Des incendies criminels ravagent des écoles du nord-ouest du Cameroun

Une série d'incendies criminelle détruit les écoles du nord-ouest Cameroun. La région subit une crise sociopolitique qui s'enlise depuis plus d’un an.

La reprise des cours a été fortement perturbée lundi 6 novembre au lycée bilingue de Jakiri, dans la région du nord-ouest Cameroun. L'établissement secondaire a été victime d'un incendie le samedi 04 novembre, aux alentours de 20 h 30 ( heure locale).

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Des sources sécuritaires rapportent que cinq individus non identifiés et armés ont fait irruption dans l'établissement scolaire. Ils ont menacé les deux vigiles de faction qui ont pris la fuite. Les individus ont alors mis le feu à des bâtiments du lycée dont le bloc administratif et la bibliothèque.

Les dégâts matériels énormes sont évalués à plusieurs millions de F CFA. Le sous-préfet de Jakiri, Patrick Sundele, descendu sur les lieux, a rassuré les populations et la famille éducative que des mesures seront prises pour renforcer la sécurité autour du lycée.

Quatrième incendie en une semaine

C'est au moins le quatrième incendie qui touche un établissement scolaire de la région du nord-ouest Cameroun en moins de sept jours. Deux jours plus tôt, c'est le lycée technique de la localité de Kumbo qui avait été incendié. Le mode opératoire est quasiment le même. Des personnes non identifiées et armées, étaient arrivées dans l'établissement ont ouvert le feu, tirant en l'air pour manifestement dissuader toute tentative de riposte. Les individus ont, ensuite, mis le feu à plusieurs bâtiments.

Dans la même semaine deux autres écoles ont été touchées par des incendies « volontaires », parmi lesquelles la « presbyterian secondary school » de Bafut.

Extrémistes

Les incendies dans les écoles de la région du nord-ouest et même du sud-ouest Cameroun sont de plus en plus nombreux depuis la crise sociopolitique dans cette partie du pays depuis plus d'un an. Outre les établissements scolaires, les édifices publics sont très souvent la cible des « metteurs de feu », comme on les appelle. Cependant, l'identité de ces personnes n'est toujours pas connue.

Le gouvernement camerounais accuse, cependant, un groupe d'extrémistes qui exige l'indépendance des deux régions anglophones du Cameroun depuis plusieurs mois.