RDC: les corps de deux experts de l'ONU seraient retrouvés dans le Kasaï

Le gouvernement Congolais confirme avoir retrouvé les corps probablement de deux experts de l'ONU enlevés dans la province du Kassai central le 12 mars dernier par des présumés miliciens du chef traditionnel Kamuina Nsapu

Plus de deux semaines après leur enlèvement par des présumés miliciens du chef coutumier Kamuina Nsapu, les deux experts de l'ONU seraient probablement retrouvés morts dans la même region ou leur enlèvement avait survenu. Les informations rapportées par certaines organisations non gouvernementales a été quelques heures plus tard confirmées par le gouvernement congolais sans beaucoup de précisions.

Lambert Mende ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement congolais lu sur Politico.cd un site d'informations local a déclaré " lee quartier général de la police nous a fait part hier de la decouverte de trois corps, deux du type caucassiens et un noir près de la rivière Moyo".
 
 
Selon cet officiel congolais, il n'y a pas encore lieu de confirmer si les corps retrouvés sont bel et bien ceux des experts de l'ONU enlevés il ya deux semaines. Il precise que le gouvernement confirmera l'information une fois l'identification faite. Contactée, la Monusco (Mission de l'ONU pour la sécurisation de la République démocratique du Congo) n'a pas encore réagi à cette nouvelle.
 
Pour rappel, Michael Sharp, un Américain et Zahida Katalan une Suédoise, tous membres du groupe d'experts de l'ONU sur la République démocratique du Congo avaient été enlevés à 120 km de la ville de Kananga sur l'axe Bukonde- Tshimbulu au centre du pays. La region de Kassai est victime depuis le mois d'août 2016 de l'activisme des miliciens Kamuina Nsapu. Cette milice constituée majoritairement de populations adeptes du chef traditionnel Kamuina Nsapu tué en août dernier. 

Incendie criminel d'une école dans le nord du Burkina Faso

Des terroristes présumés ont incendié mardi soir une école primaire à Baraboulé, une localité située dans le nord du Burkina Faso, ont déclaré des témoins à Xinhua.

Pour l'heure, aucune information officielle n'a été publiée par les autorités.

Le nord du Burkina Faso vit sous une forte menace terroriste, incarnée par le djihadiste burkinabè Malam Ibrahim Dicko dont le groupe Ansarul Islam a déjà revendiqué plusieurs attaques. Plusieurs enseignants ont fui cette zone par peur de représailles.

Congo: Total débute l'exploitation du méga projet pétrolier de Moho Nord

Le géant pétrolier Total a annoncé mercredi avoir mis en production le champ pétrolier de Moho Nord, au large du Congo, dont il est l'opérateur majoritaire.

Ce projet situé en mer profonde, à 75 kilomètres au large de Pointe-Noire, a une capacité de production de 100.000 barils équivalent pétrole par jour et constitue "le plus important projet pétrolier jamais réalisé en République du Congo", souligne Total dans un communiqué.

Le champ pétrolier de Moho Nord comprend 34 puits forés qui sont raccordés à une nouvelle plateforme à ancres tendues, première du groupe en Afrique, et à une nouvelle unité flottante de production baptisée "Likouf", détaille le communiqué.

Ce projet offshore, lancé par Total en 2013, vise à extraire le pétrole de gisements supplémentaires au sein du permis d'exploitation de Moho-Bilondo, où le groupe extrait déjà de l'or noir depuis 2008.

Total restera au Gabon malgré la vente d'actifs à Perenco

Total poursuivra sa présence au Gabon, qui remonte à plusieurs décennies, malgré la vente récente de certains actifs à Perenco, a affirmé jeudi son directeur général.

"A l'issue de cette transaction, Total Gabon restetera le deuxième producteur au Gabon avec une part de 45.000 barils par jours", a déclaré Henri-Max Ngong NZué, dans un entretien au journal gabonais l'Union.

Perenco est le premier producteur de pétrole au Gabon, avait indiqué fin 2016 le ministère des Hydrocarbures.

"L'engagement du groupe Total au Gabon a été réaffirmé à plusieurs reprises, d'abord lors de l'audience accordée en marge de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (ndr: le 5 février) par le président de la République (Ali Bongo Ondimba) au PDG du groupe M. Pouyanné", a-t-il rappelé.

Le géant pétrolier français avait annoncé le 27 févier la cession pour environ 350 millions de dollars à Perenco de près d'un quart de ses capacités de production (13.000 barils sur 58.000 barils en quote-part du groupe) au Gabon.

Attentat au Mali : des dizaines de morts et de nombreux blessés

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 37 morts selon l'ONU et de nombreux blessés ce matin dans un camp militaire de Gao, dans le nord du Mali. Le camp abrite des troupes gouvernementales ainsi que les membres de divers groupes armés, qui effectuent ensemble des patrouilles mixtes dans la ville, en vertu d'un accord de paix soutenu par les Nations unies.
 
Selon un journaliste de l'agence Reuters, arrivé dans le camp peu après l'explosion, des dizaines de corps étaient étendus par terre. Des ambulances ont été envoyées sur place et des hélicoptères survolaient le site.
Les islamistes ne contrôlent plus le nord du Mali depuis l'intervention militaire française de janvier 2013. Mais des activistes islamistes continuent d'opérer dans la région et l'insécurité est aggravée par les tensions entre groupes rebelles locaux et milices pro-gouvernementales.
 
Dans un rapport publié mercredi, l'organisation Human Rights Watch dénonce une recrudescence des abus commis par les groupes islamistes et du banditisme dans la région. "Le climat relatif aux droits humains est devenu de plus en plus précaire en 2016 en raison des exécutions et intimidations des groupes islamistes armés, d'affrontements intercommunautaires sanglants et d'une flambée des crimes violents", souligne Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. "L'incapacité du gouvernement à reprendre le contrôle de la situation et à limiter les abus des forces de sécurité n'a fait que détériorer encore un peu plus la situation."

RDC: les autorités congolaise alertent sur une imminente attaque du M23 en provenance de l'Ouganda.

Un mouvement suspect des rebelles du M23 est signalé ce dimanche 15 janvier 2017 de l'Ouganda vers la république démocratique du Congo. La nouvelle est confirmée par des sources gouvernementales dont le ministre de la communication.

Les autorités congolaises préviennent ce dimanche 15 janvier 2016 contre une eventuelle attaque des rebelles du M23 "A partir de l'Ouganda les ex M23 sont en direction de la RDC avec armes et munitions pour attaques généralisées" a alerté par un tweet dans la matinée ce dimanche Julien Paluku gouverneur de la province du Nord Kivu, la potentielle cible de cette rébellion. L'information a été confirmée un peu plus tard dans la journée par le porte parole du gouvernement congolais le ministre Lambert Mende.La rébellion du M23 était défaite en 2013 par les FARDC( Armée nationale) après plus d'une année d'activisme dans la province du Nord Kivu. Soupçonnée d'être soutenue par l'extérieur dont le Rwanda et l'Ouganda la rébellion du M23 avait occupé des grandes agglomérations de la province du Nord Kivu dont la ville de Goma. Elle s'est transformée officiellement en parti politique.

Ses membres ont, en général, bénéficié d'une amnistie après un dialogue à Kampala( Ouganda) avec le gouvernement congolais. Beaucoup étaient jusque-là internés dans des camps de réfugiés en Ouganda et au Rwanda.