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dimanche 23 septembre 2018

Soupçons de corruption : Bolloré et un dirigeant d’Havas en garde à vue

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont été placés en garde à vue à Nanterre aux côtés de leur patron Vincent Bolloré, a-t-on de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Tous trois sont interrogés par la police anticorruption dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris qui vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique pour obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, en 2010-2011.

Corruption : Vincent Bolloré désormais sur la défensive

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L’industriel breton est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de concessions portuaires en Afrique

Connu pour ses stratégies offensives voire ses coups de force, l’industriel breton Vincent Bolloré se retrouve désormais en position défensive sur fond de soupçons de corruption en Afrique. En garde à vue à Nanterre dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de concessions portuaires, l’emblématique milliardaire de 66 ans a redressé au début des années 1980 le groupe familial, fondé en 1822 et spécialisé dans le papier bible et le papier à rouler OCB. En le réorientant vers le film plastique pour en faire Bolloré Technologies, il y a ajouté les transports et la logistique pétrolière et portuaire, principalement en Afrique, avant de prendre d’assaut Havas (publicité-communication), en 2005 puis Vivendi (médias), en 2014.
A chaque fois, la méthode, appelée depuis « méthode Bolloré » était la même: entrée discrète au capital du groupe visé avant d’en devenir peu à peu le premier actionnaire puis d’en prendre le contrôle en réclamant des sièges au conseil d’administration. Une prise en main qui s’accompagnait en général de l’installation d’hommes de confiance aux commandes, à l’image d’Havas, dirigé depuis 2013 par son fils cadet, Yannick Bolloré. Pourtant, le début d’année 2018 n’a pas été conforme aux habitudes pour Vincent Bolloré, avec une mise en lumière des activités africaines du groupe, sur lesquelles l’homme d’affaires tente d’être en général très discret.
Aux côtés de ses affaires, Vincent Bolloré, passé dans sa jeunesse par le secteur bancaire, a toujours su cultiver ses connexions avec les décideurs politiques français, de gauche comme de droite, ainsi que sa proximité avec un certain nombre de chefs d’Etat africains, une proximité qui est donc désormais au centre de l’attention. En effet, une nouvelle affaire qui vient s’ajouter à celle, lancée par Vincent Bolloré cette fois, contre France Télévision, à la suite d’un reportage diffusé en 2016 dans l’émission « Complément d’enquête » qui évoquait notamment les activités de la Socapalm, société spécialisée dans l’huile de palme au Cameroun et dont M. Bolloré est actionnaire minoritaire. Le reportage montrait notamment le témoignage de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.

– Passage de témoin –
Le groupe Bolloré avait porté plainte, estimant que le reportage portait atteinte à son image, réclamant à France Télévision 50 millions d’euros. Le jugement doit être rendu le 5 juin 2018. Fin 2017, c’étaient cette fois les activités de transports sur le continent qui se retrouvaient dans l’actualité, avec le procès à Eseka (centre du Cameroun) des responsables présumés de la catastrophe ferroviaire dans la même ville, en octobre 2016, qui avait fait 79 morts et 600 blessés. La compagnie ferroviaire Camrail a pour actionnaire majoritaire le groupe Bolloré.
Du côté de Vivendi également, la situation semble plus difficile pour l’homme d’affaires, qui a dû notamment renoncer à mettre la main sur l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft. Après deux ans de bataille pour en prendre le contrôle, en appliquant là encore la « méthode Bolloré », le groupe Vivendi a en effet choisi de vendre sa participation au capital de l’éditeur, face à la résistance des fondateurs, également bretons, la famille Guillemot. Une défaite pour Vincent Bolloré qui, après avoir pris le contrôle de l’autre éditeur des Guillemot, Gameloft, espérait voir sa méthode de nouveau couronnée de succès.
En Italie également, la situation de Vivendi s’avère complexe, sur fond de bataille avec le fonds américain Elliott, qui tente de lui disputer la gouvernance de Telecom Italia (TIM). Si le groupe français a remporté la première manche, l’assemblée générale du 4 mai marquera une étape potentiellement décisive. Autant de difficultés auxquelles devra faire face le fils de Vincent, Yannick, qui l’a remplacé à la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à l’issue de la dernière assemblée générale du groupe, le 19 avril 2018. Un début de passage de témoin pour M. Bolloré qui a énoncé 2022 comme échéance de son départ à la retraite, année marquant à la fois ses 70 printemps et les 200 ans de son groupe. Le 10 avril 2018, M. Bolloré avait en outre lâché les rênes de Canal+, estimant que la filiale de télévision payante de Vivendi avait entamé son redressement.

Vivendi – Guillemot Corporation – Bollore – Telecom Italia – Havas – Gameloft – Ubisoft Entertainment – Société d’édition de Canal +

Malawi : l’ex-présidente Banda est de retour

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Après quatre ans d’exil, elle rentre en vue des élections législatives et présidentielle de 2019

L’ancienne présidente du Malawi Joyce Banda, qui est accusée d’être impliquée dans un gigantesque scandale de corruption et vit en exil depuis 2014, doit rentrer dans son pays, a annoncé son porte-parole. « C’est vrai. Je peux confirmer à nos partisans et aux Malawites que l’ancienne présidente du pays Dr. Joyce Banda rentrera au pays samedi, 28 avril 2018 », a déclaré Nowa Chimpeni à la radio locale Zodiak. Joyce Banda va « réorganiser son parti » après quatre ans d’absence, au cours desquels des membres clés du Parti démocratique progressiste (DPP), dont son vice-président Uladi Mussa, ont quitté la formation, a précisé Nowa Chimpeni.
L’ancienne présidente est attendue samedi à l’aéroport international de Chileka à Blantyre, selon son porte-parole, à un an des élections législatives et présidentielle prévues en 2019. En 2017, la police du Malawi avait lancé un mandat d’arrêt contre Joyce Banda, affirmant qu’il y avait des « preuves incroyables » de son implication dans l’affaire dite « Cashgate » qui avait secoué le pays en 2013 et précipité sa défaite électorale en 2014. Dans la foulée, elle avait quitté son pays. Elle partage depuis son temps entre les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni. Il n’est toujours pas clair si le mandat d’arrêt la visant est encore d’actualité.
 En 2013, environ 30 millions de dollars avaient disparu des caisses du Malawi, petit pays pauvre d’Afrique australe, dans des détournements impliquant des dizaines de fonctionnaires, hommes d’affaires et dirigeants politiques. A la suite de ce scandale, de nombreux pays étrangers avaient retiré leur aide au pays, une décision désastreuse pour le Malawi dont le budget dépend à 40% de l’aide étrangère.
Joyce Banda fut la première femme présidente en Afrique australe. Elle avait accédé à la fonction suprême en 2012 à la suite du décès du chef de l’Etat Bingu wa Mutharika, dont elle était la vice-présidente. Mais elle avait perdu les élections en 2014 et dû céder la place à Peter Mutharika, frère cadet de l’ex-président qui avait fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

Afrique centrale : carton jaune pour les fédérations de foot

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La Fecafoot- Cameroun – a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif.

Mises en garde des instances internationales, accusations de corruption et de mal-gouvernance, mise sous tutelle… Les fédérations de football broient du noir en Afrique centrale où des élections pour élire leurs présidents ont eu lieu au Gabon et en Guinée équatoriale. « Mes priorités pour l’instant sont les compétitions nationales et internationales, la réorganisation de la fédération viendra après », a déclaré, à peine élu, Gustavo Ndong Edu, nouveau président de la Feguifut, la fédération de football de Guinée équatoriale. Réorganiser la fédération, M. Ndong Edu devra pourtant le faire tant le football équato-guinéen est mal en point: la Guinée n’a pas participé à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en 2017, les polémiques ne cessent d’enfler autour d’accusations d’ingérence des autorités dans l’administration du foot, et le championnat a été suspendu en janvier après la démission du président de la fédération.

Celui-ci, Andres Jorge Mbomio, qui était aussi ministre des sports à l’époque, ne s’était pas représenté à sa réélection, pour selon lui « sauver l’image du football » de Guinée, après de multiples critiques du fait de sa double casquette. Parallèlement, la Fédération internationale de football (Fifa) a demandé fin mars 2018 à Malabo de « débloquer » le compte bancaire de la fédération, sur lequel la Fifa verse des subventions diverses, menaçant le pays de « sanction pouvant aller jusqu’à la suspension ». Le compte a été débloqué vendredi, la veille du scrutin, selon M. Mbomio. « Les intérêts économiques et personnels sont venus mettre à mal le football de Guinée équatoriale », observe une ancienne star du ballon rond en Guinée, sous couvert d’anonymat.

– ‘Détournements d’un million de dollars’ –

Au Gabon, la fédération de football gabonaise (Fegafoot) a aussi été mise en garde par la Fifa en mars sur l’élection du nouveau président. La « non-conformité (de l’élection aux statuts de la Fegafoot) pourrait contribuer à une déstabilisation institutionnelle de la Fegafoot », disait le courrier obtenu par les médias.  Reportée, l’élection s’est finalement tenue samedi, avec comme issue la réélection du président sortant, Pierre-Alain Mounguengui. Il aura la lourde tâche de remettre d’aplomb sa fédération, qui est dans un « réel coma » et en « déliquescence », selon le journal pro-gouvernemental, L’Union. « L’issue de cette élection donne un sentiment de gâchis, c’était une occasion de repartir à zéro… Mais les intérêts personnels ont pris le dessus sur l’intérêt collectif », note Freddhy Koula, journaliste sportif gabonais, qui estime que « la corruption et les compromis sont les maîtres mots de ce type d’élection au Gabon ».

En République Démocratique du Congo (RDC), le monde du foot a vu la semaine dernière plusieurs de ses dirigeants être placés en garde à vue, dont le président de la fédération Constant Omari – qui a été remis en liberté provisoire le lendemain. M. Omari, par ailleurs vice-président de la CAF, et trois autres dirigeants du foot congolais ont été « entendus sur des présumés détournements d’un million de dollars destiné à l’organisation de quatre matches de football », a déclaré Me Alain Makengo, un défenseur des sportifs congolais, alors que la ligue congolaise de football a suspendu ses activités en solidarité avec Omari et ses hommes.

– Ancien chef antibalaka –

En RCA voisine, où une grande majorité du territoire est contrôlée par des groupes armés qui combattent pour le contrôle des ressources, la fédération est entre les mains d’un ancien chef antibalaka, Patrice-Edouard Ngaissona. Plusieurs fois par le passé dans le viseur de la justice, son nom est régulièrement cité dans les rapports de l’ONU et dans les notes d’enquête de la justice centrafricaine comme l’une des têtes de pont des milices antibalaka qui ont semé la terreur dans le pays à partir de 2013. Début février 2018, il avait défrayé la chronique en étant élu au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), suscitant les critiques d’ONG de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, il siège à l’instance africaine, et l’équipe nationale centrafricaine essaie de se qualifier pour la prochaine CAN, qui se jouera en 2019 au Cameroun.

Le champion d’Afrique y remettra à domicile son titre de 2017 en jeu, mais des doutes planent sur la capacité du pays à organiser la compétition, et la fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif. Conséquences de ces déboires de fédérations: mis à part le Cameroun, les sélections nationales de la sous-région peinent à sortir du lot, et si les joueurs vedettes jouent majoritairement en Europe, leurs coéquipiers locaux évoluant dans les championnats d’Afrique centrale, RDC, Gabon et Centrafrique en tête, n’ont souvent ni contrat, ni salaire.

Botwana : le poste frontière avec l’Afrique du Sud fermé

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C’est la conséquence de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics à Mahikeng.

Alors qu’il prenait par au ommet du Commonwealth à Londres, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté précipitamment la rencontre pour se rendre dans le nord-ouest de son pays en proie à de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics. A son arrivée, la situation était tendue mais sous contrôle à Mahikeng, chef-lieu de la province du Nord-Ouest, après de nouvelles violences. M. Ramaphosa a « appelé au calme et au respect des lois dans la province » du Nord-ouest, selon un communiqué de la présidence. Il a demandé à la population d’exprimer ses revendications « par des moyens pacifiques plutôt que par la violence et l’anarchie », tout en exigeant de la police qu’elle fasse preuve « de la plus grande retenue » dans l’exercice de ses fonctions.

Mort de deux habitants

Depuis le début des incidents, il y a une dizaine de jours des magasins ont été pillés, des véhicules incendiés et 23 personnes arrêtées, selon la police qui a demandé des renforts. Selon les médias locaux, une personne a été tuée, mais la police n’était pas en mesure de confirmer, dans l’immédiat, l’information. Or à Mahikeng, les violences auraient éclaté après la mort de deux habitants qui s’étaient vu refuser des soins dans une clinique à cause d’une grève. Les manifestants protestent contre le manque de services publics et exigent la démission du Premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, qu’ils accusent de corruption. Ce dernier est membre du parti du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis l’avènement de la démocratie en 1994.

Poste frontière fermé

M. Ramaphosa, qui a succédé en février à Jacob Zuma, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, alors que son prédécesseur est embourbé dans plusieurs scandales. En raison des violences dans le Nord-Ouest, les autorités du Botswana ont fermé leur poste-frontière avec l’Afrique du Sud près de Mahikeng. En Afrique du Sud, les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d' »émeutes pour l’amélioration des services publics », sont quotidiennes ou presque.

Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, elles soulignent les inquiétantes faillites de la « nation arc-en-ciel ». Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau et l’électricité sont rares et les ordures s’entassent. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle en Afrique, affiche un taux de chômage de plus de 25% et une croissance au ralenti depuis plusieurs années.