Rencontre entre Paul Biya et le chef de l'ONU

Aucune déclaration officielle du secrétaire général de l'ONU, encore moins de communiqué du gouvernement camerounais au terme des quelque deux heures d'entretien. Sur les chaînes d'Etat, même loi du silence. La radio nationale s'étant contenté d'annoncer quelques heures plus tôt, la rencontre entre M. Guterres et son hôte.
 
Pour la presse camerounaise, cependant, il est aisé d'imaginer les sujets qu'on pu aborder Paul Biya et Antonio Guterres. En premier lieu, la crise politique qui oppose les communautés anglophones des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, au gouvernement. Une crise qui a déjà fait plus d'une dizaine de morts et dans laquelle l'ONUa appelé Yaoundé et ses opposants au dialogue.
 
Autre point qui aurait pu animer les échanges, la guerre contre Boko Haram dans laquelle est engagée le Cameroun. La région de l'Extrême-Nord du pays, frontalière du Nigeria, fait les frais d'une insurrection du groupe islamiste, causant de nombreux morts et une crise humanitaire sans précédent. En mars, le Conseil de Sécurité des Nations unies avait effectué une tournée dans les quatre pays riverains du bassin du lac Tchad pour toucher de près cette crise.

Burkina : le frère de Blaise Compaoré arrêté en France

François Compaoré, frère du président déchu burkinabè Blaise Compaoré, a été arrêté dimanche à l'aéroport parisien de Roissy dans l'enquête sur l'assassinat en 1998 d'un journaliste, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de Jeune Afrique.
 
Arrêté alors qu'il arrivait d'Abidjan (Côte d'Ivoire), François Compaoré, 63 ans, s'est vu notifier un mandat d'arrêt international délivré par le Burkina, ont confirmé une source aéroportuaire et son avocat. Il se trouvait dimanche dans les locaux de la police aux frontières et doit être présenté à la justice "sous 48 heures", a déclaré Me Pierre-Olivier Sur.

Togo : l'opposition appelle à de nouvelles manifestations

L'opposition togolaise a appelé lundi 23 octobre 2017 à de nouvelles manifestations le mois prochain les 7, 8 et 9 novembre à Lomé, contre le régime du président Faure Gnassingbé après deux mois de grave crise politique. Le porte-parole de la coalition de l'opposition Eric Dupuy, a annoncé des meetings à l'intérieur du pays les 28, 29 et 30 octobre et 4 et 5 novembre 2017.
 
Le calme était complètement revenu lundi à Lomé après deux jours d'échauffourées mercredi et jeudi dans le quartier historique de l'opposition, Bè. Les forces de sécurité restaient toutefois très présentes dans les villes de Sokodé (centre) et Bafilo (nord), après une nouvelle arrestation dimanche 22 octobre d'un représentant religieux proche du Parti (d'opposition) national panafricain (PNP).
 
Le gouvernement a interdit toute manifestation en semaine pour éviter les violences et la paralysie de l'économie mais l'opposition refuse de se plier à cette interdiction. Seize personnes, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, ont ainsi été tuées en à peine deux mois, selon un bilan établi par l'AFP. Les violences ont aussi fait quelque 200 blessés.

Mali : insécurité dans le Cercle de Nara : un gendarme enlevé, son chauffeur tué et leur véhicule emporté

Un responsable de la Brigade de Gendarmerie de Guiré, une Commune rurale de Nara, a été enlevé par des hommes armés dans la vallée du serpent, connu sous l'appellation locale (Gringalet). Il était accompagné de son chauffeur. Leur véhicule de marque Toyota aussi enlevé.

L'action s'est produite à 20 km de Mourdiah, la semaine dernière. La ville de Mourdiah est suitée à 95 Km de Nara.

Le corps du chauffeur avait de nombreux impacts de balles. "Ainsi, pour mettre fin à sa vie, les assaillants ont utilisé une méthode sauvage, en écrasant le crâne. Le malheureux a été enterré à Mourdiah, le mercredi dernier, dans l'après-midi."

Lutte anti-terrorisme: l'Algérie maintient un haut niveau de vigilance sur son territoire et aux frontières

L'Algérie maintient un "haut niveau de vigilance" à l'intérieur de son territoire et sur toutes les frontières et réitère sa disponibilité à "renforcer" sa coopération frontalière et policière avec l'ensemble des pays de la région, a soutenu lundi à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, aux travaux de la 1ère réunion plénière du Groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l'Afrique de l'Ouest.
 
Il a ajouté qu'il y avait "l'exigence de travailler ensemble au tarissement des multiples sources de financement du terrorisme dans cette région de l'Afrique de l'Ouest, sources parmi lesquelles la prise d'otages contre rançons, le crime organisé transnational sous ses différentes formes, l'exploitation aujourd'hui très juteuse des réseaux de migration illégale, d'armes et de drogue -cocaïne, héroïne et surtout Haschich- ainsi que la traite des êtres humains et le blanchiment d'argent, drainent des sommes considérables, qui permettent aux groupes terroristesde disposer d'importants moyens financiers pour alimenter, poursuivre et étendre à de nouveaux pays leur activisme criminel".

Côte d’Ivoire: le président Ouattara à Niamey pour un mini-sommet de la CEDEAO

Le président de la République, Alassane Ouattara, quitte lundi après-midi Abidjan pour Niamey, la capitale du Niger, où il prendra part à un mini-sommet sommet de la Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), annonce un communiqué de la présidence ivoirienne. Ce mini-sommet de la CEDEAO devrait se tenir sous la présidence du chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO depuis juin 2017 lors du 51ème sommet tenu à Monrovia.