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dimanche 27 mai 2018

Gabon : l’opposition intègre le nouveau gouvernement

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet démissionnaire a été reconduit

Passé l’effet de surprise causée par la décision de la Cour suprême de dissoudre l’Assemblée nationale faute d’élections législatives en période normale, les choses sérieuses reprennent au Gabon. C’est ainsi que le secrétaire général de la présidence, Jean Yves Teale, a publié vendredi, 4 mai 2018, la liste de la nouvelle équipe gouvernementale qui compte 41 membres, y compris le Premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet, onze ministres d’Etat, dix-sept ministres et douze ministres délégués.

Nouveauté à pointer du doigt, l’entrée de trois personnalités de l’opposition dans cette équipe gouvernementale. Il s’agit du ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, Michel Menga M’Essone, du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou et du ministre du Commerce, David Mbadinga. Par ailleurs, Alain Claude Bilié By Nzé, ancien porte-parole du gouvernement qui était le patron du ministère de la Communication, cède son fauteuil à Guy-Bertrand Mampangou, ancien ministre de l’Enseignement supérieur. Bilie By Nzé devient ministre des Sports et de la Culture chargé du tourisme.

Cette nouvelle équipe aura la charge d’organiser les élections législatives. Selon la Cour constitutionnelle, le gouvernement n’avait pas rempli ses obligations d’organiser des élections législatives au plus tard le 30 avril 2018. Prenant de cour toutes les institutions, elle a ordonner la dissolution de l’Assemblée nationale et, en conséquence, le départ du gouvernement. Ces élections avaient été reportées à deux reprises depuis décembre 2016, les « conditions n’étant pas réunies », selon la présidence gabonaise.

L’une de ces conditions était la mise en place d’un Centre gabonais des élections (CGE), qui a finalement prêté serment mercredi, 2 mai 2018. Le CGE remplace l’ancienne Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), qui avait validé en 2016 la réélection du président Ali Bongo, contestée par l’opposition. Il revient au CGE, composé de représentants de la majorité au pouvoir et de l’opposition, de déterminer la date des prochaines élections législatives.

En attendant une nouvelle Assemblée, le Sénat prend le relais et le premier ministre et son nouveau gouvernement seront responsables devant le seul président de la République, conformément à une nouvelle Constitution votée en janvier 2018.