Médicaments : les ruptures de stocks se multiplient en Algérie

Pénurie de médicaments en Algérie, les professionnels tirent la sonnette
d'alarme, tandis que les protagonistes se renvoient la balle.

La question de la pénurie de médicaments est un sujet qui perdure depuis des mois en Algérie. S'il est parfois possible de proposer une alternative, ce n'est pas toujours le cas avec certains médicaments jugés indispensables pour le malade. Chaque jour, les pharmaciens doivent composer avec les ruptures de stocks.
 
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De nouveaux médicaments, dont plusieurs utilisés pour combattre le cancer, sont sur la liste des produits en rupture de stock à l'instar de l'indispensable Trastuzumab, pour le traitement du cancer du sein ; le Sintrom, contre les maladies cardio-vasculaires. Ce produit appartient au groupe des anticoagulants, utilisé pour traiter la formation de caillots de sang.

Le porte-parole du Syndicat algérien des pharmaciens d'officine (Snapo) affirme que la gamme des produits en rupture est très large.

Beaucoup de profits...

L'ampleur du phénomène devient de plus en plus importante. Après les pharmacies privées, la crise a atteint, ces derniers jours, certains hôpitaux.

Les causes sont multiples, les professionnels avancent la lenteur des réseaux de distribution ou celle de l'administration. D'autres soulèvent la problématique de dépendance à un seul laboratoire pharmaceutique, comme c'est le cas de Novartis en Algérie.

Plusieurs protagonistes reconnaissent que certains médicaments tardent à être réceptionnés pour une durée d'une semaine et non pas un mois ou plus. Un retard dû essentiellement à des dysfonctionnements dans la
gestion.

Le ministère algérien de la Santé souligne avoir pris les mesures nécessaires afin de mieux contrôler la situation. Il vient d'annoncer que près de 75.000 boites de Sintrom sont désormais disponibles sur le marché local.