Migrants: 35 disparus au large de la Libye après un naufrage

Trente-cinq migrants, dont sept enfants, sont portés disparus après le naufrage de leur canot pneumatique samedi au large de la Libye, ont annoncé les garde-côtes libyens qui citent les témoignages de rescapés.

Selon Issa al-Zarrouk, un commandant des garde-côtes de Garabulli (60 km à l'est de Tripoli), 85 migrants, dont 18 femmes, ont été secourus avec l'aide de bateaux de pêcheurs qui avaient donné l'alerte.

Le porte-parole de la marine libyenne, Ayoub Kacem, a précisé plus tard que l'embarcation avait fait naufrage à 6 milles au nord ouest de Garabulli, ajoutant que 10 bateaux de pêcheurs ont participé aux secours.

Les migrants secourus sont originaires notamment du Nigeria, Sénégal, Cameroun, Côte d'Ivoire et Ghana, a ajouté le général Kacem.

Décès soudain du ministre kényan de l'Intérieur

Le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery est mort dans un hôpital de Nairobi où il avait été admis pour un contrôle médical, a brièvement annoncé samedi le gouvernement kényan.

"C'est avec émotion et une peine profonde que nous annonçons la mort soudaine du ministre de l'Intérieur, le général à la retraite Joseph Nkaissery", a indiqué un communiqué du gouvernement.

Le texte précise que Nkaissery est mort "à l'hôpital Karen de Nairobi quelques heures après y avoir été admis pour un contrôle médical", sans indiquer la date ou la cause précise du décès.

Agé de 68 ans, le général Nkaissery était ministre de l'Intérieur et secrétaire à la coordination du gouvernement depuis le 2 décembre 2014.

Député depuis 2002, il avait été nommé à ce poste par le président Uhuru Kenyatta pour remplacer Joseph Ole Lenku, à la suite d'une vague d'attaques revendiquées par les jihadistes somaliens shebab qui avait frappé le Kenya en 2014.

Gambie : le nouveau pouvoir toujours sous la menace de partisans de Jammeh (force ouest-africaine)

Le commandant de la force ouest-africaine déployée en Gambie, le colonel sénégalais Magatte Ndiaye, a affirmé vendredi que des officiers favorables à l'ex-président Yahya Jammeh complotaient contre son successeur Adama Barrow.

"Des officiers de haut rang de l'armée qui ont fui avec l'ancien président ont maintenu des contacts avec des éléments hostiles au sein des forces de sécurité gambiennes encore en service actif", a déclaré à l'AFP le colonel Ndiaye, commandant de la force de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays).

"Si l'on ajoute l'influence de l'extérieur à l'opération de l'intérieur, on voit qu'il y a beaucoup de forces négatives qui conspirent à rendre ce pays ingouvernable", a-t-il ajouté.

Biens mal acquis : Obiang portera plainte avec Sassou et Bongo contre Transparency

Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, a annoncé qu'il porterait plainte, avec les présidents gabonais Bongo et congolais Sassou Nguesso, eux aussi concernés dans l'affaire des "biens mal acquis", contre l'ONG Transparency International, partie civile du procès.

"Je vais me concerter avec le fils de Omar Bongo, et avec [Denis] Sassou Nguesso, qui sont aussi confrontés à cet affaire des biens mal acquis.Je vais me réunir avec Bongo, me réunir avec Sassou Nguesso et nous allons ensemble porter plainte contre Transparency International", a-t-il dit le 6 juillet lors d'une conférence de presse à l'issue du 6e congrès du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, au pouvoir), à Bata, capitale économique du pays.

L'ONG Transparency International est partie civile au procès de Teodorin Obiang, fils du président équato-guinéen, jugé à Paris dans l'affaire des biens mal acquis, qui se tient devant le tribunal correctionnel de Paris depuis le 19 juin.

"L'achat de biens en Europe n'est pas interdit par une quelconque disposition nationale ou internationale.Un pays tiers ne peut [pas] non plus déclarer illégaux des biens en provenance d'un autre pays.Dans ce cas, une propriété acquise en France avec de l'argent légalement gagné en Guinée équatoriale ne peut être considéré comme un bien mal acquis", a poursuivi le chef d'Etat âgé e 74 ans.

"La justice [française] ne peut pas faire de la politique internationale contre un gouvernement à travers ses institutions extérieures.Et comment est-ce possible que le gouvernement français soit incapable d'amener la justice à respecter les accords de coopération réciproques que la France a souscrite avec la Guinée Équatoriale ? C'est un aspect qui s'apparente à de la mascarade", a asséné Teodoro Obiang, au pouvoir depuis 1979.

Jeudi, la défense du vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, a dénoncé, à Paris et au dernier jour du procès, une "ingérence dans les affaires d'un Etat souverain".

Mercredi, le parquet national financier a requis contre lui une peine de trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et surtout la confiscation des biens saisis pendant l'enquête, qui dépassent les 100 millions d'euros.

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 27 octobre.

Présidentielle au Rwanda : la rivale de Kagame sur la sellette

Elle est l'unique candidate féminine à la course à la présidentielle rwandaise face à Paul Kagame, mais Diane Shima Rwigara pourrait bien manquer le scrutin d'août prochain, après que la Commission électorale nationale l'a exclue de la liste provisoire de candidats à la présidence publiée ce mercredi.

Selon le corps électoral, la candidate ne remplit pas les conditions de nomination requises pour se présenter le 4 août prochain.

Elle ne serait pas la seule, puisque toujours selon la Commission, seuls le président sortant Paul Kagame et son rival du Parti vert démocratique Frank Kabinewa sont actuellement éligibles.

Selon les lois électorales du Rwanda, les candidats doivent présenter 600 parrainages émanant d'au moins 12 districts sur les 30 que compte le pays.

Après avoir déposé son dossier, Diane Shima Rwigara avait dénoncé des actes d'intimidation et de menaces subis par ses partisans.

Angola : projet de loi controversé sur les avantages de retraite de dos Santos

Il règne sans partage sur l'Angola depuis plus de 37 ans. Alors que José Eduardo dos Santos quittera ses fonctions en août prochain, un projet de loi modifiant les avantages accordés aux anciens chefs d'État fait polémique.

Mais que contient ce texte ? Tout d'abord, une hausse pure et simple de la rémunération prévue pour l'ex-président qui sera désormais équivalente à 90 % de son salaire actuel, la prise en charge de gardes du corps, chauffeurs et voyages en première classe. Privilèges auxquels pourra également prétendre la Première dame.

En plus de la création d'un statut de président de la République honoraire, un autre article sème la discorde : celui excluant toutes poursuites devant un tribunal spécial quelles que soient les infractions commises par l'ancien chef de l'État. Une disposition contraire à la Constitution.

Présenté à l'Assemblée nationale ce mercredi, le texte fait débat chez l'opposition, mais aussi dans l'entourage politique du président.