Le Congo se dote d'un centre sous-régional contre la drépanocytose

Antoinette Sassou Nguesso a procédé à l’inauguration du premier centre
sous-régional contre la drépanocytose. Ce, en présence de 5 autres premières dames.

A l'occasion du 30e anniversaire de la Fondation Congo Assistance, une ONG présidée par Antoinette Sassou Nguesso, première dame du Congo, le centre national de référence de la drépanocytose dénommé Maman
Antoinette Sassou Nguesso, a été ouvert au public, le 6 mai, à Brazzaville. Antoinette Sassou Nguesso a procédé à la coupure du ruban symbolique, en présence des premières dames du Bénin, du Niger, du Mali, de la Guinée Conakry et du Sénégal.
 
Congo Drépano Fotor 33fbe

 
Ce bijou, destiné aux pays de la sous-région Afrique centrale, a été construit dans l'enceinte du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville par la Fondation Congo Assistance, en partenariat avec le gouvernement congolais, pour un coût global de 7 milliards de fr Cfa. Le deuxième sera construit à Dakar au Sénégal pour les pays de l'Afrique de l'ouest.

Il abrite le centre national de référence de la drépanocytose, un bâtiment de type R+1 dont les caractéristiques comprennent des salles : d'hospitalisation du jour pour adultes et enfants ; de biologie médicale
et moléculaire ; de l'imagerie numérisée ; de kinésithérapie ; de consultation spécialisée. Il possède également un transformateur en commun avec le centre de dialyse. Un générateur électrique de secours et une unité de traitement des déchets biomédicaux sont en cours d'installation.

Anonymat

Les missions assignées au centre se résument, notamment, à la coordination des activités de dépistage et de prise en charge de la drépanocytose ; la documentation épidémiologique ; la formation des spécialistes en hématologie et des diplômés spécialisés dans la drépanocytose ; la recherche fondamentale en tant que clinique ; la coordination des essais thérapeutiques.
 
Congo Drépano2 Fotor 39a14

Dans son allocution de circonstance, le ministre congolais de la Santé et de la Population, François Ibovi, a exprimé sa gratitude à la Fondation qui « aura permis de sortir cette affection (la drépanocytose, NDLR) de l'anonymat et d'obtenir qu'elle soit reconnue comme un problème de santé publique ».

Pour sa part, madame Sassou Nguesso, initiatrice du projet adopté par les premières dames d'Afrique lors des états généraux tenus en 2005 à Brazzaville, n'a pas fait mystère de sa satisfaction d'avoir offert au Congo et à l'Afrique un centre d'utilité public. « A l'époque, on disait qu'un enfant drépanocytaire n'avait pas une vie au-delà de cinq ans. Aujourd'hui, heureusement, nous trouvons dans notre pays des drépanocytaires âgés de 60 ans. Donc, il y a un grand travail qui est fait à travers le monde », a-t-elle déclaré.

La drépanocytose, dans sa forme homozygote, touche 1 à 2 enfants dans le monde. En République du Congo, 1 enfant sur 4 est drépanocytaire.