Washington double l'aide sécuritaire à Tunis

Washington œuvre à doubler le budget d'aides sécuritaires à la Tunisie
l'année prochaine pour l’aider dans la lutte contre le terrorisme.

Washington ne cesse de soutenir la Tunisie dans son processus démocratique et son combat contre le terrorisme, surtout après l'attentat du Musée du Bardo. Dernier soutien en date, la visite du secrétaire d'Etat adjoint américain, ce weekend end en Tunisie. Antony J. Blinken vient d'annoncer que « le président de la République des Etats-Unis, Barack Obama, œuvre à porter le budget d'aides sécuritaires à la Tunisie à plus de 200% » sans toutefois rappeler le montant de l'aide actuelle, ni préciser celui que Washington espère débloquer.
 
Tunisie Antony J Fotor 621c0

« Ces aides sécuritaires peuvent être sous forme d'équipements, d'armes, d'aides techniques ou d'échange de renseignements », explique Blinken, faisant état, à ce propos, de la disposition des Etats-Unis à apporter des aides supplémentaires à la Tunisie, à travers notamment des programmes de formation au profit des forces sécuritaires et militaires. Selon J. Blinken, « l'urgence de contrer de manière durable cette menace terroriste s'impose plus que jamais, d'ailleurs cela nécessite des actions concertées menées par l'ensemble de la communauté internationale afin d'éradiquer ce fléau ».

« Notre but est de renforcer la capacité de ce pays à vaincre ceux qui menacent la liberté et l'intégrité du pays », à « combattre sans pitié le terrorisme » et à « lutter contre l'obscurantisme » souligne J. Blinken. Selon le responsable américain, il s'agira en premier lieu d'assurer la sécurité de la frontière tunisienne, d'aider les militaires à gérer une partie de cette frontière tuniso-algérienne qui est devenue le fief de groupes intégristes, ainsi que les frontières avec la Libye voisine en plein chaos.

« Les Etats Unis œuvreront, également, à booster les investissements et les échanges commerciaux avec la Tunisie et à renforcer leur partenariat avec le secteur privé pour créer des postes d'emplois et conforter sa transition démocratique, seulement la Tunisie devrait, à son tour, créer des projets de développement économique, engager des réformes économiques à large spectre pour attirer un plus grand nombre d'investisseurs étrangers », explique le responsable américain.