Mali : un internaute échappe à une tentative d’assassinat

Mamadou Kanté, chroniqueur sur les réseaux sociaux, est grièvement
blessé par balle. Il est admis à l’hôpital du Mali.

Ce mardi 25 juillet, les Bamakois se sont réveillés dans l'indignation après l'agression physique du jeune Mamadou Kanté, chroniquer sur les réseaux sociaux. En effet, l'animateur de « Madou Ka-Journal », rubrique qu'il animait régulièrement sur facebook, a été victime d'une attaque par arme à feu, à Djélibougou (un quartier populaire de la capitale), aux environs de 01 heure du matin.
 
Mali Mamadou Kanté Fotor c811e

Touché à la poitrine, il sera admis aux urgences, à l'hôpital du Mali. De sources médicales, son pronostic vital n'est pas engagé.

Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et celui en charge de la Communication qui lui ont rendu visite à l'hôpital, vers 5h du matin, « une enquête a été ouverte afin de déterminer les raisons de cette attaque et appréhender le ou les auteurs et les présenter à la justice ».

Des leaders de l'opposition politique se sont aussi rendus au chevet du jeune Kanté.

L'agression contre Mamadou Kanté survient dans un climat de haine et de méfiance entre le pouvoir et les opposants au sujet de la révision constitutionnelle. Mamadou Kanté avait en effet pris une part active à la grande marche de protestation contre le processus de révision de la constitution, organisée par la Plateforme d'associations et de partis politiques ''Antè Abana'' le 17 juin dernier, à Bamako. Il était en première ligne, aux côtés des leaders de la Plateforme.

Dans un communiqué, la Plateforme ''Antè Abana'' prend à témoin l'opinion nationale et internationale sur « les dérives violentes » du régime.

Elle invite par ailleurs le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à mettre fin à ''l'atmosphère de haine et de violence dont l'entière responsabilité incombe à ses partisans et à lui-même''.

A l'initiative de la Plateforme Antè Abana, un rassemblement a eu lieu ce 25 juillet, à 16 h ( heure locale ), devant la Bourse du travail, à Bamako-Coura, pour dire « NON à la violence, aux milices, aux escadrons de la mort ! »