Burundi: 9e édition du Festicab

Lancement vendredi de la 9e édition du Festicab. Pendant une semaine, une centaine de films sera projetée.

C'est dans la grande salle de l'Institut Français du Burundi, IFB, qu'a été lancée le vendredi soir la 9e édition du Festicab qui se tient du 19 au 26 mai. Prenant la parole en premier ; l'ambassadeur de la France au Burundi, Laurent Delahousse a rappelé que ses prédécesseurs ont toujours soutenu un tel événement. L'occasion pour lui de féliciter officiellement les organisateurs et les festivaliers pour leur engagement.

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Le ministre burundais de la Jeunesse et des Sports, Jean–Bosco Hitimana a souligné que le Festicab devient de plus en plus le miroir de l'identité burundaise, mais aussi un ressort de la visibilité du Burundi. « Nous reconnaissons en lui une plateforme d'échanges d'idéaux et de valeurs, » renchérit-il.

Initiateur du festival, le réalisateur, producteur, acteur et musicien burundais Léonce Ngabo a précisé que le thème choisi est : Cinéma et droits de la femme. Durant toute la semaine, une programmation spéciale mettra en relief les œuvres audiovisuelles et cinématographiques tant nationales qu'internationales sur l'équité des genres et des violences basées sur le genre, la santé de la femme et sa participation au développement.

Marainne

Les œuvres qui seront projetées se chiffrent à 104 dont 75 films en compétition et 10 en panorama produits par des enfants journalistes encadrés par le club Génie en herbes, un club de jeunes talentueux. Les films proviennent du Burundi, de la communauté est-africaine, de l'Afrique de l'ouest voire de l'Europe. Ils seront projetés dans 9 salles et dans quatre provinces du pays.

Chaque édition du Festicab a une marraine. L'heureuse élue pour cette année est la camerounaise Marie-Philomène Nga. Dans son allocution, elle a fait savoir qu'elle est doublement heureuse et honorée de venir au Burundi, cette partie du berceau de l'humanité. « La culture est le socle sur lequel est assis un individu, l'Afrique a besoin de sa culture est le cinéma en est une vitrine, renchérit Nga. »

Des éditions précédentes

Pour la kenyane Njoki Muhoho, marraine du Festicab 2016, le Festicab revêt plusieurs couleurs. « Je viens d'un pays anglophone. Cela n'a pas empêché un pays francophone de me faire confiance.» La 7e édition du Festival International du Cinéma et de l'Audiovisuel du Burundi «FESTICAB » s'est tenue sous le thème « Le cinéma et les droits humains» La marraine était Gihan Fadel, une actrice égyptienne.

D'autres figures africaines ont été choisies pour être marraines des différentes éditions du Festicab qui a pour objectif la promotion du cinéma burundais avec un accent particulier sur les thèmes de réconciliation, paix et genre.