RDC: le lourd bilan des combats dans le Kasaï

Les combats entre belligérants dans la province du Kasaï ont fait environ 500 morts en quelques mois. Kinshasa dévoile les chiffres.

L'armée congolaise a rendu public, lundi, un bilan mi parcours des affrontements entre les forces de l'ordre et les miliciens du chef Kamuina Nsapu dans la province du Kasaï.

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Le bilan qui part de fin mars fait état de 390 morts du côté des miliciens, 39 dans les rangs des forces armées de la République démocratique du Congo(FARDC), ainsi que 85 policiers tués. C'est le général de brigade Léon Kasonga porte-parole de l'armée congolaise qui l'a fait savoir au cours d'un point de presse.

Selon l'officier, 26 militaires et policiers ont été blessés et 9 portés disparus. Par ailleurs l'armée a capturé 503 miliciens, dont 54 mineurs. Il a poursuivi en expliquant les motivations et la détermination de l'armée à combattre les miliciens qu'il qualifie de terroristes, tout en précisant que cela se fait en respectant le droit humanitaire international. " Nous avons opéré de manière professionnelle. Ce sont des insurgés terroristes dont l'objectif est de semer la terreur. Nous avons le devoir de mettre fin à ces rebelles qui se livrent à des exécutions sommaires, saccagent, incendient les édifices publics et privés".

Usage disproportionné de la force

Le porte-parole des FARDC a montré la vidéo des exactions dont les miliciens du chef Kamuina Nsapu sont accusés d'être les auteurs. Ce bilan présenté par l'armée ne soulève pas par ailleurs le nombre de civils tués au cours des affrontements.

C'est depuis septembre 2016 que la région du Kasaï, au centre de la RDC connaît des violences, suite aux affrontements entre les forces de sécurité et les miliciens. Ces violences ont également fait 1,27 millions de personnes déplacées, après l'insurrection des partisans du chef traditionnel Kamwina Nsapu, tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être rebellé contre le pouvoir de Kinshasa.

L'ONU accuse les rebelles Kamwina Nsapu d'enrôler des enfants-soldats et d'avoir commis des atrocités, tout en dénonçant également l'usage disproportionné de la force par l'armée congolaise.