Attentat au Mali : des dizaines de morts et de nombreux blessés

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 37 morts selon l'ONU et de nombreux blessés ce matin dans un camp militaire de Gao, dans le nord du Mali. Le camp abrite des troupes gouvernementales ainsi que les membres de divers groupes armés, qui effectuent ensemble des patrouilles mixtes dans la ville, en vertu d'un accord de paix soutenu par les Nations unies.
 
Selon un journaliste de l'agence Reuters, arrivé dans le camp peu après l'explosion, des dizaines de corps étaient étendus par terre. Des ambulances ont été envoyées sur place et des hélicoptères survolaient le site.
Les islamistes ne contrôlent plus le nord du Mali depuis l'intervention militaire française de janvier 2013. Mais des activistes islamistes continuent d'opérer dans la région et l'insécurité est aggravée par les tensions entre groupes rebelles locaux et milices pro-gouvernementales.
 
Dans un rapport publié mercredi, l'organisation Human Rights Watch dénonce une recrudescence des abus commis par les groupes islamistes et du banditisme dans la région. "Le climat relatif aux droits humains est devenu de plus en plus précaire en 2016 en raison des exécutions et intimidations des groupes islamistes armés, d'affrontements intercommunautaires sanglants et d'une flambée des crimes violents", souligne Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. "L'incapacité du gouvernement à reprendre le contrôle de la situation et à limiter les abus des forces de sécurité n'a fait que détériorer encore un peu plus la situation."

RDC: les autorités congolaise alertent sur une imminente attaque du M23 en provenance de l'Ouganda.

Un mouvement suspect des rebelles du M23 est signalé ce dimanche 15 janvier 2017 de l'Ouganda vers la république démocratique du Congo. La nouvelle est confirmée par des sources gouvernementales dont le ministre de la communication.

Les autorités congolaises préviennent ce dimanche 15 janvier 2016 contre une eventuelle attaque des rebelles du M23 "A partir de l'Ouganda les ex M23 sont en direction de la RDC avec armes et munitions pour attaques généralisées" a alerté par un tweet dans la matinée ce dimanche Julien Paluku gouverneur de la province du Nord Kivu, la potentielle cible de cette rébellion. L'information a été confirmée un peu plus tard dans la journée par le porte parole du gouvernement congolais le ministre Lambert Mende.La rébellion du M23 était défaite en 2013 par les FARDC( Armée nationale) après plus d'une année d'activisme dans la province du Nord Kivu. Soupçonnée d'être soutenue par l'extérieur dont le Rwanda et l'Ouganda la rébellion du M23 avait occupé des grandes agglomérations de la province du Nord Kivu dont la ville de Goma. Elle s'est transformée officiellement en parti politique.

Ses membres ont, en général, bénéficié d'une amnistie après un dialogue à Kampala( Ouganda) avec le gouvernement congolais. Beaucoup étaient jusque-là internés dans des camps de réfugiés en Ouganda et au Rwanda.

Côte d’Ivoire: Gon Couliblay, ex-sg de la Présidence, nouveau premier ministre

L'ancien Secrétaire Général de la Présidence, Amoudou Gon Coulibaly est le nouveau Premier Ministre ivoirien. Il a été nommé dans la soirée du mardi 10 Janvier pour succéder à Daniel Kablan Duncan qui, lui, a été promu quelques heures plutôt, au poste de vice-présidence de la République.
 
Dans un communiqué de la Présidence de la République donnant l'information de sa nomination, la directrice de la Communication, Maséré Touré-Koné, le nouveau chef du gouvernement est invité à ''proposer'' au chef de l'Etat son équipe dans les ''meilleurs délais''.
 
Entré au gouvernement depuis 2003 sous le mandat de Laurent Gbagbo, après la rébellion de septembre 2002, cet ingénieur-économiste, diplôme de l'école des travaux publics de Paris, Amoudou Gon Coulibaly, 58 ans, un fidèle du chef de l'Etat depuis son avènement à la primature de 1990 à 1993. Il a été son conseiller, chargé de la coordination et du suivi de programmes et projets à cette période auprès de l'institution dont il est aujourd'hui le patron.

Côte d'Ivoire: démission du premier ministre et du gouvernement

Le président ivoirien Alassane Ouattara a accepté lundi la démission du Premier ministre Daniel Kablan Duncan et de son gouvernement près d'un mois après les législatives remportées par la coalition au pouvoir.

Cette démission était attendue et n'a pas de rapport avec la mutinerie de soldats réclamant une amélioration de leur condition qui a secoué la Côte d'Ivoire ce weekend.

En attendant la nomination d'un nouveau Premier ministre et la mise en place d'un gouvernement, le Premier ministre et les membres du gouvernement sortants sont chargés d'expédier les affaires courantes, a indiqué la présidence dans un communiqué.

M. Duncan, élu député pour la première fois dans la circonscription de Grand-Bassam (sud) aux législatives du 18 décembre, a souligné l'incompatibilité d'être membre du gouvernement et être présent à l'Assemblée nationale pour expliquer sa démission et celle de son gouvernement qui avait été formé le 12 janvier 2016.

Sénégal : L’ex-président tchadien Hissène Habré jugé en appel à Dakar, ce lundiSource : beninmondeinfos.com

La salle 4 du palais de justice de Dakar abrite le procès d'un client particulier, ce lundi 09 janvier 2017. C'est celui de l'ex-président tchadien Hissène Habré, déjà condamné à la prison à perpétuité pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, tortures et viols, exactions commises par son régime (1982-1990). Devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), juridiction spéciale créée en vertu d'un accord entre l'Union africaine (UA) et le Sénégal ce lundi, il ne sera question de l'ultime étape d'un procès qui s'est ouvert depuis plus d'un an et demi. Il s'agira uniquement de droit et de procédures. Selon Me Mbaye, avocat commis d'office, les audiences de ce lundi se justifient par des vices de forme, des violations de la loi et (des droits) de la défense, des erreurs de procédure lors du procès en première instance, ayant abouti à la condamnation à perpétuité. Il faut rappeler que Hissène Habré a ensuite été condamné en juillet dernier à payer jusqu'à 20 millions de francs CFA (plus de 30.000 euros) par victime.

Les débats devraient durer plusieurs jours et la décision finale étant attendue le 30 avril au plus tard, date de la fin du mandat des juges d'appel. Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous Hissène Habré à quelque 40.000 morts.

RDC: une quarantaine de personnes tuées en 3 jours dans le centre du pays

Le bilan des affrontements entre forces de l'ordre et miliciens du chef Kamuina Nsapu est passé de 19 personnes tuées le lundi à une quarantaine ce mercredi 4 Novembre 2016.
 
Le village de Tshimbulu à environ 120 kilomètres de la ville de Kananga chef lieu de la province de Kasaï central est sous le contrôle des miliciens du chef Kamuina Nsapu depuis ce mercredi 4 janvier dans la matinée selon Martin Kandolo journaliste d'une chaine locale à Tshimbulu contacté par AfriqueActualite.
 
"Les miliciens ont commencé par attaquer le village Bunkonde dans le même territoire de Dibaya ( province de Kasaï central) le lundi avant de faire un assaut sans succès sur Tshimbulu le mardi. C'est finalement mercredi qu'ils ont parvenu à pénétrer dans le village après avoir tué un policier" témoigne -t il.
 
"La situation est sous contrôle des miliciens et toute la ville sous une psychose parce qu'on ne voit aucun policier dans toute la cité et certains habitant vident déjà les lieux" renchérit -il. Contacté, monsieur Mutuila l'administrateur de Dibaya( entité administrative à laquelle appartiennent les villages victimes de ces atrocités) dit ne pas être prêt à se prononcer quant à la question.
 
Les miliciens du chef Kamuina Nsapu sèment la terreur dans la région de kasaï au centre du pays depuis plusieurs mois. L'activisme de la milice qui affirme revendiquer les droits des peuples autochtones persiste toujours malgré la mort de son chef en août 2016 au cours des affrontements avec les forces de sécurité congolaises.