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vendredi 22 juin 2018

Cinéma : le Kenya en sélection officielle à Cannes

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

« Rafiki » a été inclus dans la catégorie « Un Certain Regard » de la sélection officielle du festival.

Le Kenya fait son entrée dans la cour des grands avec le premier film de son histoire sélectionné à Cannes : « Rafiki » sera présenté dans la section Un certain regard… tout en étant interdit de diffusion dans son propre pays. Le film de la jeune réalisatrice Wanuri Kahiu s’est heurté aux foudres de la censure, au motif qu’il va à l’encontre de « la culture et des valeurs morales du peuple kenyan ».

Pionnier à bien des égards, « Rafiki » (« ami » en kiswahili) traite de l’histoire d’amour entre deux femmes appartenant à des camps politiques opposés, dans un pays où « les filles bien deviennent de bonnes épouses » et où l’homosexualité est illégale. « Nous pensons que les adultes kenyans sont assez matures et clairvoyants (…) mais leurs droits ont été niés », a réagi la réalisatrice après cette interdiction.

En apprenant qu’elle était sélectionnée en Cannes, elle avait écrit « Yes we Cannes » sur Twitter, en détournant la formule de Barack Obama, s’attirant la sympathie de nombreux internautes. Son projet a mis cinq ans à voir le jour et s’inspire de la nouvelle « Jambula Tree » de l’Ougandaise Monica Arac de Nyeko, lauréate 2007 du prix Caine, une des plus prestigieuses récompenses pour la littérature africaine en langue anglaise.

En choisissant de sélectionner un premier film kenyan en sélection officielle, le Festival international du film de Cannes continue d’élargir ses frontières pour sa 71ème édition débutée le 8 mai 2018.

USA : deux avions de renseignement pour la force aérienne tchadienne

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L’administration américaine a reconnu que le Tchad était un partenaire vital et qu’il avait progressé dans « ses pratiques de gestion et de partage des infos.

En septembre 2017, considérant qu’il ne partageait pas « de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme », le Tchad fut mis sur une liste noire américaine, laquelle imposait aux ressortissants tchadiens des restrictions de déplacement leur imposait une interdiction de voyager aux États-Unis. Finalement, ces restrictions ont été levées en avril 2018, étant donné que l’administration américaine a reconnu que « le Tchad était un partenaire essentiel et vital de la mission antiterroriste des États-Unis » et qu’il avait fait des « progrès significatifs » dans « ses pratiques de gestion de l’identité et de partage de l’information. »

Cela étant, malgré cette la Proclamation 9645 du président Trump, l’US Army a continué de coopérer avec son homologue tchadienne. Ainsi, par exemple, ces dernières ont bénéficié du programme « U.S. Humanitarian Mine Action (HMA) », dans le cadre duquel des démineurs américains ont formé, en février 2018, des soldats tchadiens. Plus récemment, les unités médicales américaines et tchadiennes ont mené conjointement l’exercice MEDRETE 18-2, à N’Djamena. Mais au-delà de ses actions de formation, Washington a aussi livré des équipements.

En effet, le 2 mai 2018, deux avions légers ISR (renseignement, reconnaissance, surveillance) de type Cessna 208B ont officiellement été remis à la force aérienne tchadienne, lors d’une cérémonie organisée à la base de Koseï, à N’Djamena. Ces deux appareils avaient été en réalité livrés en décembre 2017 mais il a fallu plusieurs semaines pour former leurs futurs équipages. Ces 2 Cessna 208B ont été équipés par North American Surveillance Systems et L-3 Communications, dans le cadre d’un contrat notifié en mai 2016. Le Cameroun, également aux prises avec le groupe jihadiste nigérian Boko Haram mais aussi confronté à des troubles en zone anglophone, s’est également vu remettre deux avions du même type par les États-Unis.

Outre le don de deux Cessna 208B, Washington a aussi fourni une assistance pour la remise en état d’abris et de zones d’entretiens pour les avions tchadiens, lesquels avaient été endommagés par un violente tempête en juillet 2017. Le montant de l’aide s’élève à 43 millions de dollars, a précisé Geeta Pasi, l’ambassadrice américaine en poste à N’Djamena.

Pour rappel, le Tchad est particulièrement engagé sur le front de la lutte anti-terrorisme. Outre sa présence au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], au sein de laquelle il a perdu de nombreux soldats, il doit founir des troupes à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) et prend part aux opérations de la Force multinationale mixte (FMM), mise sur pied pour contrer Boko Haram dans la région du Lac Tchad.

Soupçons de corruption : Bolloré et un dirigeant d’Havas en garde à vue

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Le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont été placés en garde à vue à Nanterre aux côtés de leur patron Vincent Bolloré, a-t-on de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Tous trois sont interrogés par la police anticorruption dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris qui vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique pour obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, en 2010-2011.

Corruption : Vincent Bolloré désormais sur la défensive

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L’industriel breton est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de concessions portuaires en Afrique

Connu pour ses stratégies offensives voire ses coups de force, l’industriel breton Vincent Bolloré se retrouve désormais en position défensive sur fond de soupçons de corruption en Afrique. En garde à vue à Nanterre dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de concessions portuaires, l’emblématique milliardaire de 66 ans a redressé au début des années 1980 le groupe familial, fondé en 1822 et spécialisé dans le papier bible et le papier à rouler OCB. En le réorientant vers le film plastique pour en faire Bolloré Technologies, il y a ajouté les transports et la logistique pétrolière et portuaire, principalement en Afrique, avant de prendre d’assaut Havas (publicité-communication), en 2005 puis Vivendi (médias), en 2014.
A chaque fois, la méthode, appelée depuis « méthode Bolloré » était la même: entrée discrète au capital du groupe visé avant d’en devenir peu à peu le premier actionnaire puis d’en prendre le contrôle en réclamant des sièges au conseil d’administration. Une prise en main qui s’accompagnait en général de l’installation d’hommes de confiance aux commandes, à l’image d’Havas, dirigé depuis 2013 par son fils cadet, Yannick Bolloré. Pourtant, le début d’année 2018 n’a pas été conforme aux habitudes pour Vincent Bolloré, avec une mise en lumière des activités africaines du groupe, sur lesquelles l’homme d’affaires tente d’être en général très discret.
Aux côtés de ses affaires, Vincent Bolloré, passé dans sa jeunesse par le secteur bancaire, a toujours su cultiver ses connexions avec les décideurs politiques français, de gauche comme de droite, ainsi que sa proximité avec un certain nombre de chefs d’Etat africains, une proximité qui est donc désormais au centre de l’attention. En effet, une nouvelle affaire qui vient s’ajouter à celle, lancée par Vincent Bolloré cette fois, contre France Télévision, à la suite d’un reportage diffusé en 2016 dans l’émission « Complément d’enquête » qui évoquait notamment les activités de la Socapalm, société spécialisée dans l’huile de palme au Cameroun et dont M. Bolloré est actionnaire minoritaire. Le reportage montrait notamment le témoignage de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.

– Passage de témoin –
Le groupe Bolloré avait porté plainte, estimant que le reportage portait atteinte à son image, réclamant à France Télévision 50 millions d’euros. Le jugement doit être rendu le 5 juin 2018. Fin 2017, c’étaient cette fois les activités de transports sur le continent qui se retrouvaient dans l’actualité, avec le procès à Eseka (centre du Cameroun) des responsables présumés de la catastrophe ferroviaire dans la même ville, en octobre 2016, qui avait fait 79 morts et 600 blessés. La compagnie ferroviaire Camrail a pour actionnaire majoritaire le groupe Bolloré.
Du côté de Vivendi également, la situation semble plus difficile pour l’homme d’affaires, qui a dû notamment renoncer à mettre la main sur l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft. Après deux ans de bataille pour en prendre le contrôle, en appliquant là encore la « méthode Bolloré », le groupe Vivendi a en effet choisi de vendre sa participation au capital de l’éditeur, face à la résistance des fondateurs, également bretons, la famille Guillemot. Une défaite pour Vincent Bolloré qui, après avoir pris le contrôle de l’autre éditeur des Guillemot, Gameloft, espérait voir sa méthode de nouveau couronnée de succès.
En Italie également, la situation de Vivendi s’avère complexe, sur fond de bataille avec le fonds américain Elliott, qui tente de lui disputer la gouvernance de Telecom Italia (TIM). Si le groupe français a remporté la première manche, l’assemblée générale du 4 mai marquera une étape potentiellement décisive. Autant de difficultés auxquelles devra faire face le fils de Vincent, Yannick, qui l’a remplacé à la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à l’issue de la dernière assemblée générale du groupe, le 19 avril 2018. Un début de passage de témoin pour M. Bolloré qui a énoncé 2022 comme échéance de son départ à la retraite, année marquant à la fois ses 70 printemps et les 200 ans de son groupe. Le 10 avril 2018, M. Bolloré avait en outre lâché les rênes de Canal+, estimant que la filiale de télévision payante de Vivendi avait entamé son redressement.

Vivendi – Guillemot Corporation – Bollore – Telecom Italia – Havas – Gameloft – Ubisoft Entertainment – Société d’édition de Canal +

Afrique centrale : carton jaune pour les fédérations de foot

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La Fecafoot- Cameroun – a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif.

Mises en garde des instances internationales, accusations de corruption et de mal-gouvernance, mise sous tutelle… Les fédérations de football broient du noir en Afrique centrale où des élections pour élire leurs présidents ont eu lieu au Gabon et en Guinée équatoriale. « Mes priorités pour l’instant sont les compétitions nationales et internationales, la réorganisation de la fédération viendra après », a déclaré, à peine élu, Gustavo Ndong Edu, nouveau président de la Feguifut, la fédération de football de Guinée équatoriale. Réorganiser la fédération, M. Ndong Edu devra pourtant le faire tant le football équato-guinéen est mal en point: la Guinée n’a pas participé à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en 2017, les polémiques ne cessent d’enfler autour d’accusations d’ingérence des autorités dans l’administration du foot, et le championnat a été suspendu en janvier après la démission du président de la fédération.

Celui-ci, Andres Jorge Mbomio, qui était aussi ministre des sports à l’époque, ne s’était pas représenté à sa réélection, pour selon lui « sauver l’image du football » de Guinée, après de multiples critiques du fait de sa double casquette. Parallèlement, la Fédération internationale de football (Fifa) a demandé fin mars 2018 à Malabo de « débloquer » le compte bancaire de la fédération, sur lequel la Fifa verse des subventions diverses, menaçant le pays de « sanction pouvant aller jusqu’à la suspension ». Le compte a été débloqué vendredi, la veille du scrutin, selon M. Mbomio. « Les intérêts économiques et personnels sont venus mettre à mal le football de Guinée équatoriale », observe une ancienne star du ballon rond en Guinée, sous couvert d’anonymat.

– ‘Détournements d’un million de dollars’ –

Au Gabon, la fédération de football gabonaise (Fegafoot) a aussi été mise en garde par la Fifa en mars sur l’élection du nouveau président. La « non-conformité (de l’élection aux statuts de la Fegafoot) pourrait contribuer à une déstabilisation institutionnelle de la Fegafoot », disait le courrier obtenu par les médias.  Reportée, l’élection s’est finalement tenue samedi, avec comme issue la réélection du président sortant, Pierre-Alain Mounguengui. Il aura la lourde tâche de remettre d’aplomb sa fédération, qui est dans un « réel coma » et en « déliquescence », selon le journal pro-gouvernemental, L’Union. « L’issue de cette élection donne un sentiment de gâchis, c’était une occasion de repartir à zéro… Mais les intérêts personnels ont pris le dessus sur l’intérêt collectif », note Freddhy Koula, journaliste sportif gabonais, qui estime que « la corruption et les compromis sont les maîtres mots de ce type d’élection au Gabon ».

En République Démocratique du Congo (RDC), le monde du foot a vu la semaine dernière plusieurs de ses dirigeants être placés en garde à vue, dont le président de la fédération Constant Omari – qui a été remis en liberté provisoire le lendemain. M. Omari, par ailleurs vice-président de la CAF, et trois autres dirigeants du foot congolais ont été « entendus sur des présumés détournements d’un million de dollars destiné à l’organisation de quatre matches de football », a déclaré Me Alain Makengo, un défenseur des sportifs congolais, alors que la ligue congolaise de football a suspendu ses activités en solidarité avec Omari et ses hommes.

– Ancien chef antibalaka –

En RCA voisine, où une grande majorité du territoire est contrôlée par des groupes armés qui combattent pour le contrôle des ressources, la fédération est entre les mains d’un ancien chef antibalaka, Patrice-Edouard Ngaissona. Plusieurs fois par le passé dans le viseur de la justice, son nom est régulièrement cité dans les rapports de l’ONU et dans les notes d’enquête de la justice centrafricaine comme l’une des têtes de pont des milices antibalaka qui ont semé la terreur dans le pays à partir de 2013. Début février 2018, il avait défrayé la chronique en étant élu au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), suscitant les critiques d’ONG de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, il siège à l’instance africaine, et l’équipe nationale centrafricaine essaie de se qualifier pour la prochaine CAN, qui se jouera en 2019 au Cameroun.

Le champion d’Afrique y remettra à domicile son titre de 2017 en jeu, mais des doutes planent sur la capacité du pays à organiser la compétition, et la fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif. Conséquences de ces déboires de fédérations: mis à part le Cameroun, les sélections nationales de la sous-région peinent à sortir du lot, et si les joueurs vedettes jouent majoritairement en Europe, leurs coéquipiers locaux évoluant dans les championnats d’Afrique centrale, RDC, Gabon et Centrafrique en tête, n’ont souvent ni contrat, ni salaire.

La Guinée équatoriale veut des « institutions de droits de l’homme »

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Elles existent déjà dans la plupart des pays d’Afrique, ainsi qu’une Cour africaine des droits de homme et des peuples.

La Guinée équatoriale a proposé la création « d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain », au moment où le pays est pointé du doigt par des ONG pour ses manquements en matière de respect des droits humains. « Je proposerai la création d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain, à travers lesquelles on s’informera de la situation des droits de l’homme » dans chacun de ces pays, a déclaré le président Teodoro Obiang Nguema, à l’ouverture d’un colloque à Malabo. De telles institutions existent déjà dans la plupart des pays d’Afrique, ainsi qu’une Cour africaine des droits de homme et des peuples.

M. Obiang Nguema a émis ce souhait d’avoir des institutions nationales afin de remplacer les ONG internationales de défense des droits de l’homme, « utilisées », selon lui, pour « détruire les Etats africains comme la Guinée équatoriale ». Lors de la parution du dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui estimait que l’éducation et de la santé étaient sous-financées en Guinée, Malabo avait dénoncé un « rapport mensonger ».

Fin mars 2018, des militants d’un parti d’opposition avaient affirmé avoir été « torturés » en détention. Un militant de ce même parti, Citoyens pour l’innovation (CI, dissous par la justice en février), est décédé en détention, « à la suite de torture », selon son parti – ce que le gouvernement dément. Des ONG de défense des droits de l’homme ont corroboré l’usage régulier de la torture dans le pays, tandis que les autorités ont fermement démenti ces accusations.

En février 2018, l’Union européenne s’était inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » en Guinée équatoriale. Ce colloque a été organisé par Malabo pour « apporter les réponses aux informations infondées contre la Guinée équatoriale », selon une note du gouvernement. La Guinée veut, durant ce colloque, « contrecarrer la dérive médiatique faussement construite sur la situation des droits de l’homme et (la) liberté d’expression en Guinée équatoriale ». A l’ouverture, le troisième vice-Premier ministre, Alfonso Nsue Mokuy, a déclaré vouloir une « impunité zéro pour la violation des droits de l’homme » en Guinée. « C’est de la poudre aux yeux », a réagi Bonifacio Ongo, militant du parti d’opposition CI, dénonçant une « opération d’image ».

Bill Gates contre une résurgence du paludisme

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La mortalité liée au paludisme en déclin depuis 2000 a grimpé à nouveau en 2016, en raison d’une stagnation des efforts

Le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates monte au créneau et met en garde contre une résurgence du paludisme, faute d’une volonté politique d’éradiquer définitivement la maladie. En effet, selon les derniers chiffre, la mortalité liée au paludisme était en déclin depuis 2000 avant de grimper à nouveau en 2016 en raison d’une stagnation des efforts pour lutter contre cette maladie mortelle. Cette régression en 2016 avec un nombre de cas en hausse doit servir d’alerte », a déclaré le cofondateur de Microsoft lors d’un sommet consacré au paludisme à Londres. « Le financement (de la recherche) doit être de long terme et nous devons nous montrer plus malin » dans la lutte contre cette maladie, « au poids inacceptable ».

Le sommet sur le paludisme se tenait en marge de celui des dirigeants des 53 pays membres du Commonwealth. Une organisation dont 90% de la population court le risque d’être atteinte de la maladie, a rappelé Bill Gates, appelant à maintenir l’effort financier pour l’éliminer. Les participants ont annoncé un investissement de 2,7 milliards de livres (3,1 milliards d’euros) dans la recherche, dont un milliard de dollars venant de Bill Gates (860 millions d’euros). Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, atteint de la maladie qui a aussi tué son frère, a déclaré qu' »un nouvel élan » était nécessaire. « Le financement est en déclin », a-t-il regretté, appelant à « renouveler l’engagement politique ». « Nous sommes à un croisement. Si nous relâchons nos efforts, nous savons que le paludisme va revenir de plus belle », a-t-il ajouté.

Plus de 445.000 personnes sont mortes du paludisme en 2016, principalement des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Un enfant en meurt toutes les deux minutes. Au total, 216 millions de personnes ont contracté la maladie cette année-là, dont 90% en Afrique où la maladie coûte 12 milliards de dollars à l’économie chaque année et absorbe 40% des dépenses de santé. Entre 2000 et 2015, la mortalité a reculé de 60%, ce qui représente sept millions de vie sauvées, a souligné Bill Gates qui finance la recherche contre cette maladie depuis 1999. Des progrès « impressionnants » mais qui doivent se poursuivre, a-t-il dit.

Ceuta : deux Africains meurent en franchissant la clôture frontalière

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Les autopsies réalisés par un médecin légiste doivent déterminer les causes de leur mort.

Les corps de deux jeunes Africains morts ont été découverts à Ceuta, dans une zone boisée proche de la clôture frontalière séparant le Maroc de l’enclave espagnole, qu’ils étaient parvenus à franchir, a-t-on appris auprès de la Garde civile. « Ils ne présentaient pas de contusions ni de traumatismes externes ni de coupures dues aux fils barbelés (de la clôture), rien », a déclaré un porte-parole de la Garde civile à Ceuta. Les autopsies réalisés par un médecin légiste doivent déterminer les causes de leur mort. Une enquête a été confiée à un juge d’instruction. Un migrant ayant franchi la clôture haute de 6,5 mètres en même temps qu’eux avait donné l’alerte pour que la Garde civile les recherche, a indiqué le porte-parole, Alfonso Cruzado.

Les deux jeunes hommes auraient erré dans la zone au relief accidenté, pendant plusieurs jours de mauvais temps. « Vendredi 13 avril 2018 après-midi, nous avons trouvé le premier corps sur un sentier du Mont Garcia Aldave, et le second samedi » dans une sorte de petit ravin recouvert de végétation, a indiqué le porte-parole. Le journal El Faro de Ceuta, qui rend compte chaque jour de l’actualité dans le périmètre frontalier, a fait état d’une hypothèse ayant « filtré de façon officieuse », avant les résultats d’autoposie : « Leur coeur se serait arrêté » alors qu’ils avaient été soumis à des « efforts excessifs, l’exposition au froid pendant des heures, la baisse brutale de la température ».

La directrice du journal El Faro, Carmen Echarri, a écrit que les migrants « passaient des mois d’extrême faiblesse dans les bois pour éviter d’être arrêtés au Maroc, épuisaient leur énergie en sautant les clôtures et en fuyant, courant sur des kilomètres dans les collines, parce qu’ils ont peur d’être refoulés et ne savent même pas où ils sont ».

Deux impressionnantes clôtures d’acier et de barbelés, dotées de capteurs et surveillées par caméras thermiques, barrent l’accès aux micro-territoires espagnols de Ceuta et Melilla, enclavés dans le nord du Maroc. Jeudi, un jeune Africain – mineur – s’était grièvement blessé en escaladant la clôture de Ceuta surmontée de barbelés coupants. Découvert entre deux grillages de la double clôture, il avait été hospitalisé dans l’enclave espagnole.

Serge Bilé, écrivain des Noirs « inconnu »

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Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle.

De la même manière que le soldat inconnu représente le sacrifice de tous les soldats, cet écrivain et présentateur à la télévision en Martinique espère que ses récits sur des « Noirs inconnus » mettront en lumière la vie de nombreux autres. Victimes noires des camps de la mort, ingénieur haïtien sur le Titanic, esclave-bourreau au Québec… Le Franco-Ivoirien Serge Bilé écrit sur les histoires oubliées des Noirs. Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle. « Il y a encore une méconnaissance de notre histoire (des Noirs) parce qu’elle est écrite par d’autres. L’histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on », estime M. Bilé. Or « les Noirs ne sont pas que des figurants, ils ont eu un rôle, un rôle qui n’est pas relayé, qui n’est pas raconté. L’écrivain entend « restituer leur place à tous ces gens, quels qu’ils soient » – « je ne suis pas le seul, d’autres aussi y travaillent », souligne-t-il. Car « cette mémoire est importante pour nos enfants, qui auront le sentiment que quels que soient les événements de la vie et du monde, ils ont aussi participé », explique M. Bilé.

Une histoire que M. Bilé a découverte grâce à ses lecteurs.

« Yasuké, le samouraï noir » est dans cette veine. Il raconte la vie de Yasuké, un Makua (principale ethnie de l’actuel Mozambique) capturé par des marchands d’esclaves, vendu à Goa à des Jésuites qui l’emmènent ensuite au Japon, où il entre au service du seigneur Oda Nobunaga. Celui-ci, surpris par la couleur de Yasuké, le fait même se déshabiller et se laver pour s’assurer que la couleur de sa peau n’est pas un artifice… « Depuis mon premier livre +Noirs dans les camps nazis+ (Serpent à Plumes) en 2005, mes lecteurs m’envoient des messages pour me dire +telle ou telle personnalité pourrait vous intéresser+. C’est comme ça que j’ai écrit un livre sur le seul passager noir du Titanic (Grand West) », raconte-t-il.

Un lecteur féru d’arts martiaux

Pour Yasuké, « un lecteur martiniquais féru d’arts martiaux m’a écrit pour me dire qu’il avait appris l’existence d’un samouraï noir. A partir de là, j’ai commencé à travailler, à mettre en place tout un réseau de recherche dans les archives japonaises et portugaises avec des amis japonais et portugais, et c’est comme ça j’ai retrouvé la trace de ce samouraï. » Serge Bilé brode un peu sur la vie de Yasuké pour rendre son personnage vivant mais il reste dans le carcan historique, citant des textes et témoins de l’époque, jusqu’à la dernière bataille de son seigneur, date à laquelle on perd la trace de Yasuké.

Cet écrivain qui a quitté la Côte d’Ivoire pour la France n’a jamais oublié ses racines. Lors de son premier poste de journaliste en Guyane en 1994, il a ainsi été à la rencontre des Bonis (« Noirs marrons ») découvrant qu’une partie venait de son pays natal. Il a organisé un voyage touristique de retour en Côte d’Ivoire il y a une vingtaine d’années pour faire découvrir à certains d’entre eux la terre de leurs ancêtres. Aujourd’hui, il revient tous les trois mois en Côte d’Ivoire où il tente de diffuser ses écrits. « Mon éditeur Owen m’a offert les droits pour l’Afrique. Avec la maison d’édition que j’ai créée ici (Kofiba), je publie mes livres qui se vendent entre 3.000 et 5.000 francs CFA (4,50 à 7,50 euros). Sinon, comme produits d’importation, mes livres coûteraient trop cher pour les bourses ivoiriennes », dit-il. « C’est ma petite contribution au pays ».

Bolloré : 300 millions d’€ dans le transport et la logistique en Afrique

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Les investissements du groupe vont concerner le stockage en Afrique de l’Est et « la fluidification de la logistique » sur le continent

Le groupe français Bolloré, spécialisé dans la logistique portuaire et ferroviaire va investir 300 millions d’euros en 2018, dans ces secteurs en Afrique où la croissance devrait progresser pour atteindre 3,5% en 2019. « Nous sommes déterminés à investir en Afrique (…) à participer à la transformation logistique de ce continent qui offre des perspectives de développement certaines » a dit Philippe Labonne, directeur général de Bolloré transports et logistiques. « Nous allons persévérer dans nos investissements avec un montant de 300 millions d’euros en 2018 pour améliorer les infrastructures et lancer de nouveaux projets » a poursuivi, M. Labonne, en marge du Africa CEO-forum, réunissant les patrons, qui se tient depuis lundi à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.M. Labonne a également annoncé pour « juin 2019 », la construction à Abidjan d’un deuxième terminal portuaire capable d’accueillir les « plus grands porte-conteneurs fréquentant les côtes africaines ».

Le groupe Bolloré assure depuis 2004 la gestion et l’exploitation du terminal à conteneurs du port d’Abidjan, leader en Afrique de l’Ouest et représentant 90% des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire. Le port d’Abidjan approvisionne également les pays de la sous-région dépourvus de façades maritimes (Mali, Niger et Burkina Faso). Enfin, les investissements du groupe vont concerner le stockage en Afrique de l’Est et « la fluidification de la logistique » sur le continent. « En Afrique un conteneur reste en moyenne 15 jours dans les ports contre deux en Asie, ces 13 jours font la différence entre la compétitivité d’un producteur en Afrique et la productivité d’un producteur en Asie » a souligné M. Labonne.

Bolloré, leader dans l’exportation des matières agricoles en Côte d’Ivoire, a inauguré fin février à Abidjan un nouvel entrepôt moderne destiné à accroître le stockage du cacao dont le pays est le premier producteur mondial. Le groupe a récemment construit un nouvel entrepôt ultramoderne de 600.000 m3 à Rouen (France) qui permet de livrer des produits pétroliers à l’Afrique.