Johannesburg : la première dame du Zimbabwe soupçonnée d'agression

Afriforum, groupe d'activistes sud-africains pour les droits de l'Homme, saisira la justice pour obtenir l'annulation de l'immunité diplomatique qui lui a été accordée

Une plaine pour coups et blessures contre Gabriella Engels, le mannequin de 20 ans, été déposée contre Grace Mugabe, la jeune la première dame du Zimbabwe à Johannesburg, une des capitales sud-africaines. Le top modèle affirme avoir été violemment agressée, avec un câble et une prise, par la première dame dans un hôtel d'un quartier huppé de Johannesburg le 13 août 2017. À la suite de cet incident, les autorités zimbabwéennes ont demandé à Pretoria l'immunité diplomatique pour Grace Mugabe, un privilège qui lui a finalement été accordé, et elle a pu rentrer à Harare. La chef de la diplomatie sud-africaine Maite Nkoana-Mashabane « a décidé que l'immunité diplomatique était justifiée dans ce cas particulier ».

Afriforum, un groupe d'activistes sud-africains pour les droits de l'Homme qui défend la mannequin Gabriella Engels, dénonce la « culture de l'impunité » de la part de « dirigeants corrompus qui se protègent mutuellement ». Même si la première dame reste néanmoins sous le coup sous le coup d'une plainte, le groupe estime que l'immunité diplomatique n'aurait pas dû être accordée à Mme Grace Mugabe. Afriforum entend désormais saisir la justice avec un ténor du barreau sud-africain : Gerrie Nel. A l'époque procureur, le magistrat avait obtenu en 2015 la condamnation pour meurtre du champion paralympique Oscar Pistorius. « Nous demanderont à la cour de dire que la décision d'accorder l'immunité diplomatique est illégale, car dans notre législation, l'immunité diplomatique ne peut pas s'appliquer en cas de crime grave, et la violence en fait partie », a déclaré le chef d'AfriForum, Kallie Kriel.

Si cette action échoue, Kallie Kriel espère au moins que Mme Mugabe ne se rendra plus en Afrique du Sud. Pourtant pour justifier leur décision, les diplomates sud-africains trouvent domage de la priver la première dame zimbabwéenne de sortie. « Elle adore faire du shopping à Sandton à Johannesburg (...) ce serait un pas positif si elle pouvait ne plus jamais revenir », conclut-on.