Soupçons de fraude sur les retraites des bi-nationaux en Algérie

Les caisses de retraites françaises versent des pensions à des Algériens morts depuis plusieurs années, selon un rapport de la cour française des comptes.

La problématique de la fraude exercée par les descendants des retraités étrangers affiliés aux caisses de retraites en France, revient au devant de la scène. La cour française des comptes suspecte des fraudes sur les pensions de retraites versées en Algérie.
 
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Dans son dernier rapport, la cour des comptes a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens était particulièrement important. Il était même supérieur au total des centenaires recensés par l'Etat-civil en Algérie. Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la cour des comptes affirme dans un rapport devant une commission parlementaire qu'il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers.
 
Elle a insisté en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens. Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès.
 
La solution
 
La CNAV (caisse nationale d'assurances vieillesse), l'organisme qui paye les retraites, verse chaque année quatre milliards d'euros de retraite à l'étranger, dont un milliard pour l'Algérie. Avec l'Espagne, le Maroc, l'Italie et le Portugal, l'Algérie concentre 70% des prestations. La cour des comptes pointe le manque de contrôle des assurés résidant à l'étranger. Elle relève plusieurs cas de fraude, tels que des versements à des assurés particulièrement âgés (jusqu'à 117 ans ).
 
La cour des comptes suggère d'opérer un meilleur contrôle des pensions de retraite versées à l'étranger. Elle recommande de créer un formulaire unique de certificat d'existence pour tous les régimes de retraite. Il serait traduit dans les langues des principaux pays de destination, adressé et réceptionné en un seul point, avec des contrôles sur échantillons.