Kenya : élections générales ce mardi 08 août 2017. Les populations craignent des violences. Des voix, dont celle de Barack Obama, appellent au calme

Ce mardi, 08 août 2017, quelque 19,6 millions de Kényans sont appelés aux urnes pour élire leur président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'assemblée.

La présidentielle, elle, opposera de nouveau le président sortant Uhuru Kenyatta et le principal opposant Raila Odinga, une affiche qui avait également dominé la présidentielle de 2013.

Alors que des craintes de violences surplombent ces joutes, de nombreuses voix ont appelé les Kényans au calme. Parmi elles, celle de Barack Obama, l'ancien président américain.

RDCongo : Internet réduit à minima après les violences de ce lundi 7 août

Après les attaques survenues ce lundi 7 août à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a enjoint les sociétés fournissant internet mobile d'en réduire le débit.

Sénégal : au moins huit morts dans une bousculade au stade Demba Diop de Dakar lors de la finale de la Coupe de la Ligue

Le bilan est provisoire. Au moins 8 personnes sont mortes ce samedi soir au Stade Demba Diop de Dakar. Le stade accueillait la finale de la Coupe de la Ligue entre Ouakam et Mbour. Des échauffourées entre les supporters au niveau de la tribune découverte ont provoquée une grande bousculade, une partie de la tribune s'est alors effondrée. La situation est stabilisée, les secours sont sur place.

Syrie : Le chef de l'État islamique serait décédé

L'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a dit mardi être en possession d'"informations confirmées" faisant état de la mort d'Abou Bakr al Baghdadi, le chef du groupe état islamique.

Abou Bakr al Baghdadi serait bien mort. Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé être en possession d'"informations confirmées" faisant état du décès du chef du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Une information a prendre avec précaution. Un conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche a déclaré à Fox News que les Etats-Unis n'étaient pas en mesure de vérifier l'authenticité du rapport qui annonce la mort de Baghdadi.

De son côté, le Pentagone a indiqué n'avoir aucune information permettant de corroborer les dires de l'OSDH. Les autorités irakiennes et kurdes n'ont pas confirmé l'information non plus.

Syrie : le chef de Daech tué par une frappe aérienne russe ?

Mi-juin, une information non-confirmée émanant de l'armée russe annonçait déja la disparition du chef du Daech. Abou Abkr Al Baghdadi aurait été tué lors d'un raid russe, le 28 mai dernier, près de Raqqa en Syrie. Une réunion de chefs de guerre de l'EI était en effet visée.

Moscou cherchait depuis à vérifier la mort du chef djihadiste passé par Al Qaida avant de s'en affranchir avec Daesh. Washington disait alors ne pas être en mesure de corroborer l'information et les Occidentaux et les Irakiens se montraient prudents.

La mort de Baghdadi, qui a été annoncée à plusieurs reprises depuis qu'il a proclamé un califat en 2014, serait si elle est officialisée l'un des coups les plus durs subis par l'Etat islamique, qui recule un peu partout en Syrie et en Irak et vient de perdre la grande ville de Mossoul.

Des "informations confirmées", selon l'OSDH

"Nous disposons d'informations confirmées, venant de chefs de l'Etat islamique, dont un du premier cercle, dans les zones de campagne de Daïr-az-Zour", a déclaré à Reuters le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman. Des sources au sein de l'EI ont dit à l'OSDH que Baghdadi était bien mort, "mais elles n'ont pas précisé à quand cela remontait", a ajouté Rami Abdoulrahman.

Les sites internet et les groupes sur les réseaux sociaux affiliés à l'EI n'ont pas répercuté de nouvelles concernant la possibilité de la mort de Baghdadi.

Sa mort, s'il était officialisée, serait l'un des coups les plus durs subis par l'Etat islamique, qui recule un peu partout en Syrie, notamment à Rakka, mais aussi en Irak où il vient de perdre la grande ville de Mossoul.

Rwanda : deux candidats affronteront Paul Kagame à la présidentielle

Kalisa Mbanda, président de la NEC, a annoncé dans un communiqué la validation des candidatures de Frank Habineza, Philippe Mpayimana et Paul Kagame et le rejet de celles de trois indépendants.

Frank Habineza, transfuge du parti au pouvoir, est le président du Parti démocratique vert (PDV), petite formation d'opposition et la seule à être autorisée à être active.

Le PDV avait été l'unique parti homologué du pays à s'opposer à la réforme controversée de la Constitution, finalement adoptée en décembre 2015, permettant à Paul Kagame de se présenter pour un troisième mandat et de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.

Le 27 juin, la NEC avait déjà validée sa candidature en même temps que celle de M. Kagame mais rejeté celle des quatre candidats indépendants, estimant que leurs dossiers étaient incomplets.

Un seul a finalement été retenu: Philippe Mpayimana, 46 ans, journaliste, est un quasi-inconnu au Rwanda pays qu'il a quitté en 1994 pour la RDC en même temps que des centaines de milliers de Hutu fuyant l'avancée du Front patriotique rwandais (FPR), qui allait mettre fin au génocide des Tutsi et prendre le pouvoir. Les massacres ont fait 800.000 morts, selon l'ONU.

M. Mpayimana a vécu au Congo Brazzaville et au Cameroun avant de s'installer en France en 2003. Il est rentré d'exil en février.

Les candidatures de Gilbert Mwenedata 43 ans candidat malheureux aux législatives de 2013, de Fred Barafinda Skikubo, un inconnu, et de Diane Rwigara n'ont pas été retenues. Diane Rwigara est la fille d'un important entrepreneur rwandais, ancien financier du FPR décédé en 2015 dans des circonstances controversées. Depuis le décès de son père, Diane Rwigara a pris ses distances avec le FPR et dénonce l'absence de liberté d'expression et les "crimes" non élucidés.

Ces candidats n'avaient pas réussi à récolter le nombre requis de 600 parrainages de citoyens.

RDC : alerte sur une nouvelle guerre dans le Nord-Kivu

Le gouverneur de la province agitée du Nord-Kivu a alerté l'armée congolaise mercredi sur la multiplication d'attaques des miliciens, qu'il considère comme le prélude d'une nouvelle guerre dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Je lance une alerte particulièrement à l'état-major de l'armée pour qu'il focalise désormais ses stratégies face à ces nouvelles incursions. Une nouvelle guerre se profile à l'horizon", a déclaré à la presse à Goma le gouverneur Julien Paluku.

"Ces attaques à répétition à Beni dépassent de loin la capacité des présumés Maï-Maï", a ajouté M. Paluku, indiquant que cette situation devenait "inquiétante" parce qu'elle fait penser à l'existence "d'une autre force" qui soutiendrait ces miliciens non encore identifiés.

Lundi, le poste douanier de Kasindi à la frontière avec l'Ouganda a été attaqué par des Maï-Maï jusque-là inconnus, selon les autorités, causant la mort d'un milicien et blessant un autre qui a été capturé par l'armée, avait déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Tshikudi, un des porte-parole de l'armée congolaise dans le Nord-Kivu.