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vendredi 22 juin 2018

Le général Mokoko dans tout ça ?

Fidèle Samb s’interroge sur la stratégie de l’Occident face au sort du prisonnier et général Mokoko. Il semble délaissé au profit d’opposants au Gabon et en RDC.

Le samedi 3 février se réunissaient à Paris, les amis du général Jean-Marie Michel MOKOKO. Ce dernier est détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis le 14 juin 2016 pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Les participants à cette réunion souhaitent créer une alliance nationale autour de l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016. Une condition nécessaire pour « vaincre la dictature en place à Brazzaville » peut-on lire dans le communiqué de presse issu de la réunion.

Les soutiens du général s’interrogent aussi sur le manque d’engagement et de pression de la communauté internationale exercé sur le président SASSOU pour exiger sa libération. Certains n’hésitent pas à faire un parallèle avec les pays voisins, comme au Gabon ou en RDC.

Ils s’interrogent sur le peu d’engagement de la France, pays des droits de l’Homme, à défendre les intérêts d’un officier formé en son temps sur les bancs de la prestigieuse Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Transfuge

Faisant référence à la situation à Libreville, ils constatent que l’opposant Jean PING qui revendique toujours sa victoire à la présidentielle d’août 2016 bénéficie lui d’une grande liberté de mouvement et de parole. Il peut aussi compter sur le soutien des représentants de la France et de l’Union Européenne basés dans la capitale gabonaise. « Le général MOKOKO croupit en prison depuis des mois. Il a la nationalité française et l’ambassade de France semble l’avoir oublié. Jean PING lui n’a jamais été mis en prison » explique, sous l’anonymat, un proche de MOKOKO.

D’autres parlent de l’affaire Bertrand NZIBI, transfuge du Parti Démocratique Gabonais (parti au pouvoir) devenu opposant quelques semaines avant le début de la campagne présidentielle en 2016.

« Certes, il est en prison, mais son sort n’est pas comparable à celui de MOKOKO » poursuit le conseiller. Il fait allusion aux images montrant son champion, amaigri et épuisé, lors de sa comparution au tribunal de Brazzaville ; signes manifestes de malnutrition et de mauvais traitements en prison.

« Rien à avoir avec Bertrand NZIBI ! » Ses proches ont un moment parlé de mauvaises conditions de détention. Elles ont vite été démenties par le pouvoir gabonais qui a fait circuler une photo du prisonnier en tongues, téléphone en main et plutôt bien portant.

Rassemblement

Récemment, la consule des Etats-Unis était présente au procès de Bertrand NZIBI qui n’est pourtant pas un poids lourd de l’opposition gabonaise et Amnesty International vient aussi de se saisir de son dossier.

En contrepoint, les amis du général MOKOKO pâtissent eux du grand intérêt porté par la communauté internationale aux récents évènements à Kinshasa.

Il convient donc de s’interroger sur la politique de deux poids deux mesures de Washington, Paris, Bruxelles, vis-à-vis des capitales de l’Afrique centrale.

Aujourd’hui, tous les Congolais misent sur le rassemblement du peuple et de sa diaspora avec la création d’un grand parti national. Ils espèrent unir leurs voix pour mieux se faire entendre de la communauté internationale, tant il est patent que l’aide attendue ne viendra pas forcément de l’extérieur.