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dimanche 24 juin 2018

Le Premier ministre éthiopien présente sa démission

Hailemariam Desalegn souhaite de la sorte faire avancer les réformes visant à réduire les troubles politiques dans le pays.

Le Premier ministre éthiopien s’exprimant à la télévision nationale, M. Desalegn a affirmé avoir remis sa lettre de démission de son poste de Premier ministre et de celui de président de la coalition du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF, parti au pouvoir dans le pays). Il a expliqué qu’il démissionnait « pour faire partie de la solution et pour le succès des réformes et des solutions que nous avons mises en place ».

Les réformes proposées qu’il n’a pas spécifiées interviennent dans une période de troubles « qui ont fait beaucoup de victimes, de déplacés, de dégâts matériels », a poursuivi M. Hailemariam. L’EPRDF et le parti de M. Desalegn « le Mouvement démocratique populaire du sud de l ‘Ethiopie » ont accepté sa démission et il espère que le Parlement l’acceptera également. Agé de 52 ans, M. Desalegn avait pris ses fonctions de Premier ministre peu après le décès de son prédécesseur Meles Zenawi en août 2012. Président de l’EPRDF, il a été salué pour son expertise technocratique, mais il a eu du mal à se démarquer politiquement après M. Meles qui a dirigé le pays est-africain pendant 21 ans.

Ces derniers mois, les conflits politiques internes entre quatre partenaires de la coalition de l’EPRDF, à savoir le Front populaire de libération du Tigré, le Mouvement démocratique national de l’Amhara, le Mouvement démocratique des peuples du sud de l’Ethiopie et l’Organisation démocratique des peuples oromos (OPDO), ont semé l’inquiétude quant à la stabilité de ce pays de 100 millions d’habitants.

L’Ethiopie est également en proie à des manifestations meurtrières persistantes depuis 2016, en particulier dans les deux Etats les plus peuplés, Amhara et Oromia, qui se disent marginalisés sur les plans politique et économique. Le successeur de M. Desalegn n’a pas encore été confirmé, mais l’OPDO, qui dirige la région Oromo, pourrait bien voir son candidat atteindre cette position.