Espagne: un désespéré lance sa voiture sur le siège du parti au pouvoir

Un entrepreneur ruiné a été arrêté vendredi matin à Madrid après avoir foncé dans le siège du parti conservateur au pouvoir en Espagne à bord d'une voiture chargée de deux bonbonnes de gaz qui n'ont pas explosé, a annoncé la police.

A 7H00, un homme a écrasé sa voiture contre la façade du siège du Parti populaire à Madrid, rue Genova. Il y avait à bord deux bonbonnes de butane et un engin explosif qui n'ont pas explosé, a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police de Madrid. Personne n'a été blessé, a-t-elle ajouté.

L'homme était un chef d'entreprise qui avait tout perdu, a-t-elle précisé.

Rapprochement historique entre Washington et La Havane

Les Etats-Unis et Cuba ont engagé mercredi un rapprochement spectaculaire après des décennies de tensions héritées de la Guerre froide. Les deux pays ont promis le rétablissement de leurs relations diplomatiques et une plus grande coopération économique.

"Todos somos americanos" (Nous sommes tous américains), a lancé Barack Obama lors d'une allocution qui devrait marquer son passage à la Maison Blanche. "Il y a une histoire compliquée entre les Etats-Unis et Cuba (...), mais l'heure est venue d'entamer un nouveau chapitre", a-t-il ajouté, constatant l'échec d'un demi-siècle d'isolement du régime communiste.

Au même moment, à La Havane, son homologue cubain Raul Castro, confirmait cette percée historique, tout en soulignant que la question de l'embargo économique, imposé à Cuba par John F. Kennedy en 1962, n'était pas résolue.

Miss Afrique du Sud couronnée Miss Monde 2014

Miss Afrique du Sud, Rolene Strauss, 22 ans, a été désignée dimanche à Londres Miss Monde 2014 parmi 121 jeunes femmes du monde entier, un concours endeuillé par le meurtre, le mois dernier, de Miss Honduras.

Etudiante en médecine, Rolene Strauss, une jeune femme brune de 1,77 mètres aux yeux effilés, passionnée de sport et de musique, était la favorite des bookmakers britanniques. Elle succède à la Philippine Megan Young.

"Afrique du Sud, c'est pour toi!", a dit la nouvelle reine de beauté depuis un auditorium de l'Excel London, un centre de conférence situé sur les bords de la Tamise, où était organisée la compétition.

Miss Hongrie, Edina Kulcsar, et Miss Etats-Unis, Elizabeth Safrit, se classent respectivement deuxième et troisième.

La nouvelle Miss Monde devrait se rendre prochainement au Honduras pour la construction d'une école qui portera le nom de Miss Honduras, Maria José Alvarado, et de sa soeur, Sofia Trinidad Alvarado.

Les deux jeunes femmes ont été tuées par balles et leurs corps retrouvés à demi-enterrés sur les berges d'une rivière, le jour-même où Maria devait partir à Londres pour participer au concours Miss Monde.

Nigeria : l’opposition désigne Muhammadu Buhari pour la présidetielle de 2015

M. Buhari, 71 ans, a en fait remporté les élections primaires du Congrès progressiste (APC) avec 3.430 voix, loin devant l'ancien vice-président Atiku Abubakar, 68 ans, donné comme l'autre favori parmi les cinq prétendants, et qui n'a obtenu que 954 voix.

Sept mille deux cent quatorze délégués du parti ont pris part au vote des primaires qui s'est achevé aux premières heures de jeudi.

M. Buhari est un ancien général. Il sera opposé au président, sortant, Goodluck Jonathan qui a, lui, été confirmé à Abudja par son parti, le Parti démocratique populaire (PDP).

M. Buhari se présentera ainsi pour la quatrième fois comme candidature à la présidentielle. Il était déjà le principal rival de M. Jonathan en 2011.


Serge Lazarevic, dernier otage français, a été libéré

Serge Lazarevic, le dernier Français retenu en otage dans le monde, a été libéré après trois ans de captivité entre les mains d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a annoncé mardi François Hollande.

"Serge Lazarevic, notre dernier otage, est libre", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Paris.

François Hollande a précisé avoir été informé de cette "heureuse nouvelle" par le président nigérien, Mahamadou Issoufou.

"La France ne compte plus d'otage dans aucun pays du monde et elle ne doit plus en avoir, ce qui suppose une grande vigilance, ce qui suppose également une grande protection de nos intérêts et je fais appel à toutes les entreprises, à toutes les administrations pour qu'il en soit ainsi et éviter ces drames", a-t-il dit.

Serge Lazarevic, qui va rejoindre Niamey puis la France, est en relativement bonne santé en dépit des conditions très éprouvantes de sa longue captivité et il sera rapidement rapatrié en France, a précisé l'Elysée dans un communiqué.

"Je vous remercie de comprendre qu'il y a eu des discussions pendant de longs mois et ce sont les autorités du Niger, avec celles du Mali, qui nous ont permis d'obtenir cette libération ", a souligné François Hollande. "Aujourd'hui, c'est la joie (...) la fille de Serge Lazarevic pourra le rejoindre à Niamey dans les meilleurs délais."

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'était déclaré fin novembre optimiste sur une libération prochaine de l'otage français.

Serge Lazarevic, 50 ans, qui possède la double nationalité française et serbe, était apparu dans une vidéo mise en ligne sur un site internet lié à Aqmi où il appelait François Hollande à "tout faire pour sa libération".

Il a été enlevé au Mali le 24 novembre 2011 avec un autre Français, Philippe Verdon. Leur enlèvement a été revendiqué par Aqmi qui a annoncé en mars 2013 que Philippe Verdon avait été exécuté en représailles à l'intervention militaire française au Mali.

"Cette libération a été le résultat d'efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali", a déclaré la présidence de la République du Niger dans un communiqué.

"Le Niger répondra toujours présent à chaque fois qu'il sera sollicité pour contribuer à la défense de la liberté et de la dignité humaine", a-t-elle ajouté.

De nombreux responsables politiques français ont exprimé leur soulagement.

"Un long calvaire s'achève, une vie reprend. Immense soulagement pour Serge Lazarevic", a déclaré le Premier ministre, Manuel Valls, sur son compte Twitter.

"C'est avec un grand soulagement que j'apprends la libération du dernier otage français Serge Lazarevic, libéré après trois ans de détention", a dit le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Tunisie: second tour de la présidentielle le 21 décembre

La campagne officielle débute mardi en Tunisie pour le second tour de l'élection présidentielle qui opposera le 21 décembre le président sortant Moncef Marzouki au chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi.

La date du second tour a été annoncée lundi par Chafik Sarsar, le président de l'instance chargée d'organiser le scrutin (Isie), après l'approbation des résultats définitifs du premier tour.

MM. Caïd Essebsi et Marzouki ont respectivement obtenu 39,46% et 33,43% des voix le 23 novembre.

Ce premier tour a été salué comme "crédible, pluraliste et transparent" par la mission d'observation électorale de l'Union européenne.

La campagne électorale du second tour se terminera le 19 décembre à minuit, a précisé M. Sarsar, qui a appelé les candidats et les médias "à respecter les principes de la campagne électorale" au vu de "l'importance de ce moment historique".

Les Tunisiens résidant à l'étranger voteront les 19, 20 et 21 décembre.

Les deux candidats, qui ne cachent leur animosité l'un pour l'autre, ainsi que leurs partisans n'ont pas attendu le début officiel de la campagne pour échanger des accusations, laissant présager une période pré-électorale tendue dans un pays encore fragile, près de quatre ans après la révolution qui a renversé la dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

M. Caïd Essebsi, 88 ans, dont le parti a remporté les législatives du 26 octobre, dit vouloir rétablir le "prestige" de l'Etat après quatre années mouvementées, marquées par l'essor d'une mouvance jihadiste armée. Il présente M. Marzouki comme le candidat des "islamistes" et même des "salafistes jihadistes".

M. Marzouki, un militant des droits de l'Homme séculier longtemps exilé en France, estime avoir empêché le chaos par son alliance avec les islamistes d'Ennahda et accuse son adversaire d'être un représentant de l'ancien régime qui "n'a rien à voir avec la démocratie".

C'est la première fois que les Tunisiens élisent librement leur chef de l'Etat.

De son indépendance en 1956 jusqu'à la révolution de 2011, la Tunisie n'a en effet jamais connu de scrutin présidentiel libre, les précédents présidents, Habib Bourguiba et Ben Ali, ayant usé du plébiscite ou de falsifications pour se faire réélire avec des scores dépassant les 90%.

M. Marzouki avait été élu fin 2011 par l'Assemblée nationale constituante à la faveur d'un accord de coalition avec les islamistes d'Ennahda, alors majoritaires.

Ce parti, deuxième force politique du pays à l'issue des législatives, n'a soutenu aucun candidat au premier tour de la présidentielle et a indiqué qu'il comptait pour l'instant conserver cette position pour le second tour.

Afin d'éviter un retour à la dictature, la nouvelle Constitution donne des prérogatives assez limitées au président, élu pour cinq ans, mais l'élection au suffrage universel lui confère un poids politique important. L'essentiel du pouvoir exécutif dépend cependant du futur Premier ministre, issu de la majorité parlementaire.