RDC: libération d'un otage francais et de trois congolais

Quatre personnes enlevées en mars dernier ont été libérées samedi par des miliciens dans la province du Maniema.

Le ministère congolais de l'Intérieur à travers un communiqué dimanche, confirme la libération de quatre otages dont trois Congolais et un Francais enlevés en mars lors d'une attaque de la mine d'or Namoya Mining dans le village de Salamabila en province de Maniema dans l'est de la République démocratique du Congo.

rdc mines namoya mining fcd3f

Jusqu'à présent aucune précision sur les conditions dans lesquelles les quatre agents de la société minière Banro corporation enlevés depuis le premier mars ont été libérés.

Suite à l'attaque survenue dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 mars attribuée à un groupe assimilé aux hommes du milicien Cheikh Assani opérationnel dans la région selon la société civile de Salamabila, cinq personnes au total avaient été emportées à savoir le Français et trois Congolais libérés samedi, ainsi qu'un Tanzanien lui aussi agent à la même société minière, et qui avait été rapidement relâché.

La France réagit

L'Élysée n'est pas resté indifférent suite à la libération de son ressortissant. Un communiqué du président français Emmanuel Macron dimanche salue cette libération. << Il félicite l'ensemble des acteurs qui ont contribué en particulier les autorites de la République démocratique du Congo pour leur mobilisation et l'efficacité de leur action, >> précise le document.

Récurrence d'attaques armées dans les mines

Banro, le groupe canadien qui exploite quatre mines d'or dans l'est de la RDC, est régulièrement la cible d'attaques de mineurs illégaux et de groupes armés. La dernière attaque intervenait à moins d'un mois d'une précédente attaque, cette fois à Twangiza Mining, une autre filiale de Banro établie à Luhwinja en territoire de Mwenga au Sud-Kivu.

Celle ci avait coûté la vie à trois policiers et un assaillant le 7 février. La nouvelle dynamique de la société civile, NDSCI, sur les médias locaux avait condamné ces incursions armées récurrentes, estimant que ces dernières traduisaient un profond malaise au sein de la communauté.

Jean Chrysostome Kijana, président national de la NDSCI, avait expliqué qu'il fallait condamner les attaques contre les sites miniers et qu'elles « ne devraient pas être prises à la légère » par la société civile et l'Etat congolais. Selon lui, ce climat d'insécurité est de nature à décourager des investisseurs privés en RDC, et l'Etat doit prendre des dispositions et sécuriser l'espace et les populations.