RDC: Boma, le gouverneur lance une opération d’assainissement après les inondations

Le gouverneur du Kongo-Central, Jacques Mbadu, a lancé jeudi 5 janvier une opération d'assainissement de la ville de Boma frappée par des inondations qui ont fait officiellement une cinquantaine de morts et de disparus.

Pour éviter l'apparition des maladies, des équipes de certaines organisations comme Oxfam, Croix-Rouge ou OMS vont distribuer des médicaments et désinfecter des rivières et certains édifices touchés par les inondations, a fait savoir Éric Lubamba, secrétaire de la sous-commission mise en place par l'évêché de Boma pour l'identification des sinistrés.

L'évêque de Boma a également mis en place une commission pour faciliter la délocalisation de tous les habitants de Boma dont les maisons sont situées le long de la rivière Kalamu.

Les inondations ont également fait des milliers de sans-abris et des dégâts matériels importants à Boma. Elles ont été causées par des pluies torrentielles. ​

Côte d'Ivoire: Ouattara consulte Bédié sur la nomination d’un vice-président

Le président ivoirien, Alassane Ouattara s'est rendu ce jeudi 5 janvier 2017 au domicile de l'ex président Henri Konan Bédié. Engagé dans un processus de formation d'un nouveau gouvernement et de nomination d'un vice-président, Alasane Ouattara n'a sans doute pas manqué l'occasion d'en discuter avec son principal allié du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp).
 
Selon les confidences recueillies dans les entourages des deux hommes, rapporté par Jeune Afrique, il était question d'un échange de civilité de nouvel an, mais les deux alliés auraient saisi occasion pour "aborder l'actualité politique et la mise en place des Institutions de la troisième République".
 
En effet, la formation d'un nouveau gouvernement et la nomination du vice-président, conformément à la nouvelle constitution ivoirienne, constituent actuellement une préoccupation majeure pour le président ivoirien. Le poste de vice-président, faut-il le rappeler, a fait son apparition dans l'architecture institutionnelle ivoirienne, depuis la naissance de la III eme République, consacrée par la nouvelle constitution.Toutes ces questions ont dû faire l'objet des échanges entre les deux alliés politiques.
 
Éminent membre de la coalition au pouvoir, le Parti démocratique de Côte-d'Ivoire (Pdci) d'Henri Konan Bédié, a son mot à dire dans ce processus. Source : beninmondeinfos.com

RDC: Goma, plus de 2 000 détenus de la prison centrale de Munzenze assistés en vivres

Plus de deux mille détenus de la prison centrale de Munzenze ont bénéficié samedi 31 décembre d'un don de vivres et non vivres d'une valeur d'environ 27 millions de francs congolais (près de 25 000 USD), selon la ministre provinciale du Plan au Nord-Kivu, Marie Shematsi.

Elle a remis ce don du chef de l'Etat aux pensionnaires de la prison de Munzenze pour leur permettre de bien fêter la fête de nouvel an.

Un des détenus, Adelard Mineene, apprécie ce don mais il déplore le surpeuplement de la prison.

Parmi les 2 096 bénéficiaires, il y a 54 femmes et 72 enfants. La prison de Munzenze a été conçue initialement pour 150 personnes.

Amnesty International dénonce l’exécution de trois condamnés à mort au Nigeria

L'ONG de défense des droits de l'Homme, Amnesty International, a dénoncé l'exécution de trois condamnés à mort dans l'Etat d'Edo, dans le sud du Nigeria qui n'avait pas eu recours à la peine capitale depuis 2013, rapporte samedi l'AFP. « Amnesty International condamne fermement l'exécution de trois prisonniers, le 23 décembre 2016, dans la prison de Benin City (Etat d'Edo), et demande aux autorités nigérianes de ne procéder à aucune autre exécution », a annoncé Makmid Kamara, le porte-parole, dans un communiqué.
 
« Le gouvernement nigérian, au niveau fédéral et local, doit retourner à un moratoire sur les exécutions, et suivre l'objectif d'abolir la peine de mort », écrit M. Kamara. Les trois condamnés à mort avaient été arrêtés il y a plus de vingt ans pour braquage à main armé, pendant la dictature militaire, alors que le système judiciaire n'était pas indépendant et qu'il n'y avait aucun droit d'appel.
 
Ils ont été exécutés par pendaison. Plus de 1.600 condamnés à mort sont toujours incarcérés au Nigeria (chiffres année 2015, Amnesty International). En 2014, le pays avait prononcé un record de 659 condamnations à la peine capitale, dont 70 soldats qui avaient été jugés par la Cour martiale pour mutinerie. Les militaires s'étaient plaint de n'être pas suffisamment armés face aux combattants de Boko Haram.

Gambie: le président Jammeh dénonce une déclaration de guerre de la Cédéao qui le presse de partir

Le président gambien Yahya Jammeh, qui conteste sa défaite électorale face à l'opposant Adama Barrow, a estimé que l'organisation ouest-africaine de la Cédéao lui a fait une déclaration de guerre en affirmant envisager tous les moyens pour le pousser à quitter le pouvoir.

M. Jammeh s'exprimait dans un message télévisé à la Nation samedi soir à l'occasion du Nouvel an - et dont l'AFP a visionné l'enregistrement dimanche. Il a aussi exclu de participer à toute négociation avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (15 pays) en raison de sa partialité, et réitéré sa demande d'annulation de l'élection du 1er décembre.

Au pouvoir depuis plus de 22 ans, Yahya Jammeh avait dans un premier temps reconnu sa défaite et félicité l'homme d'affaires Adama Barrow, vainqueur du scrutin selon les résultats proclamés le 2 décembre par la Commission électorale indépendante (IEC).

Quelques jours plus tard, l'IEC a communiqué des chiffres corrigés réduisant l'écart entre MM. Barrow et Jammeh mais ne modifiant pas l'issue du vote.

Guinée équatoriale : Arrestation de 3 salariés d’une filiale de la Société générale

Trois collaborateurs de la Société générale des Banques en Guinée Equatoriale(SGBGE) sont aux mains des autorités de Malabo depuis ce vendredi 16 décembre. Ils ont été auditionnés vendredi 17 et le lundi 19 décembre « pour avoir transféré des informations bancaires confidentielles à des tierces parties hors du pays », selon un communiqué diffusé le lundi par les autorités équato-guinéennes. Une information confirmée au siège du groupe bancaire français où les responsables se disent très attentifs à la situation des collaborateurs de SGBGE concernés.
 
Ces arrestations constituent pour Malabo, un moyen de pression puisque la banque avait déjà été placée sous le statut de témoin assisté par la justice française en août 2015 dans le cadre de la mise en examen de Teodoro Nguema Obiang Mangue dans le dossier des « biens mal acquis ». En mai 2016, le parquet financier (français), avait renvoyé Teodorin Obiang devant le tribunal correctionnel de Paris. Il devrait être jugé à partir du 02 janvier 2017. Teodorin, vice-président et fils du président de la Guinée équatoriale, a été mis en examen en mars 2014 pour blanchiment et détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance.