Madagascar: le garde des Sceaux tend la main, les magistrats veulent des actes

A Madagascar, le ministère de la Justice sort de son silence après une grève générale des magistrats jeudi 8 et vendredi 9 juin. Les 42 juridictions que compte la Grande Ile étaient fermées. Une grève pour dénoncer les atteintes à l'indépendance de la justice. Le ministre de la Justice malgache s'est dit prêt à dialoguer avec les magistrats. Une proposition refusée par ces derniers pour le moment.

« Des actes avant tout. » C'est la réponse du syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) à la main tendue du ministre de la Justice, Charles Andriamiseza. Très discret depuis le début de la grogne des magistrats il y a deux mois, le ministre de tutelle tente de jouer la carte de l'apaisement. « Il n'y a pas de conflit interne, ni de guerre intestine au sein de la justice. Il s'agit simplement d'une différence de point de vue. Je suis prêt à dialoguer », indique t-il

Une déclaration qui est loin de satisfaire les magistrats, pour qui le ministre ne mesure pas la gravité de la situation. « L'Etat de droit et l'indépendance de la justice sont en danger », déclare le vice-président du syndicat des magistrats de Madagascar, Hubert Tiaray Fanahimanana.

Mali: dans le centre, des centaines d'écoles ferment à cause de l'insécurité

Un récent rapport de Save The Children plaçait le Mali dans le top cinq des pays où les enfants sont les plus menacés. Dans le centre du pays, plusieurs centaines d'écoles ont dû fermer ces derniers mois. La faute à des prêcheurs radicaux qui menacent de s'en prendre aux personnels et aux enfants et à l'insécurité en général.

Le scénario est à chaque fois le même, des précheurs radicaux viennent se présenter dans les écoles, exigent de pouvoir venir délivrer leurs messages plusieurs fois par semaines sous peine de revenir et de détruire les lieux. A chaque fois, les élèves et les professeurs prennent la fuite pour rejoindre Mopti, la capitale administrative de la région.

Régulièrement, les prêcheurs radicaux reviennent pour mettre à sac et incendier les établissements. Les faits divers de ce type se multiplient ces dernières semaines, mais la tendance n'est pas nouvelle. A la même époque l'année dernière, 111 écoles étaient fermées dans la région de Mopti.

Aujourd'hui, 248 structures sont abandonnées ou détruites, c'est plus du double en un an. L'Unicef estime que près de 80 000 enfants, rien que dans la région centre sont désormais hors du système scolaire. Difficile de prendre des mesures concrètes pour protéger les populations, l'Etat malien est quasi absent de cette partie du pays et la mission onusienne peine à s'y déployer.

ETIENNE TSHISEKEDI SERA ENFIN INHUMÉ

Serait-ce la fin de la si longue attente des obsèques d'Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo ? Eh oui, le «Sphinx» va enfin trouver le repos éternel. Plus de cent jours après son décès survenu à Bruxelles, l'inhumation d'Etienne Tshisekedi aura finalement lieu dans une concession familiale située dans la commune kinoise de Nsele, probablement à la « fin juin, début juillet ». Selon « Africa News » un accord trouvé entre le gouvernement congolais et l'UPDS (le parti de l'opposant) et sa famille, laisse présager la fin de cet épisode à rebondissement.

La presse congolaise l'écrit à l'unisson, un compromis a été trouvé entre les différentes parties pour inhumer celui qui a marqué la politique de la RD Congo, ces dernières décennies. À en croire le journal Le Potentiel qui cite un haut cadre de l'UDPS, c'est dans sa concession familiale, à N'Sele, dans la périphérie de Kinshasa, que sera enterré Etienne Tshisekedi. « Nous avons enfin obtenu gain de cause ! (...) Des discussions entre les familles biologique et politique du président Tshisekedi et les autorités ont abouti à un accord pour l'inhumation [d'Etienne Tshisekedi] dans une concession de la famille à Nsele», confirme Michée Mulumba, l'assistant personnel de Félix Tshisekedi au quotidien « La Tribune Afrique ».

Burkina-Faso : Michel Kafando nommé envoyé spécial de l’ONU au Burundi

L'ex-président de la transition au Burkina Faso, Michel Kafando a été nommé, envoyé spécial des Nations unies au Burundi, selon un communiqué de l'organisation internationale, ce vendredi 05 mai. Il aura la lourde responsabilité de réconcilier les acteurs politiques dans un pays déchiré par deux ans de crise politico-sécuritaire.

La nomination de Michel Kafando comme envoyé spécial des Nations unies au Burundi a été rendue publique par l'organisation internationale, ce vendredi 05 mai 2017. A 75 ans, l'ancien président de la transition au Burkina Faso entre novembre 2014 et décembre 2015 remplace donc Jamel Benomar comme envoyé spécial au Burundi. Sa mission sera de travailler à une normalisation de la vie politique dans ce pays secoué depuis deux ans par une crise politique et sécuritaire.

Nigeria : 82 filles de Chibok libérées

Dans un tweet, la présidence a annoncé que « 82 lycéennes de Chibok ont été libérées, ce samedi 06 mai, au soir (...) en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités ». La négociation a été menée par les autorités, avec l'appui de la Suisse et du Comité international de la Croix-Rouge.

Ce n'est pas la première fois que des lycéennes de Chibok sont libérées des mains de Boko Haram. Peu de temps après leur enlèvement, une soixantaine d'entre elles avaient déjà réussi à échapper à leurs ravisseurs. Au mois d'octobre 2016, 21 lycéennes avaient été libérées, là aussi avec l'aide de la Croix-Rouge et du gouvernement suisse.

Le mois dernier, lors de la commémoration des 3 ans de ce rapt, le président a annoncé que le gouvernement poursuivait des négociations avec Boko Haram. Aujourd'hui, plus de 110 de ces lycéennes de Chibok sont toujours en captivité.

Les coptes d'Egypte limitent les célébrations de Pâques après les attentats

L'Eglise copte en Egypte a décidé mercredi de limiter les célébrations de Pâques aux messes et demandé un renforcement de la sécurité des églises après des attentats meurtriers contre cette communauté.

Dimanche, en pleine célébration des Rameaux, deux attentats suicide revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) ont visé des églises à Tanta et à Alexandrie, dans le nord du pays, faisant 45 morts. En décembre dernier, une autre attaque jihadiste contre une église du Caire avait coûté la vie à 29 personnes.

Les Coptes d'Egypte, la communauté chrétienne la plus importante et la plus ancienne du Moyen-Orient et qui représente 10% des 92 millions d'Egyptiens, craignent de nouvelles violences lors de la fête de Pâques célébrée dimanche.

"Vu les circonstances actuelles et notre solidarité pour les familles des victimes, nous allons limiter (les célébrations) de Pâques aux messes dans les églises", a précisé l'église dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Les messes seront organisées samedi soir à la veille de la fête, a-t-il précisé.