Côte d'Ivoire: démission du premier ministre et du gouvernement

Le président ivoirien Alassane Ouattara a accepté lundi la démission du Premier ministre Daniel Kablan Duncan et de son gouvernement près d'un mois après les législatives remportées par la coalition au pouvoir.

Cette démission était attendue et n'a pas de rapport avec la mutinerie de soldats réclamant une amélioration de leur condition qui a secoué la Côte d'Ivoire ce weekend.

En attendant la nomination d'un nouveau Premier ministre et la mise en place d'un gouvernement, le Premier ministre et les membres du gouvernement sortants sont chargés d'expédier les affaires courantes, a indiqué la présidence dans un communiqué.

M. Duncan, élu député pour la première fois dans la circonscription de Grand-Bassam (sud) aux législatives du 18 décembre, a souligné l'incompatibilité d'être membre du gouvernement et être présent à l'Assemblée nationale pour expliquer sa démission et celle de son gouvernement qui avait été formé le 12 janvier 2016.

Sénégal : L’ex-président tchadien Hissène Habré jugé en appel à Dakar, ce lundiSource : beninmondeinfos.com

La salle 4 du palais de justice de Dakar abrite le procès d'un client particulier, ce lundi 09 janvier 2017. C'est celui de l'ex-président tchadien Hissène Habré, déjà condamné à la prison à perpétuité pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, tortures et viols, exactions commises par son régime (1982-1990). Devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), juridiction spéciale créée en vertu d'un accord entre l'Union africaine (UA) et le Sénégal ce lundi, il ne sera question de l'ultime étape d'un procès qui s'est ouvert depuis plus d'un an et demi. Il s'agira uniquement de droit et de procédures. Selon Me Mbaye, avocat commis d'office, les audiences de ce lundi se justifient par des vices de forme, des violations de la loi et (des droits) de la défense, des erreurs de procédure lors du procès en première instance, ayant abouti à la condamnation à perpétuité. Il faut rappeler que Hissène Habré a ensuite été condamné en juillet dernier à payer jusqu'à 20 millions de francs CFA (plus de 30.000 euros) par victime.

Les débats devraient durer plusieurs jours et la décision finale étant attendue le 30 avril au plus tard, date de la fin du mandat des juges d'appel. Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous Hissène Habré à quelque 40.000 morts.

RDC: une quarantaine de personnes tuées en 3 jours dans le centre du pays

Le bilan des affrontements entre forces de l'ordre et miliciens du chef Kamuina Nsapu est passé de 19 personnes tuées le lundi à une quarantaine ce mercredi 4 Novembre 2016.
 
Le village de Tshimbulu à environ 120 kilomètres de la ville de Kananga chef lieu de la province de Kasaï central est sous le contrôle des miliciens du chef Kamuina Nsapu depuis ce mercredi 4 janvier dans la matinée selon Martin Kandolo journaliste d'une chaine locale à Tshimbulu contacté par AfriqueActualite.
 
"Les miliciens ont commencé par attaquer le village Bunkonde dans le même territoire de Dibaya ( province de Kasaï central) le lundi avant de faire un assaut sans succès sur Tshimbulu le mardi. C'est finalement mercredi qu'ils ont parvenu à pénétrer dans le village après avoir tué un policier" témoigne -t il.
 
"La situation est sous contrôle des miliciens et toute la ville sous une psychose parce qu'on ne voit aucun policier dans toute la cité et certains habitant vident déjà les lieux" renchérit -il. Contacté, monsieur Mutuila l'administrateur de Dibaya( entité administrative à laquelle appartiennent les villages victimes de ces atrocités) dit ne pas être prêt à se prononcer quant à la question.
 
Les miliciens du chef Kamuina Nsapu sèment la terreur dans la région de kasaï au centre du pays depuis plusieurs mois. L'activisme de la milice qui affirme revendiquer les droits des peuples autochtones persiste toujours malgré la mort de son chef en août 2016 au cours des affrontements avec les forces de sécurité congolaises.

Un millier de migrants tentent d'entrer dans l'enclave de Ceuta

Environ 1100 migrants venus d'Afrique subsaharienne ont tenté dimanche de pénétrer dans l'enclave espagnole de Ceuta, au Maroc, ont annoncé les autorités espagnoles. La plupart d'entre eux ont été repoussés après avoir pris d'assaut une clôture.

Plusieurs dizaines de personnes sont parvenues à atteindre le sommet de cette barrière de six mètres de haut avant d'être repoussées par des grues, selon des images de la chaîne de télévision locale Faro TV. Deux personnes seulement ont été autorisées à entrer à Ceuta pour y être hospitalisées.

Les autres ont été renvoyées au Maroc, a précisé le gouvernement espagnol dans un communiqué. Les migrants ont utilisé des pierres et des barres de fer pour tenter de créer une brèche dans la clôture, puis il y a eu des affrontements avec les forces de l'ordre. Cinq policiers espagnols et 50 policiers marocains ont été blessés, ajoute le communiqué.

Législatives en Côte d’Ivoire : l’alliance autour de Ouattara enlève 167 sièges sur 254

167 sièges pour le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), 75 pour les dissidents qui se sont présentés en indépendants. 06 sièges échoient au parti Union pour la démocratie et la paix en côte d'Ivoire (UDPCI) de Albert Mabri Toikeusse, 03 pour le parti Union pour la paix en Côte d'Ivoire (UPCI) de Gnamien Konan et 3 pour le FPI (Front populaire ivoirien) de l'ancien ministre Pascal Affi N'Guessan.

Ce sont là, les résultats définitifs proclamés dans la soirée de ce mardi 20 décembre 2016, par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko. Le taux de participation du scrutin s'élevait à 34,10 % au niveau national. Sur les 6,2 millions d'Ivoiriens d'inscrits, seuls 2, 17 millions ont voté. Avec 65% des sièges de l'Assemblée nationale, la coalition au pouvoir formée par le Rassemblement des républicains (RDR, parti d'Alassane Ouattara) et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, d'Henri Konan Bédié) confirme sa place de première formation politique du pays. Elle est suivie des indépendants qui font un score de 29%.

L’UE sanctionne sept personnalités congolaises

L'Union Européenne(UE) a sanctionné ce lundi 12 décembre sept personnalités congolaises jugées responsables des violences dans leur pays.

Ces sanctions portent sur des mesures restrictives en matière de déplacements et un gel des avoirs à l'égard de sept responsables congolais « occupant des positions de responsabilité dans la chaîne de commandement des auteurs de violences ».

«Le 19 décembre, date qui marque l'échéance constitutionnelle du mandat du Président Kabila, reste lourd d'incertitudes et de risques, après les récents épisodes de répression et de violations des droits fondamentaux», note l'UE dans une déclaration.

«L'Union européenne suivra avec une attention accrue l'évolution politique cruciale que connaîtra la RDC dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, des mesures restrictives supplémentaires pourront être envisagées en cas d'obstruction du processus politique ou de nouvelles violences», indique la déclaration.