sont arrivés dans les eaux namibiennes en août dernier.
 
Le président namibien a remercié la Chine pour son aide au pays d'Afrique australe dans la protection de son territoire et de ses ressources maritimes. "L'arrivée des deux chasseurs sous-marins dans le rang de notre marine ajoutera une valeur importante à la capacité de combat navale de l'armée namibienne, ainsi qu'au renforcement des capacités de surveillance et de surveillance maritime du pays", a déclaré le président Geingob.
 
Le président Geingob a également remercié la Chine d'être un "ami de tous les temps", ajoutant qu'"il est préférable d'avoir un ami loyal qu'une centaine d'amis de beau temps". "Notre économie maritime contribue grandement à la création d'emplois et à la croissance économique, et compte tenu de notre long littoral, la Marine doit relever un énorme défi pour protéger le pays contre toutes les menaces maritimes", a-t-il affirmé.

Burundi : l'Assemblée nationale ratifie l'accord de Paris sur le climat

L'Assemblée nationale du Burundi a ratifié l'accord de Paris sur le changement climatique, dans l'hémicycle du Palais des congrès de Kigobe (nord de Bujumbura) abritant cette Chambre basse du Parlement. Premier accord universel sur le climat, l'accord de Paris sur le changement, intervenu le 12 décembre 2015 dans la capitale française engageant 195 pays à réduire les émissions du gaz à effet de serre, et dont le gouvernement américain de Donald Trump s'est retiré le 1er juin 2017, a pourtant prévu de contenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en deçà 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
 
"En enclenchant un processus de ratification de cet accord, le gouvernement burundais veut emboîter le pas au reste du monde dans le combat de lutte contre les effets néfastes du changement climatique en adoptant des stratégies pour réduire l'émission de gaz à effet de serre", a indiqué aux députés dans sa ligne de défense du projet portant ratification de cet accord Célestin Ndayizeye, ministre de l'Environnement, de l'Eau, de l'Aménagement du territoire et de l'Urbanisme. Dans ses préludes pour la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat, le Burundi a déjà élaboré un plan d'actions pour apporter sa pierre à l'édifice dans ce "vaste chantier planétaire", a-t-il révélé