L'UE passe à l'offensive contre trois pays refusant les réfugiés

Après de vaines mises en gardes, Bruxelles s'est résignée mardi à lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, pour leur refus obstiné d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce.

"Nous avons épuisé tous les moyens" avant d'en arriver là, s'est justifié Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen aux migrations, lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

"J'espère que les trois gouvernements vont changer leur position" car "l'Europe, ce n'est pas seulement pour demander des financements", a-t-il insisté, les appelant une nouvelle fois à faire preuve de solidarité dans le partage du fardeau migratoire.

Ces procédures légales sont lancées après des mois de pression de la Commission sur ces trois pays, opposants déterminés aux "relocalisations" adoptées par l'UE en septembre 2015, pour soulager l'énorme pression pesant sur Rome et Athènes face à la crise migratoire.

L'UE avait décidé de répartir en deux ans 160.000 demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce --où plus d'un million de migrants ont débarqué lors de la seule année 2015-- vers le reste de l'Union, en partie en fonction de quotas contraignants fixés pour chaque pays.

Mais seulement un peu moins de 21.000 personnes ont été réparties à ce stade dans le cadre de ce plan, conçu comme une dérogation à la règle confiant la responsabilité des demandes d'asile aux pays de première entrée dans l'UE.

Colombie : 60% des armes des Farc déposées d'ici mercredi

Les Farc ont remis mardi un lot de fusils, pistolets, lance-grenades et lance-missiles à la mission de l'ONU chargée de les récupérer en Colombie, dans le cadre de l'accord de paix historique signé entre cette guérilla et le gouvernement.

"Une étape très importante de l'abandon des armes est en train de se concrétiser", avec la remise entre mardi et mercredi d'un deuxième lot concernant 30% de l'arsenal et portant donc à 60% la part totale déposée d'ici mercredi auprès de l'ONU, a déclaré le président colombien, Juan Manuel Santos.

La semaine dernière, environ 2.300 armes des Farc avaient déjà été remises par la guérilla, la plus importante de Colombie, en application de l'accord de paix signé en novembre dernier.

"L'abandon des armes, pleinement réalisé jusqu'à maintenant, n'est qu'un des engagements mutuels à remplir" dans le cadre de cet accord, a souligné mardi l'un des commandants guérilleros, Pablo Catatumbo, à La Elvira, l'un des 26 points du pays où sont concentrés les près de 7.000 membres des Farc qui rendent les armes et préparent leur retour à la vie civile.

Mousson au Bangladesh : au moins 134 morts dans des glissements de terrain

Au moins 134 personnes ont péri ces derniers jours dans des glissements de terrain causés par de torrentielles pluies de mousson dans le sud-est du Bangladesh, ont annoncé mardi les autorités.

"Les opérations de secours sont toujours en cours. Le bilan pourrait s'aggraver étant donné que de nombreuses zones restent coupées du monde", a déclaré à l'AFP Reaz Ahmed, responsable de l'autorité de gestion des catastrophes.

Nombre des victimes viennent de communautés tribales du district isolé de Rangamati, frontalier de l'Inde, où 75 personnes sont mortes lorsque des coulées de boue ont enseveli leurs maisons.

Macron vers une majorité sans partage

Un mois après son entrée à l'Elysée, Emmanuel Macron est en position de force pour s'assurer une majorité sans partage après un premier tour des législatives où son parti a laminé tous ses adversaires, sur fond d'abstention record.

"Macron en marche vers une majorité écrasante" (Le Figaro), "Macron plie le match" (L'Opinion), "Un coup de maître" (Le Parisien), "L'OPA" (Libération). Les titres des quotidiens nationaux de lundi ne laissent aucun doute sur la couleur de la future "chambre bleu Macron" (L'Humanité).

Toutefois, l'abstention a atteint le niveau record de 51,29%, du jamais vu aux législatives sous la Ve République. Les opposants à Emmanuel Macron ont souligné cette faiblesse.

Un mois après son entrée à l'Elysée, Emmanuel Macron est en position de force pour s'assurer une majorité sans partage après un premier tour des législatives où son parti a laminé tous ses adversaires, sur fond d'abstention record.

Selon les résultats définitifs, en voix, le mouvement présidentiel, la République en marche (REM) arrive nettement en tête (32,3%), devant LR-UDI (21,5%) et le FN (13,2%). Le PS et son allié PRG obtiennent 9,5% et sont légèrement devancés en voix par La France insoumise (11%) de Jean-Luc Mélenchon.

Venezuela: la Cour suprême rejette le recours contre la Constituante

La Cour suprême (TSJ) du Venezuela a rejeté lundi le recours déposé par la procureure de la Nation, Luisa Ortega, contre le projet d'Assemblée constituante du président Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations ayant fait 66 morts depuis début avril.

"La salle électorale du TSJ déclare inadmissible le recours", a annoncé la Cour sur son compte Twitter, critiquant le fait que ce recours rassemble "des demandes de nullité émanant de plusieurs organes publics, correspondant à des juridictions différentes".

Le TSJ est régulièrement accusé par l'opposition de servir les intérêts de M. Maduro.

Mme Ortega, unique voix discordante au sein du camp présidentiel, avait déposé ce recours jeudi, estimant que le projet du chef de l'Etat de convoquer une assemblée chargée de réformer la Constitution représentait un danger pour les droits de l'Homme et la démocratie.

Donald Trump accuse l'ex-chef du FBI de «lâcheté» sur Twitter

Donald Trump a accusé dimanche l'ex-chef du FBI James Comey de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, révélant que le président américain lui aurait demandé d'abandonner un pan de l'enquête sur l'affaire russe.
 
«Je pense que les fuites de James Comey vont avoir beaucoup plus d'importance que quiconque ne l'aurait jamais pensé. Complètement illégales? Très lâche!», a écrit Donald Trump sur Twitter.

James Comey a été limogé le 9 mai dernier par le président américain. Auditionné jeudi dernier par la commission du Renseignement du Sénat, James Comey a détaillé les pressions exercées par le président américain pour influer sur la conduite de l'enquête sur la Russie.

Trump veut lui aussi témoigner sous serment

Dans ces écrits, Comey, qui y a retranscrit tous ses échanges avec le président, décrit sa gêne face aux requêtes « dérangeantes » du président, qui lui aurait dit « espérer » qu'il « abandonne » l'enquête sur un proche, l'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, soupçonné de mensonges relatifs à ses discussions avec l'ambassadeur russe.

Vendredi déjà, au lendemain de l'audition, Donald Trump avait accusé James Comey de mensonges et se disait prêt lui-même à témoigner sous serment.