RCA: plus de 13 personnes tuées par les rebelles de Sidiki Abass

Depuis le jeudi 4 mai la localité de Niem est aux mains des rebelles camerounais de Sidiki Abass. Ils exigent un poste ministériel avant toute négociation.

Les premières exactions remontent à 2016. Et jusqu'à ce jour, les rebelles du Camerounais Sidiki Abass sévissent de temps en temps dans les communes d'élevage de Niem et Yelewa. Ils multiplient les attaques, la plupart contre la population.

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Sidiki Abass

Les éleveurs peuhls sont pris en otages, toutes les activités sont aussi paralysées. La population est abandonnée à elle-même, car il n'y a aucune force de sécurité dans la région. Cette situation fait que la majeur partie des habitants sont obligés de fuir en brousse.

Après l'annexion de cette commune le 04 mai, la MINUSCA avait donné un ultimatum de deux jours aux rebelles camerounais pour quitter la localité. Il a expiré depuis dimanche dernier. Rien n'est fait jusqu'à présent. La force onusienne et le gouvernement ne réagissent toujours pas.

Le porte-parole du groupe armé d'ailleurs revendique une place dans le gouvernement.

Bilan provisoire 

Selon les députés de l'Ouham Péndé et de la Nana Mambéré, déjà plus de 13 personnes ont été tuées par les rebellles. Ils ont aussi incendié plusieurs dizaines de maisons. « La situation humanitaire est déplorable, » ajoutent ces mêmes sources. La population en fuite passe la nuit à ciel ouvert pendant cette période pluvieuse. Le calvaire ne fait que s'aggraver.

Réaction des députés de l'Ouham et de la Nana Mambéré

Dans une réunion tenue jeudi 11 mai à Bangui, les députés de ces régions, parmi lesquels Anicet Georges Dologuele, chef de de l'opposition et Martin Ziguele, député de Batangafo, ont demandé une audience au chef de la MINUSCA parfait Onyanga Anyanga, en vue d'une intervention rapide pour mettre hors d'état de nuire les rebelles. Les députés envisagent encore une descente sur les lieux pour une confrontation avec les rebelles camerounais et les autorités locales afin de trouver une sortie de crise définitive.

En 2016, une mission des parlementaires de l'Ouham Péndé et de la Nana Mambéré s'était déportée à Niem à cause de l'insécurité occasionnée par les rebelles de Sidiki. La commune d'élevage de Niem compte aujourd'hui plus de dix mille ( 10000 ) habitants, abandonnés à leur triste sort