Bénin : Fermeture des cabinets médicaux non autorisés

Le ministère béninois de la santé a annoncé la fermeture d’au moins 2197 cabinets médicaux non autorisés exerçant sur le territoire national.

2197 cabinets médicaux non autorisés dont 662 dans l'Atlantique-Littoral, 364 dans le Borgou-Alibori, 201 dans le Mono-Couffo, 469 dans l'Ouémé-Plateau, 392 dans les Zou-Collines et 109 dans l'Atacora-Donga devront définitivement fermer dans quelques mois. Considérés comme ayant occasionné le décès de plusieurs citoyens béninois, ces cabinets, entretenus par des « médecins charlatans et incompétents » pour la plupart n'ont pas une licence de fonctionnement sur le territoire béninois.
 
Benin Dorothée Gazard Fotor 8bf24Le ministre béninois de la santé, Dorothée Kindé Gazard
 
Les promoteurs de ces cabinets médicaux privés non autorisés sont aujourd'hui dans le viseur du ministère de la santé. Au cours d'une séance de présentation de la situation à la presse ce 1er juin, le ministre de la santé, Dorothée Kindé Gazard, a annoncé la fermeture de ces centres, sonnant ainsi « la fin de la récréation au niveau de ces cabinets médicaux clandestins ».

Selon le ministre, certaines dispositions de la loi N°97-020 du 17 juin 1997 portant fixation des conditions d'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales favorisent paradoxalement l'expansion de ce phénomène ; la 6ème législature n'ayant pas réussi à corriger le tir. Ne pouvant rester continuellement les bras croisés face aux dangers que ces cabinets font courir aux populations, les autorités sanitaires ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Elles invitent donc les « faussaires » à se mettre en règle avant qu'il ne soit trop tard.

Pour commencer cette lutte, le ministère de la santé a conçu des signes distinctifs qui seront apposés incessamment sur la façade des cabinets médicaux autorisés à fonctionner en clientèle privée. Ainsi, des cliniques d'accouchement, des cabinets dentaires, des laboratoires de prothèse dentaire ou encore des cabinets de soins infirmiers..., chacune de ces spécialités disposera désormais d'un signe distinctif particulier qui permettra aux populations, majoritairement analphabètes, de distinguer le vrai du faux.