Afghanistan: La méga bombe américaine a tué 36 combattants de l'EI (ministère)

La plus puissante bombe américaine non-nucléaire, larguée jeudi dans l'est de l'Afghanistan, a détruit un réseau de tunnels utilisés par le groupe Etat islamique et tué au moins 36 de ses combattants, a indiqué vendredi le gouvernement afghan, écartant toute victime civile.

La bombe à effet de souffle massif (MOAB) GBU-43/B, surnommée "mère de toutes les bombes", a touché jeudi soir un fief de l'EI dans le district d'Achin, situé dans la province orientale de Nangarhar.

"A la suite du bombardement, des repaires stratégiques de Daech (acronyme arabe pour l'EI) et un complexe profond de tunnels ont été détruits, et 36 combattants de l'EI tués", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

La président américain Donald Trump s'était auparavant félicité d'un "nouveau succès".

Explosion Dortmund: interpellation d'un suspect "islamiste" (justice)

La police allemande a interpellé un suspect de la mouvance "islamiste" dans l'enquête sur l'attaque à l'explosif contre l'équipe de football de Dortmund, a indiqué mercredi la justice, qui pense avoir affaire à un acte "terroriste".

L'enquête en cours s'est concentrée "sur deux suspects appartenant à la mouvance islamiste", dont l'un d'eux "a été interpellé", a déclaré une représentante du parquet anti-terroriste allemand, Frauke Köhler, à la presse.

"Les appartements des deux suspects ont été perquisitionnés", a-t-elle ajouté.

La magistrate a parlé d'une motivation très probablement "terroriste" pour l'acte commis mardi soir avant une rencontre de Ligue des Champions à Dortmund entre le club local et l'équipe de Monaco, qui a blessé un joueur espagnol et un policier.

Syrie: les Occidentaux cherchent à faire pression sur la Russie

Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis lundi en Italie, ont multiplié les échanges lundi en vue d'afficher leur unité pour une relance du processus politique en Syrie, en tentant de faire pression sur la Russie.

Avant la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, les relations se sont tendues entre les Etats-Unis, qui ont appelé dimanche au départ du président syrien Bachar al-Assad, et les alliés de Damas, en particulier la Russie et l'Iran, qui ont eux menacé Washington de "réagir fermement" à toute nouvelle "agression contre la Syrie".

A Lucques, près de Pise, la réunion ministérielle annuelle du G7 devait être l'occasion d'aborder une série de sujets avec le nouveau chef de la diplomatie américaine: lutte contre le terrorisme, Libye, Ukraine, Corée du Nord, crises migratoires, nucléaire iranien...

Arrestation d'une trentaine de manifestants à Moscou

Entre 20 et 30 personnes qui participaient à une manifestation pour dénoncer la corruption du pouvoir en Russie ont été arrêtées par la police dimanche à Moscou, rapporte un journaliste de Reuters.

Des officiers en civil et des policiers en uniforme ont appréhendé entre 20 et 30 manifestants dans le centre de la capitale russe alors qu'ils tentaient d'organiser une marche en direction du Kremlin.

Citant la police, l'agence de presse Interfax a rapporté que 29 personnes avaient été interpellées pour "infraction à l'ordre public".

"Il est désormais évident que le problème a pris de l'ampleur en raison d'un important nombre de détenus dans différentes villes de Vladivostok à Kaliningrad", a déclaré Ilya Kourzinkov, un étudiant faisant partie d'un groupe venu de Novossibirsk en Sibérie pour assister à la manifestation moscovite.

Une centaine de personnes se sont rassemblées dans le centre de Moscou dimanche, soit une mobilisation très faible par rapport à celle de la semaine passée qui était la plus importante depuis les grandes manifestations de 2011-2012.

Cette contestation intervient à un an de l'élection présidentielle à laquelle Vladimir Poutine devrait briguer un quatrième mandat.

Les autorités russes ont bloqué cette semaine l'accès à plusieurs sites internet afin d'empêcher ce que le gouvernement a qualifié de "manifestations antigouvernementales illégales".

Coulée de boue en Colombie : au moins 200 morts, et des disparus

La coulée de boue qui a dévasté Mocoa, dans le sud de la Colombie, durant la nuit de vendredi à samedi après des pluies torrentielles, a fait au moins 200 morts et 203 blessés, selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge. «Nous n'avons pas encore le nombre total de disparus», a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'association.

Un total de 234 morts avait un temps été évoqué, mais la Croix-Rouge est revenue sur son chiffre, arguant d'une confusion lors de l'identification des cadavres.

Des quartiers entiers de Mocoa, où 40 000 habitants ont été privés d'électricité et d'eau courante, ont été ravagés. Les pluies torrentielles, qui ont aussi affecté le Pérou et l'Equateur, ont provoqué le débordement des rivières Mocoa, Mulato et Sangoyaco, en surplomb de la ville. Rien que vendredi soir, il est tombé 130 millilitres de pluie, soit 30 % de la moyenne mensuelle à Mocoa.

Les commerces ont été fermés après «des pillages de lieux vendant de l'eau», a indiqué un pompier, selon lequel la plupart des quartiers dévastés étaient habités par des déplacés du conflit armé qui déchire la Colombie depuis les années 60.

«Nos cœurs sont avec les familles des victimes et les personnes affectées par cette tragédie», a tweeté le Président, Juan Manuel Santos, qui a déclaré l'état de «calamité publique». Plus d'un millier de militaires et policiers participent aux secours, et plus de 7 tonnes de matériel médical et d'approvisionnement en eau et en électricité ont été expédiées à Mocoa.

France/Chinois tué à Paris: 6.000 manifestants et quelques heurts (police)

Six mille personnes, selon la police française, ont manifesté dimanche à Paris pour dénoncer la mort d'un père de famille chinois tué par un policier, un rassemblement ponctué par des heurts avec les forces de l'ordre.

Au milieu de banderoles "Vérité justice dignité" et d'affiches "J'aime la France" ou "Pour la paix, la justice! Contre la violence", les manifestants, roses blanches à la main, se sont retrouvés en début d'après-midi sur la place de la République pour "un rassemblement de recueillement" à l'appel de plusieurs associations de la communauté chinoise.

Ils ont observé une minute de silence au pied de la statue au centre de la place, où avait été tendue une banderole avec le slogan "Police assassin, on veut la justice" et la photo de Liu Shaoyao, Chinois de 56 ans tué une semaine plus tôt, le 26 mars, à son domicile du XIXe arrondissement par un policier.

Comme de précédents rassemblements organisés depuis une semaine, la manifestation a été marquée par des incidents.