Abidjan: l'Union Africaine refuse un mémorandum de Jean Ping

La délégation gabonaise se demande quel est le rôle réel de l'institution panafricaine dans le règlement des conflits internes qui touchent à la démocratie.

L'Union africaine semble se désintéresser de la situation du Gabon et c'est une situation qui est absolument inacceptable », déplore Zachary Myboto, Président de l'Union nationale (UN) qui accompagne l'opposant Jean Ping. Un refus inacceptable dénoncé par Jean Ping et ses proches. « Avec l'Union européenne, les choses se sont très bien passées, malheureusement la délégation de l'Union africaine a estimé qu'elle ne souhaitait pas recevoir ce mémorandum parce qu'elle attend d'abord des directives de la présidence de la Commission de l'UA. La délégation gabonaise conduite par l'opposant gabonais Jean Ping devait soumettre au sommet Europe-Afrique qui se tient du 29 au 30 novembre, un mémorandum sur la situation du Gabon.
 
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Refus incompréhensible
La délégation des opposants gabonais bien que de retour sur Libreville a du mal à comprendre la position de l'UA tout comme d'ailleurs celle d'Alassane Ouattara qui, comme l'UA, n'a donné de suite à la sollicitation d'une audience de la part de l'opposant gabonais. Au vu de cette double déception, la délégation gabonaise se demande le rôle réel de l'institution panafricaine dans le règlement des conflits internes touchant notamment la démocratie. « Partout on clame que les problèmes africains doivent se régler. C'est de cette manière-là qu'ils vont se régler au niveau de l'Afrique ? Parce que l'Union africaine va écouter Monsieur Ali, mais l'Union africaine ne va pas écouter Monsieur Jean Ping, est-ce que c'est normal ? », s'indigne Zachary Myboto.
 
Ce séjour qui s'achève sur une note d'échec s'inscrit dans le processus de mobilisation de la communauté internationale en vue de rétablir la tragique vérité sur les résultats des urnes du 27 août 2016. Plus d'un an après, Jean Ping reste fidèle à son combat et dit poursuivre ses actions pour rétablir la réalité des faits.