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samedi 21 juillet 2018

Sénégal : la révision du code électoral oppose

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un projet de loi impose un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle

A coup de gaz lacrymogène, les forces de l’ordre sénégalaises empêchaient mi-avril 2018, la tenue de manifestation à Dakar, interpellant selon l’opposition des dizaines de personnes, dont un ancien Premier ministre, venues protester contre l’adoption d’une révision du code électoral, à moins d’un an de la présidentielle. Selon Mayoro Faye, le chargé de communication, du Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti de l’opposition, dirigé par l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), à Dakar, « plus de 50 personnes ont été arrêtées ». Soit 12 arrestations à Saint-Louis (nord), huit à Mbacké (centre) et d’au moins quatre à Thiès (ouest). Les manifestations ont également touché Guédiawaye, près de Dakar, Ziguinchor (sud), Diourbel et Kaolack (centre), selon l’opposition et des médias locaux.

L’ex-Premier ministre Idrissa Seck (2002-2004), qui envisage de se présenter en 2019, a été interpellé alors qu’il était « en route pour l’Assemblée », selon son parti. Dans une Assemblée nationale sous haute protection, les députés ont entamé, dans une atmosphère par moments houleuse, l’examen d’un projet de loi imposant un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle. Une rixe a éclaté entre élus lorsque des députés mécontents ont tenté d’envahir la tribune, puis un élu à déchiré le texte. Les heures de débats et les discussions sont retransmises en direct à la télévision publique.

Dans le quartier des ministères, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui avaient érigé une barricade de branchages et lancé des pierres sur les véhicules de la police. De nombreux commerces et des écoles étaient fermés. Près du grand marché Sandaga, des pots de fleurs ont été renversés par des manifestants, dont plusieurs ont été embarqués par les policiers. L’opposition et des associations de la société civile avaient appelé à protester, malgré l’interdiction des manifestations dans le quartier de Dakar-Plateau, qui abrite les principales institutions du pays.

– Des opposants condamnés –

Le texte de loi à l’étude impose aux candidats de recueillir le parrainage d’1% du corps électoral, soit environ 65.000 personnes, réparties dans au moins sept des régions du pays, à raison de 2.000 par région au minimum. Les autorités affirment vouloir prévenir, par souci d’économie et de meilleure organisation du scrutin, une inflation du nombre de candidats à la présidentielle dans un pays qui compte près de 300 partis, rappelant la présence de 47 listes aux législatives de juillet 2017. « Le but unique de cette forfaiture est évident aux yeux de tous: empêcher les candidats de l’opposition » de se présenter, estime la coalition de l’opposition, appelant à s’opposer au « coup d’Etat constitutionnel du président Macky Sall ».

L’opposition s’inquiète d’une autre modification du Code électoral, qui imposerait aux candidats de jouir de leurs droits civiques, exigence jusqu’à présent absente du texte et qui pourrait barrer la route à l’ex-ministre et fils d’Aboulaye Wade, Karim Wade. Ce denier a été condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». Karim Wade a néanmoins été gracié en juin 2016 par le président Sall et réside depuis à l’étranger. Une autre figure de l’opposition, Malick Gakou, a également été interpellée avec trois des militants de sa formation, le Grand Parti, le rappeur Kilifa, membre du mouvement « Y’en a marre » et le militant Guy Marius Sagna.

Amnesty International a appelé le pouvoir à « respecter le droit de manifester pacifiquement et de s’exprimer, dans un contexte de répression de la dissidence » dans un pays généralement cité en modèle de démocratie en Afrique. L’élu Barthélémy Dias, proche du maire d’opposition de Dakar Khalifa Sall, condamné le 30 mars à cinq ans de réclusion pour « escroquerie », a écopé mardi d’une peine de six mois de prison ferme pour « outrage à magistrat » après avoir critiqué cette décision, a rappelé l’ONG.

Tanzanie: arrestation d’un chanteur en vogue pour « indécence »

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Des vidéos le montrent torse nu, enlacé dans un lit avec sa compagne.

L’un des artistes tanzaniens les plus populaires actuellement, le chanteur Diamond Platnumz, a été arrêté pour diffusion de photos « indécentes », a annoncé devant le parlement le ministre de l’Information et des Arts Harrison Mwakyembe. « Parmi nos artistes, il y en a qui commencent à diffuser de l’indécence sur les réseaux sociaux. Je vous informe qu’hier (lundi), nous avons pu arrêter le grand musicien Diamond Platnumz. Il est en train d’être interrogé par la police au sujet de photos indécentes qu’il a fait circuler », a indiqué le ministre.

Le ministre soulignant que l’artiste allait être traduit en justice a ajouté que « les réseaux sociaux ne sont pas un dépotoir de saletés de toutes sortes » et de conclure que « notre pays a une culture ». Depuis, sur les réseaux sociaux circulent des vidéos montrant le chanteur, torse nu, enlacé dans un lit avec sa compagne.

De son vrai nom, Naseeb Abdul Juma, Diamond Platnumz, 28 ans, est actuellement le musicien le plus en vogue en Tanzanie et l’un des plus en vue en Afrique de l’Est. Danseur, chanteur et compositeur, il a à son actif plusieurs chansons à succès dont le titre « Number One ».