RDC: la Voix des Sans Voix dénonce l’enlèvement de plus de 100 personnes par des militaires

La Voix des Sans Voix dénonce l'enlèvement d'une centaine de personnes dans la nuit de mercredi à jeudi 17 novembre sur l'avenue Croix rouge dans la commune de Kinshasa et au quartier Mitendi dans la commune de Mont Ngafula. Selon cette ONG des droits de l'homme, ces enlèvements sont perpétrés par des militaires, dont ceux de la Garde républicaine.
 
«Plus de cent personnes – des élèves, des militants et proches du parti politique proche de l'opposition Front de libération nationale du Congo - ont été enlevées par des militaires, dont ceux de la Garde républicaine lourdement armés», a témoigné Rostin Mankenta, président de la VSV.
 
Il dénonce cette situation et appelle le chef de l'Etat à garantir la sécurité de la population.
Sur l'avenue Croix rouge, trente-deux hommes habitant dans trois parcelles différentes ont été extirpés de leurs maisons et emmenés de force vers une destination inconnue.
 
Quatre de ces personnes enlevées (fils d'un député national) ont été relâchées jeudi avant-midi. Elles disent avoir été détenues, avec toutes les autres, au camp Tshatshi.
 
Parmi les personnes emmenées de force, on compte aussi bien des Congolais que des ressortissant de l'Afrique de l'ouest.

A Marrakech, l'Afrique veut parler d'une seule voix face au réchauffement

Parler d'une seule voix pour exiger la justice climatique: à l'initiative du Maroc, un sommet africain s'est réuni mercredi à Marrakech, en marge de la COP22, pour harmoniser la position de l'Afrique face au réchauffement qui la frappe en premier lieu.
 
Il importe que le continent africain s'exprime d'une seule voix, qu'il exige justice climatique et mobilisation des moyens nécessaires, qu'il émette des propositions concertées, avec des objectifs communs et des projets régionaux et transnationaux structurants, a souligné en ouverture du sommet le roi Mohammed VI.
 
Alors que la 22e conférence sur le climat bat son plein, ce sommet voulu par Rabat a accueilli une quarantaine de dirigeants du continent, dont une vingtaine de chefs d'Etat, ainsi que le président français François Hollande et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
 
Plusieurs présidents ont pris la parole, dont le Sénégalais Macky Sall, qui a rappelé l'attente des pays sub-sahariens après les promesses des pays avancés de financer la lutte contre le réchauffement à hauteur de cent milliards de dollars d'ici à 2020.

Centrafrique: deux leaders de la société civile en liberté provisoire après une semaine de détention

Le parquet de Bangui a finalement mis en liberté provisoire lundi 14 novembre, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, deux leaders du Groupe de Travail de la Société Civile ( GTSC ) arrêtés le 8 novembre dernier.
 
Il leur était reproché les infractions d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État, troubles à l'ordre public, violences et destructions de biens d'autrui. Des infractions en lien avec la journée ville morte du 24 octobre qui a fait officiellement 6 morts et 14 blessés.

Du commissariat du port de Bangui où ils ont été auditionnés, les deux leaders du GTSC ont été transférés à la prison du Camp De Roux d'où ils ont été libérés.
 
Cependant, cette liberté provisoire est assortie de conditions comme par exemple le droit de ne pas s'exprimer publiquement.

RDC: démission du premier ministre Matata Ponyo dans le cadre d'un accord politique

Le premier ministre congolais Matata Ponyo a remis lundi 14 novembre au président Kabila sa démission et de son gouvernement.

« C'est pour répondre à l'esprit et à la lettre de l'accord global », a-t-il déclaré à la sortie de son entretien avec Joseph Kabila, faisant allusion à l'accord politique signé à l'issue du dialogue.

Cet accord prévoit notamment la nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

Ancien ministre des Finances, Matata Ponyo a été nommé premier ministre en avril 2012.
 

Tchad: la première femme maire de N’Djaména installée dans ses fonctions

La nouvelle maire de N'Djaména, Djimet Ibet Mariam, a été installée dans ses fonctions au cours d'une cérémonie présidée lundi par le gouverneur de la capitale tchadienne, Dago Yacouba, qui avait à ses côtés les membres du conseil communal et plusieurs autres personnalités.

« Permettez-moi de prendre ici l'engagement, en tant que Chef de l'Exécutif Municipal, d'aider, avec bien entendu la contribution de chacune et chacun de vous, à la réussite des légitimes ambitions du Chef de l'Etat de rendre belle notre ville », a notamment dit l'édile avant de prendre possession de ses nouvelles charges.

Elle a insisté sur le fait qu'elle avait pleinement conscience de la grandeur de défis qui l'attend.

En installant la nouvelle maire dans ses fonctions, le gouverneur de N'Djaména a invité le conseil communal à faire preuve d'esprit de solidarité.

L'actuel conseil communal de la ville de N'Djaména a été élu lors des élections locales organisées en 2012.

Première femme élue maire de la capitale, Djimet Ibet Mariam, est également la quatrième femme issue des premières élections locales au Tchad.

Migrants : Amnesty dénonce des cas de torture par des policiers italiens

Des policiers italiens ont eu recours à des pratiques « assimilables à de la torture » pour obtenir les empreintes digitales de migrants, affirme jeudi 3 novembre Amnesty International dans un rapport. L'organisation de défense des droits de l'homme rend l'Union européenne en partie responsable de cette situation :
 
« Les pressions de l'Union européenne sur l'Italie, pour qu'elle se montre " dure" envers les migrants et les réfugiés, ont conduit à des expulsions illégales et à de mauvais traitements qui, dans certains cas, sont assimilables à de la torture. »
 
La politique des « hotspots », centres d'enregistrement décidés par l'UE pour faciliter l'identification des migrants à leur arrivée sur le sol européen, a poussé l'Italie à agir au-delà de la légalité et conduit à des « abus choquants » de la part de certains policiers, explique Matteo de Bellis, coordinateur de ce rapport.
 
Nombre de migrants refusent d'être identifiés à leur arrivée sur le sol italien afin de pouvoir s'installer ou déposer une demande d'asile dans le pays européen de leur choix.
 
Sur les vingt-quatre témoignages de mauvais traitements recueillis par Amnesty sur un total de 170 entretiens, quinze font état de coups donnés, y compris avec des matraques électriques, comme l'a raconté un Soudanais de 16 ans :