Kinshasa sous tension après l'échec des négociations politiques

Vve tension ce mardi à Kinshasa. Elle est due à des marches spontanées contre l'échec des discussions entre la majorité présidentielle et l'opposition.

Ce mardi, la ville de Kinshasa s'est réveillée sous forte tension. Des elements de la police ont été déployés dans certains quartiers où etaient signalées des manifestations et des attroupements populaires. Des habitants ont spontanément voulu manisfester contre l'echec des négociations politiques entre la majorité présidentielle et l'opposition sous la médiation des évêques de l'église catholique de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo).

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Les ecoles et les commerces sont resté fermés toute la matinée, pendant que des étudiants de certaines universités de la capitale ont failli affonter la police. Des manifestants ont barricadé des routes et brûlé des pneus dans les quartiers populaires de la ville.


Accusations et contre accusations

L'UDPS (Union des démocrates pour le progrès social) principal parti de l'opposition congolaise a dénoncé, par son porte parole Augustin Kabuya, l'encerclement de son siège par la police ainsi que la résidence de son secrétaire general Jean Marc Kabund à Kabund. Selon Augustin Kabuya, l'objectif serait d'empêcher la tenue d'une conference de presse annoncée par le parti pour ce mardi, afin d'exprimer sa position quant à la situation actuelle au pays. Interrogé par Politico.cd, un site d'information local, ce cadre de l'UDPS a confirmé par ailleurs que la conférence de presse etait toujours maintenue malgré les empêchements de la part du pouvoir.

Par contre le colonel Pierrot Mwanamputu porte-parole de la police nationale congolaise se confiant au même média a démenti un quelconque encerclement de la police que ce soit au siège de l'UDPS ou à la residence de son secrétaire général. " La police n'a jamais encerclé la residence de Kabund " a t il déclaré. Il a également précisé que la situation est sous contrôle de la police qui ne fait que veiller à l'ordre public, selon lui.

Application

L'ultimatum des évêques catholiques pour la signature de l'arrangement particulier sur le partage des postes en vue de la gestion de la transition politique a expiré lundi 27 mars dans la nuit. Le Rassemblement et la Majorité présidentielle ne sont pas parviennus à un accord, sur le mode de désignation du premier ministre et celui du président du conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral.

Entamée depuis decembre 2016, la médiation de la Cenco avait pour objectif de réunir les acteurs politiques signataires de l'accord de la cité de l'Union Africaine en octobre 2016 et ceux n'y ayant pas pris part pour ensemble mettre fin aux divergences autour de la transition politique.

En décembre 2016 un accord avait déjà été trouvé entre les deux camps qui n'avaient qu'à s'attendre sur la manière dont ces ententes allaient être mises en application.