Burundi : le café présidentiel de Kayanza

Le café de Kayanza remporte le prix du meilleur café, lors d'une
compétition qui prône l'excellence du café burundais.

C'est ce café de la station de lavage de Kibingo en province Kayanza au nord du Burundi, qui vient en tête à l'issue d'une compétition d'une semaine qui se tenait en province Ngozi au nord du pays avec 90 % de qualité. La seconde place est occupée par le café de la station de lavage de Nzove en province Ngozi.
 
Burundi Café Fotor ac5d2

Les deux premiers lots choisis par des dégustateurs de café venus de 14 pays appartiennent tous à la société Grinco opérant dans le domaine caféicole dans ces provinces du nord, notamment dans les communes de Kayanza et Mwumba. De plus, les dix premiers sont également de la même société. Les experts ont également pu retenir 23 lots qui seront vendus à prix intéressant.
 
Une odeur de pomme de terre

Chery Jones juge en chef de l'équipe de dégustateurs, ainsi que le directeur exécutif de la société ACEE des Etats-Unis, organisatrice de la coupe d'excellence au niveau mondial, reconnaissent que la qualité du café burundais a sensiblement augmenté cette année. Ils affirment que le goût de la pomme de terre qui affectait l'odeur et par conséquent la qualité du café burundais a fortement disparu.
 
Nécessité d'augmenter la production

Les dégustateurs et les intervenants présents à Ngozi s'accordent sur l'importance d'augmenter la production. Les différentes parties, spécialement du coté burundais promettent plus d'efforts pour augmenter la quantité et la qualité de ce café.

Grogne des caféiculteurs
 
Le café est le produit burundais le plus exporté depuis des années devant le thé. Les deux produits essentiellement exportés font entrer plus de 61 % des recettes. Depuis une dizaine d'années, la filière café a été privatisée. Malgré la privatisation, les caféiculteurs se plaignent de la somme jugée de dérisoire (400 fbu soit 0,25 euro) alors qu'ils voudraient qu'elle soit plus relevée. C'est au vu du coût d'achat des engrais chimiques, le sarclage des champs.
 
Certains caféiculteurs n'hésitaient pas à remplacer les pieds par d'autres plantes. Mais suite à la sensibilisation du ministère burundais de l'Agriculture ainsi que les moniteurs agricoles, l'heure est arrivée pour en planter plus, dit le ministre dit Déo Guide Rurema. De son côté, Paul Ndayiziga de la commune Kayanza réaffirme son engagement à se consacrer à ses champs caféicoles.
 
Au Burundi, trois acteurs clés se partagent les activités. Il s'agit de l'ARFIC (Autorité de régulation de la filière café), la Cenac Murima -wisangi réunissant les caféiculteurs du pays et l'inter-café Burundi.