Burkina Faso: Jah Lee chante l'amour

L’artiste burkinabè, Jah Lee, est de retour avec un nouveau maxi de quatre titres intitulé « Amour ». Un mélange de plusieurs genres musicaux très dansant.

Après son premier album « Paix », sorti en 2008, qui n'avait pas eu le succès escompté, l'artiste musicien Jah Lee, à l'état civil Sidé Monsiké, revient à la charge avec une nouvelle production. Il s'agit d'un maxi de quatre titres, intitulé « Amour », positionné sur le marché discographique depuis le 23 décembre dernier.

bf jah lee 7adb9

Ce quarantenaire, qui a choisi la musique comme canal privilégié pour livrer des messages de paix et d'amour, aborde plusieurs thèmes dans cette œuvre, réalisée en 2016 au studio Berger Africa à Ouagadougou. Il chante, en français ou dans les langues locales comme le Dioula, le matérialisme de la gente féminine, le phénomène de l'enfance de la rue ou encore l'extrémisme religieux dans le domaine sentimental.

Quatre genres musicaux cohabitent dans l'album (reggae, ragga, afrobeat et Zouglou), grâce au doigté magique de l'arrangeur Georges Tiemtoré dit «Devarieux Papa mélodie ». Du titre « Les gos du Faso », aux « Enfants de la rue » , à « Djarabi » et à « Hommage à Djédjé », qui rend hommage à un monument de la musique ivoirienne Enesto Djédjé, les sonorités sont très dansantes et ont de quoi plonger les mélomanes dans une ambiance féerique.

Jah Lee, par ailleurs chauffeur dans un média public, chante l'amour et encore l'amour, comme l'indique le titre du maxi. « C'est un message d'amour que je lance. Dans le titre enfants de la rue, je dis qu'il faut les aimer avant d'être leur avocat-défenseur. « Djarabi » parle de deux êtres amoureux, qui ne peuvent pas se marier à cause de leurs différences religieuses. Quant à la chanson, les gos du Faso, je dénonce les filles qui aiment le matériel au détriment de l'amour », soutient l'artiste, dont les débuts dans la musique remontent aux années 90.

Il a fourbi ses armes à Abidjan, capitale économique ivoirienne, où il est né. Sa priorité à présent est de faire connaitre le nouveau maxi au Burkina et au-delà des frontières.