Burkina Faso: la percée de l’escrime

L’escrime, sport de combat européen, entre, petit à petit, dans les pratiques sportives au Burkina Faso.

Sport de combat, peu connu des Burkinabè, l'escrime est en train de se faire un nom dans le pays. Cette discipline, consistant à toucher les « parties valables » de son adversaire avec trois types d'armes blanches (épée, sabre et fleuret) sans être touché, est promue par les autorités en charge des Sports. Et ce qui atteste de cette volonté politique est la création en décembre 2013 d'une fédération burkinabé d'Escrime, dirigée par Hamidou Sawadogo. Idée, qui a été confortée par la participation du Burkina aux jeux Olympiques de 2008 et aux jeux africains de 2009 en Afrique du Sud.

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Depuis lors, tout est mis en oeuvre par M.Sawadogo et les passionnés de la discipline, pour faire sortir l'escrime de l'ombre. Et le premier coup d'éclat a été l'organisation, en mars 2014, du premier championnat national d'escrime en terre burkinabè. 18 escrimeurs et escrimeuses venus de sept villes (Bobo-Dioulasso, Kaya, Ouahigouya, Gaoua, Diébougou, Koudougou et Ouagadougou) avaient alors rivalisé d'adresse dans la capitale burkinabé.

Mariam Ouattara de Diébougou s'était imposée en fleuret féminin. Chez hommes, Zakaria Guiguemdé de Bobo-Dioulasso avait triomphé de son adversaire, Sié Valery Kambiré par le score de 15 points à 8. En sabre, côté femmes, Rachidatou Sawadogo n'avait pas eu trop de mal à se hisser à la première place. Côté messieurs, Abdoul Fatao Sawadogo avait surclassé Abdoul Karim Sawadogo par 15 points à 2.

Avenir radieux

L'escrime venait de se professionnaliser et le président de la Fédération avait tiré les enseignements nécessaires. « Côté technique pour un début c'est bon. Des difficultés, il y en a eu surtout le côté mobilisation, car nous n'avons eu qu'un seul participant par région. Nous avons foi que l'escrime burkinabè a sa place sur le plan mondial, » avait-il confié.

L'exploit du championnat national d'Escrime a été réédité le 8 août dernier, avec en compétition, 45 concurrents venus encore de sept villes. Il y a eu encore du spectacle et Maria Ouattara de Diébougou a confirmé à nouveau son talent chez les dames en fleuret et en sabre. Ce second championnat a été suivi dix jours plus tard, d'une session de formation d'une semaine au profit de 50 encadreurs burkinabè, issus de 12 clubs.

L'escrime continue d'écrire les pages de son histoire au Burkina Faso.