Philippe Morry, le père du cinéma gabonais, s'est donné la mort

Philippe Morry, l'un des premiers acteurs gabonais, s'est donné la mort mardi à son domicile à Libreville. Il aura beaucoup apporté au cinéma dans son pays.

Les Gabonais sont sous le choc. L'acteur réalisateur et père du cinéma gabonais, Philippe Morry est décédé ce début de semaine, en se tirant une balle de fusil à pompe dans la bouche.

gb philippe mory 6ec3fPhilippe Morry

Certains se demandent ce qui a bien pu se produire pour que ce dernier en vienne à mettre fin à ses jours de cette façon. Ces interrogations restent toujours un mystère ainsi que la mort du père du cinéma gabonais.

Philippe Morry était âgé de 81 ans. Il incarnait la valeur du cinéma gabonais. De nombreux jeunes cinéastes le prenaient pour référence du fait de ses multiples casquettes. Ses rapports avec ce milieu commencent en 1954, en France.

Philippe Morry joue un rôle important dans un film français. C'est là que débute sa carrière. Huit ans après, en 1962, il s'illustre au Gabon avec "La Cage", un film qui sera un an plus tard sélectionné au festival de Cannes.

En 1964 il s'essaie dans la politique. Mais en vain. Il sera emprisonné pour avoir participé au coup d'Etat contre l'ancien président, Léon Mba. Il écopera de trois ans de prison. A sa sortie il se consacrera uniquement au cinéma, sa passion d'origine.

Films

Tempérament provocateur, toujours dévoué à ses affections, c'est en 1971 que Philippe Morry consacre réellement sa vie au cinéma. Cette année là, il réalise son premier film "Les tam-tams se sont tus" et s'encre progressivement dans le cinéma gabonais en tant que précurseur de cet art. En 1975, il crée le Centre national du cinéma. Sa participation au film "Les couilles de l'éléphant" d'Henri-Joseph Koumba a donné une touche particulière au film.

Pour beaucoup d'adeptes du septième art, le scénario de la mort de Philippe Morry est proche du scénario d'un film, cet art qu'il affectionné même à sa vieillesse. Il a certainement refusé de voir sa fin arrivée !