Kenya : le Parlement prend une pause de trois semaines à la demande de l'opposition

L'impasse sur l'attribution des postes de direction a forcé le Parlement kényan à une suspension imprévue de trois semaines, ont déclaré mercredi des législateurs. Trois mois seulement après avoir prêté serment, le 12e parlement n'a toujours pas réussi à se mettre d'accord, en raison du manque de formation des commissions parlementaires, chargés de la gestion des affaires courantes. La coalition de la Super Alliance nationale a écrit aux orateurs de l'assemblée nationale et du sénat pour demander un sursis dans le but de négocier la distribution des postes de dirigeants parlementaires.

RDC: la CENI fixe l'élection présidentielle au mois de décembre 2018

L'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a été fixée à la date du 23 décembre 2018, par la commission électorale nationale indépendante (CENI), selon le calendrier publié à Kinshasa. Selon le président de la CENI, Corneille Nangaa, qui a fait cette annonce lors de la publication du calendrier général des élections ce dimanche à Kinshasa, l'élection présidentielle va se dérouler ensemble avec les législatives et provinciales en décembre 2018.
 
Selon M. Nangaa, ce calendrier est basé sur le principe de la rationalisation du système électoral pour réduire le coût excessif des élections. Le président de la CENI a ajouté que ce calendrier est publié conformément à l'accord du 31 décembre 2016 entre différents acteurs politiques du pays. Le nouveau président élu va prêter serment le 13 janvier 2019. Les membres de l'opposition qui accusent le président Joseph Kabila d'être à la base du blocage de la tenue des élections en RDC, ont déjà rejeté ce nouveau calendrier.

Les réformes du franc CFA selon Rachida Dati, eurodéputée

Le franc CFA a-t-il toujours sa place sur le continent, dans sa forme actuelle ? Le débat est loin de s'être estompé avec la nouvelle vague d'afro-optimisme qui souffle sur le continent. Dans les colonnes de La Tribune Afrique à qui elle accordait un entretien, la députée européenne Rachida Dati – élu au Parlement européen sous la bannière du Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens) a apporté sa part de réflexion sur le maintien ou non du franc CFA en Afrique.
 
De "réels changements", c'est bien cela que propose l'eurodéputée pour aboutir à un consensus autour du franc CFA. Pour Rachida Dati, en effet, ces réformes s'articulent autour de deux points fondamentaux qui devraient permettre d'en finir avec "le débat idéologique" que suscite cette monnaie commune à plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale. Mais également, en faire une monnaie autonome pour ces pays.
 
"Tout d'abord, l'impression du Franc CFA doit quitter la France et cette monnaie changer de nom afin de clore ce débat idéologique qui nuit aussi bien à l'Afrique qu'à la France", explique-t-elle à La Tribune Afrique. Autre piste de réforme, il faudrait également penser à la fin de la parité fixe du franc CFA avec l'euro, a-t-elle ajouté. Des ébauches de solutions certes "nécessaires", mais qui devraient être menées en douceur pour "éviter toute perte de stabilité", conclut-elle sur la question.

Somalie : les chefs de la police et du renseignement limogés

Les chefs de la police et du renseignement somaliens ont été limogés à la suite d'un deuxième attentat terroriste à Mogadiscio qui a fait 23 morts deux semaines après qu'un attentat à la bombe eut tué plus de 300 personnes. Le ministre de l'Information, Abdirahman Osman Yarisow, a confirmé le limogeage du chef de l'Agence nationale de renseignement, Abdullahi Mohamed Ali "Sanbalolshe", et du chef de la police, Abdihakim Dahir Said. "Le cabinet a décidé de renvoyer le chef du renseignement et le commandant de la police aujourd'hui", a déclaré le ministre de l'Information.
 
Le limogeage intervient à peine quelques heures après que les forces de sécurité se sont battues samedi soir pour mettre fin à un siège de l'hôtel Nasa Hablod II à Mogadiscio après que le groupe terroriste Al-Shabaab eut fait exploser une bombe et envahi l'hôtel. L'attaque a eu lieu deux semaines après l'attentat du 14 octobre décrit comme le plus meurtrier de l'histoire du pays, qui a fait plus de 350 morts.

L'OMS annule la nomination du président Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir annulé dimanche la nomination du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS, tentant de mettre fin à la polémique. "Au cours des derniers jours, j'ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS (...) en Afrique. En conséquence, j'ai décidé d'annuler cette nomination", a écrit dans un communiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères.

L'Union Européenne prolonge d'une année les sanctions contre le Burundi

Le Conseil a renouvelé jusqu'au 31 octobre 2018 les mesures restrictives prises contre le Burundi. Ces mesures consistent en une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'Union européenne et en un gel des avoirs qui concernent quatre personnes dont les activités ont été considérées comme compromettant la gouvernance démocratique ou faisant obstacle à la recherche d'une solution politique pacifique au Burundi.
 
Il s'agit notamment d'actes de violence, de répression ou d'incitation à la violence, ainsi que d'actes constituant des atteintes graves aux droits de l'homme.L'UE demeure gravement préoccupée par les informations faisant état d'exécutions extrajudiciaires, d'arrestations et de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants et de violences sexistes, y compris sexuelles, qui auraient été commis au Burundi depuis avril 2015.
 
L'UE n'a cessé d'appeler toutes les parties à s'abstenir de tout acte de violence, à condamner ces actes et à mettre fin à l'impunité des auteurs de ces faits. Une solution politique durable passe impérativement par le respect d'un État de droit fondé sur des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.Le Conseil a estimé que l'absence d'évolution de la situation au Burundi justifiait le renouvellement des sanctions pour un an.
 
Communiqué de L'Union Européenne