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dimanche 20 mai 2018

Botwana : le poste frontière avec l’Afrique du Sud fermé

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

C’est la conséquence de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics à Mahikeng.

Alors qu’il prenait par au ommet du Commonwealth à Londres, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté précipitamment la rencontre pour se rendre dans le nord-ouest de son pays en proie à de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics. A son arrivée, la situation était tendue mais sous contrôle à Mahikeng, chef-lieu de la province du Nord-Ouest, après de nouvelles violences. M. Ramaphosa a « appelé au calme et au respect des lois dans la province » du Nord-ouest, selon un communiqué de la présidence. Il a demandé à la population d’exprimer ses revendications « par des moyens pacifiques plutôt que par la violence et l’anarchie », tout en exigeant de la police qu’elle fasse preuve « de la plus grande retenue » dans l’exercice de ses fonctions.

Mort de deux habitants

Depuis le début des incidents, il y a une dizaine de jours des magasins ont été pillés, des véhicules incendiés et 23 personnes arrêtées, selon la police qui a demandé des renforts. Selon les médias locaux, une personne a été tuée, mais la police n’était pas en mesure de confirmer, dans l’immédiat, l’information. Or à Mahikeng, les violences auraient éclaté après la mort de deux habitants qui s’étaient vu refuser des soins dans une clinique à cause d’une grève. Les manifestants protestent contre le manque de services publics et exigent la démission du Premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, qu’ils accusent de corruption. Ce dernier est membre du parti du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis l’avènement de la démocratie en 1994.

Poste frontière fermé

M. Ramaphosa, qui a succédé en février à Jacob Zuma, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, alors que son prédécesseur est embourbé dans plusieurs scandales. En raison des violences dans le Nord-Ouest, les autorités du Botswana ont fermé leur poste-frontière avec l’Afrique du Sud près de Mahikeng. En Afrique du Sud, les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d' »émeutes pour l’amélioration des services publics », sont quotidiennes ou presque.

Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, elles soulignent les inquiétantes faillites de la « nation arc-en-ciel ». Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau et l’électricité sont rares et les ordures s’entassent. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle en Afrique, affiche un taux de chômage de plus de 25% et une croissance au ralenti depuis plusieurs années.

Bill Gates contre une résurgence du paludisme

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La mortalité liée au paludisme en déclin depuis 2000 a grimpé à nouveau en 2016, en raison d’une stagnation des efforts

Le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates monte au créneau et met en garde contre une résurgence du paludisme, faute d’une volonté politique d’éradiquer définitivement la maladie. En effet, selon les derniers chiffre, la mortalité liée au paludisme était en déclin depuis 2000 avant de grimper à nouveau en 2016 en raison d’une stagnation des efforts pour lutter contre cette maladie mortelle. Cette régression en 2016 avec un nombre de cas en hausse doit servir d’alerte », a déclaré le cofondateur de Microsoft lors d’un sommet consacré au paludisme à Londres. « Le financement (de la recherche) doit être de long terme et nous devons nous montrer plus malin » dans la lutte contre cette maladie, « au poids inacceptable ».

Le sommet sur le paludisme se tenait en marge de celui des dirigeants des 53 pays membres du Commonwealth. Une organisation dont 90% de la population court le risque d’être atteinte de la maladie, a rappelé Bill Gates, appelant à maintenir l’effort financier pour l’éliminer. Les participants ont annoncé un investissement de 2,7 milliards de livres (3,1 milliards d’euros) dans la recherche, dont un milliard de dollars venant de Bill Gates (860 millions d’euros). Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, atteint de la maladie qui a aussi tué son frère, a déclaré qu' »un nouvel élan » était nécessaire. « Le financement est en déclin », a-t-il regretté, appelant à « renouveler l’engagement politique ». « Nous sommes à un croisement. Si nous relâchons nos efforts, nous savons que le paludisme va revenir de plus belle », a-t-il ajouté.

Plus de 445.000 personnes sont mortes du paludisme en 2016, principalement des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Un enfant en meurt toutes les deux minutes. Au total, 216 millions de personnes ont contracté la maladie cette année-là, dont 90% en Afrique où la maladie coûte 12 milliards de dollars à l’économie chaque année et absorbe 40% des dépenses de santé. Entre 2000 et 2015, la mortalité a reculé de 60%, ce qui représente sept millions de vie sauvées, a souligné Bill Gates qui finance la recherche contre cette maladie depuis 1999. Des progrès « impressionnants » mais qui doivent se poursuivre, a-t-il dit.