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dimanche 27 mai 2018

Le 1er satellite angolais perdu dans l’espace

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Ce projet d’environ 280 millions de dollars est financé par un crédit des banques d’Etat russes.

Le gouvernement angolais a prononcé il y a quelques jours le décès prématuré de son premier satellite national, Angosat-1, perdu dans l’espace, mais il a aussi déjà annoncé la naissance d’ici à la fin 2020 d’un petit-frère, Angosat-2. Lancé en décembre 2017 depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, l’engin de fabrication russe a accumulé les déboires. Les spécialistes du constructeur Energia RSC en avaient perdu le contrôle sitôt sa mise sur orbite. Ils avaient réussi à rétablir le contact quelques jours plus tard, avant que l’engin ne s’égare, cette fois définitivement, dans le vide intersidéral. « Le satellite est resté en orbite, du 26 au 30 décembre 2017. Après nous avons eu un problème et nous avons perdu tout contact », a concédé, penaud, un représentant de Energia RSC, Igor Frolov, lors d’une conférence de presse à Luanda.

Le ministre angolais des Télécommunications Jose Carvalho da Rocha a immédiatement fait savoir qu’il serait remplacé par Angosat-2, en vertu de l’accord signé avec la Russie. « Il commencera à être construit demain, sans aucun coût pour l’Angola (…), il aura plus de capacité et sera plus sophistiqué que son prédécesseur », s’est-il enthousiasmé, « il sera livré aux autorités angolaises dans un an et demi ». Luanda et Moscou avaient convenu en 2009 de lancer Angosat-1, dont la mission, d’une durée espérée de quinze ans, visait à améliorer les communications par satellite, l’accès à l’internet et la diffusion de programmes de radio-télévision en Afrique.

La Russie devait en superviser le fonctionnement depuis un centre de contrôle construit près de la capitale angolaise. Ce projet d’environ 280 millions de dollars a été financé par un crédit des banques d’Etat russes. Nullement découragé par ce premier échec, M. Carvalho da Rocha a confirmé les ambitions spatiales de son pays. « Nous entrons dans une nouvelle ère dont nous ne sortirons plus, l’ère de l’espace », a-t-il annoncé, « nous devons commencer à penser dès maintenant à la construction d’un satellite météo ». Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne.

Angola : un journaliste jugé pour une enquête anti-corruption

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un autre journaliste ayant reproduit l’article encoure une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Le journaliste angolais et défenseur des droits de l’homme Rafael Marques de Morais a annoncé qu’il serait jugé la semaine prochaine à huis clos pour un article de 2016 concernant le procureur général de l’époque. Rafael Marques avait mis en cause le magistrat, Joao Maria de Sousa, dans une transaction immobilière aux relents de corruption, ce qui lui vaut d’être jugé pour outrage. 

Lundi, 16 avril 2018 le procès a été ajourné, à la demande des avocats de l’ex-procureur général, qui a mis en avant son ancien statut. « Le tribunal a décrété que le procès ne pouvait pas se tenir au palais de justice, mais dans les bureaux du procureur général, et à huis clos. Ils ont ajourné le procès au 24 avril », a déclaré Rafael Marques. »C’est une atteinte à l’indépendance des tribunaux », a-t-il ajouté.

Le journaliste, responsable du site d’informations Maka Angola, et Mariano Bras, d’autres journalistes ayant reproduit l’article dans un hebdomadaire, encourent une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Un des plus célèbres opposants au pouvoir en Angola, Rafael Marques, 46 ans, est un habitué des prétoires, où il a régulièrement été jugé pour ses écrits. Il a notamment été condamné en 2015 à six mois de prison avec sursis pour « dénonciation calomnieuse » de sept généraux de l’armée dans un livre accusant le régime de couvrir des violences contre les chercheurs de diamants.

En septembre 2017, le général à la retraite Joao Lourenço a été élu président de l’Angola, après trente-huit ans de pouvoir de Jose Eduardo dos Santos. Le nouveau chef d’Etat a promis d’être l’homme du « miracle économique » et de lutter contre la corruption dans ce pays, le deuxième producteur d’or noir en Afrique, où plus de la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.