Fin de l'exposition passion de l'art à Kinshasa

L’exposition « Passion de l’art » a attiré du monde et marqué les
esprits des nombreux visiteurs venus de Kinshasa et d’ailleurs pendant deux mois.

Tenue du 3 décembre 2015 au 2 février, l'exposition « Passion de l'art » a baissé le rideau à Kinshasa. Elle a mis en avant une centaine d'œuvres d'art, mobilisée par la galerie Antika du centre culturel Boboto.

Les passionnés des arts plastiques ont admiré des toiles et des sculptures d'une dizaine d'artistes congolais. Ils ont ainsi eu l'occasion d'admirer des toiles des talentueux peintres comme Malco, Mujinga, Mukalay, Gema, Gonokoso...
 
RDC La toile-Mujinga Fotor 3fe25La toile Le Prince et la princesse de l'artiste Mujinga.
 
Visiblement fasciné par Kamba Luesa, le peintre Malco s'est illustré par la finesse de ses traits dans les quelques tableaux où il représente des femmes africaines aux corps filiformes. Portraitiste de talent, l'artiste autodidacte Mujinga a captivé davantage l'attention du public avec sa toile intitulée « Le prince et la princesse », une image où les personnages sont décrits avec une netteté frappante et où l'idylle princière saute aux yeux.
 
Pointillés
 
Pour sa part, l'artiste Gonokoso a plongé les visiteurs dans l'univers des femmes commerçantes au marché. A travers son tableau intitulé « Mama moziki », l'auteur exalte ces dames drapées dans de splendides vêtements blancs. Aujourd'hui, elles sont devenues le poumon économique des foyers.
 
Deux autres artistes, qui ont pris la précaution de ne pas signer leurs toiles, se sont illustrés par leurs personnages constitués à l'aide de nombreux pointillés multicolores. L'un d'eux a marqué les esprits par ces femmes dont les squelettes, ressortis grâce à un assemblage de boutons, sautent aux yeux, sans pour autant altérer la beauté de l'ouvrage.

Outre toutes ces œuvres dominées par des personnages féminins, certains artistes se sont fait remarquer par leur représentation de la faune et de la flore. C'est le cas des perroquets du peintre Mukalay qui tient ainsi à exhorter la population à la défense de la nature. Ce, à un moment où le braconnage bat son plein dans les parcs nationaux du pays.

Le renoncement

Partageant le même souci, l'artiste Gema interpelle sur le phénomène « kuluna » qui menace la sécurité sociale dans les rues de Kinshasa. Dans son tableau intitulé « Le renoncement », il met en vedette un jeune qui recourant aux armes blanches pour terroriser les passants. Torturé par sa conscience, le jeune « Kuluna » (délinquant) laisse choir sa machette, la face contre terre en signe de regret.