Des produits made in Burundi à la foire

Promouvoir la fabrication locale et conquérir de nouveaux marchés étrangers, tel est la visée de cette foire. Les producteurs parlent d’une valorisation de produits locaux.

Exposés au terrain tempête de la zone Rohero en commune urbaine de Mukaza, les différentes œuvres fabriquées localement sont étalées de part et d'autre du terrain. La foire a été officiellement lancée mardi par le deuxième vice-président de la République en compagnie de la ministre du Commerce et de l'Industrie. Elle prend fin le 9 juin. Les participants appellent les industries burundaises à approcher le Bureau Burundais de Normalisation BBN afin de faire contrôler la qualité des produits.

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Des chaussures fabriquées à partir de peaux animales, des bananes, de l'huile de tournesol, de la farine, du thé, du café... Ce sont autant de marchandises sur les différents stands. Léocadie Nyamwero est représentant de l'association Burundi Claise, fabriquant de briques à partir de l'argile estime que cette foire est d'une grande importance. Elle indique qu'elle permet de valoriser les produits du Burundi tant sur le plan national qu'international. Plus loin, je rencontre Anicet Ndayisaba qui expose de l'huile de tournesol produite en province Rutana, au sud-est du Burundi. C'est une grande opportunité qu'il ne pouvait pas rater. Son produit est le résultat d'un travail assidu de plus de 500 personnes dont 150 femmes qui travaillent dans les champs et dans l'usine. C'est de l'huile appréciée.

Le deuxième–vice-président de la République affirme que cette compétition est l'occasion de constater ce qui manque pour ainsi mettre en place de nouvelles industries. Cela redore l'image du Burundi. Avec le thème «Acheter au Burundi, bâtir le Burundi», c'est un signe éloquent que la sécurité règne sur tout le territoire national et que le Burundi ne doit pas dépendre de l'étranger infiniment.

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Un manque d'électricité criant
Ndizeye Alexis est propriétaire d'une entreprise de transformation de bananes,. Il trouve que l'électricité fait défaut avec des coupures répétitives. Inquiétude vite dissipée par le deuxième vice-président de la République. Joseph Butore annonce que d'ici deux mois, le problème de courant électrique sera résolu. Il interpelle les investisseurs étrangers à saisir différentes opportunités et à investir au Burundi. Quant à la ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme, elle estime que la foire permet à ceux qui travaillent dans la clandestinité de se conformer à la loi. « Avec la certification des produits par le BBN, cela permettra de trouver des débouchés au Burundi et ailleurs, » souligne Pélate Niyonkuru.

Accord de Cotonou
Dans son discours Joseph Butore a rappelé que malgré la suspension de l'aide directe au gouvernement burundais par l'Union Européenne, cela n'empêche pas le pays d'aller de l'avant. Les opérateurs économiques burundais doivent être soutenus et «nous devrons, au gouvernement être les premiers à acheter vos produits».