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samedi 21 juillet 2018

CotonTchad : l’entreprise publique passe sous contrôle japonais

Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche des 50% du PIB.

Le Tchad a décidé de privatiser la principale société cotonnière du pays. CotonTchad va passer sous le contrôle du groupe Olam international, détenu par le japonais Mitsubishi et un fonds souverain singapourien. Cette privatisation, encouragée par le FMI, doit permettre de faire remonter la production nationale de coton à 300.000 tonnes d’ici 2023, tombée en 2017 à 25.000 tonnes. «L’État cède 60% de son capital au groupe Olam international et 5% aux producteurs de coton à titre gratuit», ont indiqué les autorités de N’Djamena.

Relever la production

Depuis sa restructuration en 2012, la CotonTchad Société Nouvelle (SN) n’a pas réussi à sortir la filière coton de la crise, malgré un montant de subventions de plus de 173 milliards de FCFA sur cinq ans (près de 264 millions d’euros). La production nationale pour 2017-2018 sera d’à peine 25.000 tonnes. Un plan de développement quinquennal prévoit la remontée de la production du coton graine à 300.000 tonnes d’ici 2023 et le financement à 100% des campagnes agricoles par Olam sans recours aux garanties ou aux subventions de l’Etat.

Moderniser les usines

Dans cet accord, «Olam s’engage à réhabiliter toutes les usines et installations d’égrenage et à la réhabilitation de l’huilerie de Moundou», la deuxième ville du pays et capitale économique du Tchad. Le coton tchadien est cultivé essentiellement au sud du pays où sont concentrées sept usines de la société. Société de courtage présente dans plus de 60 pays, Olam a été créée en 1989 au Nigeria pour exporter des noix de cajou vers l’Inde. L’entreprise est majoritairement détenue par le japonais Mitsubishi et par Temasek, le fonds souverain de la république de Singapour.

Réduire le déficit budgétaire

«La chute des cours du pétrole en 2014, conjuguée à la détérioration de la situation sécuritaire, ont conduit le pays à une profonde récession en 2016», indique la Banque Mondiale. Comme la plupart des pays de la sous-région Afrique centrale, le Tchad possède un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour continuer à avoir accès aux crédits du FMI, N’Djamena a mis en place des mesures d’austérité, provoquant deux mois de grèves de la fonction publique. Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche dangereusement de 50% du PIB.