Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
mercredi 15 août 2018

Serge Bilé, écrivain des Noirs « inconnu »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle.

De la même manière que le soldat inconnu représente le sacrifice de tous les soldats, cet écrivain et présentateur à la télévision en Martinique espère que ses récits sur des « Noirs inconnus » mettront en lumière la vie de nombreux autres. Victimes noires des camps de la mort, ingénieur haïtien sur le Titanic, esclave-bourreau au Québec… Le Franco-Ivoirien Serge Bilé écrit sur les histoires oubliées des Noirs. Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle. « Il y a encore une méconnaissance de notre histoire (des Noirs) parce qu’elle est écrite par d’autres. L’histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on », estime M. Bilé. Or « les Noirs ne sont pas que des figurants, ils ont eu un rôle, un rôle qui n’est pas relayé, qui n’est pas raconté. L’écrivain entend « restituer leur place à tous ces gens, quels qu’ils soient » – « je ne suis pas le seul, d’autres aussi y travaillent », souligne-t-il. Car « cette mémoire est importante pour nos enfants, qui auront le sentiment que quels que soient les événements de la vie et du monde, ils ont aussi participé », explique M. Bilé.

Une histoire que M. Bilé a découverte grâce à ses lecteurs.

« Yasuké, le samouraï noir » est dans cette veine. Il raconte la vie de Yasuké, un Makua (principale ethnie de l’actuel Mozambique) capturé par des marchands d’esclaves, vendu à Goa à des Jésuites qui l’emmènent ensuite au Japon, où il entre au service du seigneur Oda Nobunaga. Celui-ci, surpris par la couleur de Yasuké, le fait même se déshabiller et se laver pour s’assurer que la couleur de sa peau n’est pas un artifice… « Depuis mon premier livre +Noirs dans les camps nazis+ (Serpent à Plumes) en 2005, mes lecteurs m’envoient des messages pour me dire +telle ou telle personnalité pourrait vous intéresser+. C’est comme ça que j’ai écrit un livre sur le seul passager noir du Titanic (Grand West) », raconte-t-il.

Un lecteur féru d’arts martiaux

Pour Yasuké, « un lecteur martiniquais féru d’arts martiaux m’a écrit pour me dire qu’il avait appris l’existence d’un samouraï noir. A partir de là, j’ai commencé à travailler, à mettre en place tout un réseau de recherche dans les archives japonaises et portugaises avec des amis japonais et portugais, et c’est comme ça j’ai retrouvé la trace de ce samouraï. » Serge Bilé brode un peu sur la vie de Yasuké pour rendre son personnage vivant mais il reste dans le carcan historique, citant des textes et témoins de l’époque, jusqu’à la dernière bataille de son seigneur, date à laquelle on perd la trace de Yasuké.

Cet écrivain qui a quitté la Côte d’Ivoire pour la France n’a jamais oublié ses racines. Lors de son premier poste de journaliste en Guyane en 1994, il a ainsi été à la rencontre des Bonis (« Noirs marrons ») découvrant qu’une partie venait de son pays natal. Il a organisé un voyage touristique de retour en Côte d’Ivoire il y a une vingtaine d’années pour faire découvrir à certains d’entre eux la terre de leurs ancêtres. Aujourd’hui, il revient tous les trois mois en Côte d’Ivoire où il tente de diffuser ses écrits. « Mon éditeur Owen m’a offert les droits pour l’Afrique. Avec la maison d’édition que j’ai créée ici (Kofiba), je publie mes livres qui se vendent entre 3.000 et 5.000 francs CFA (4,50 à 7,50 euros). Sinon, comme produits d’importation, mes livres coûteraient trop cher pour les bourses ivoiriennes », dit-il. « C’est ma petite contribution au pays ».

La photographe ivoirienne Joana Choumali exposée à Angoulême

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

du 24 mars au 29 avril 2018 au Festival L’Emoi photographique 

L’Emoi photographique est un festival de photographie qui se déroule à Angoulême en Charente du 24 mars au 29 avril 2018.
Le festival L’Emoi photographique a cette année trois invités ORLAN, Joana Choumali et Gérard Chauvin. Il propose vingt-huit expositions autour du thème « Le corps dans tous ses états ». Vingt-huit expositions dont la diversité est l’essence du festival.

Joana Choumali a documenté les fabricants locaux en Côte d’Ivoire qui modifient et/ou créent des mannequins, avec des formes conformes au goût local : hanches larges, poitrines et fesses généreuses.

Mais fait insolite, ces mannequins sont peints avec une couleur de peau de type caucasien. Ce type de mannequin s’appelle « Awoulaba », qui signifie « reine de beauté » en langue Baoulé de Côte d’Ivoire. Dans la culture populaire ivoirienne, les « Awoulaba » sont de belles femmes aux formes plantureuses. « Taille Fine », au contraire, est le terme utilisé pour identifier les mannequins conformes aux canons de beauté occidentaux.

Les femmes sont constamment exposées et influencées par les diktats de la mode, les modèles imposés par les médias et les normes mondiales qui ne sont guère représentatifs de la variété des corps féminins.

Joana Choumali superpose des photos du corps nu de vraies femmes, aux formes « parfaites » des mannequins pour représenter les «Venus», célébrités/icônes qui incarnent la «beauté parfaite» dans la Pop Culture internationale. Des femmes célèbres qui incarnent la beauté physique telles que Kim Kardashian, Naomi Campbell, Nicki Minaj etc. Ces compositions conceptuelles constituent les représentations hybrides de ce qu’une «femme parfaite» est censée être. « Awoulaba/Taille Fine » étudie le concept de la beauté et de la représentation du corps féminin dans l Afrique contemporaine. Qu’est-ce qui doit être considéré comme un corps parfait aujourd’hui? Qu’en sera-t -il dans l’Afrique de demain?

Renseignements : www.emoiphotographique.fr

Bolloré : 300 millions d’€ dans le transport et la logistique en Afrique

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les investissements du groupe vont concerner le stockage en Afrique de l’Est et « la fluidification de la logistique » sur le continent

Le groupe français Bolloré, spécialisé dans la logistique portuaire et ferroviaire va investir 300 millions d’euros en 2018, dans ces secteurs en Afrique où la croissance devrait progresser pour atteindre 3,5% en 2019. « Nous sommes déterminés à investir en Afrique (…) à participer à la transformation logistique de ce continent qui offre des perspectives de développement certaines » a dit Philippe Labonne, directeur général de Bolloré transports et logistiques. « Nous allons persévérer dans nos investissements avec un montant de 300 millions d’euros en 2018 pour améliorer les infrastructures et lancer de nouveaux projets » a poursuivi, M. Labonne, en marge du Africa CEO-forum, réunissant les patrons, qui se tient depuis lundi à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.M. Labonne a également annoncé pour « juin 2019 », la construction à Abidjan d’un deuxième terminal portuaire capable d’accueillir les « plus grands porte-conteneurs fréquentant les côtes africaines ».

Le groupe Bolloré assure depuis 2004 la gestion et l’exploitation du terminal à conteneurs du port d’Abidjan, leader en Afrique de l’Ouest et représentant 90% des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire. Le port d’Abidjan approvisionne également les pays de la sous-région dépourvus de façades maritimes (Mali, Niger et Burkina Faso). Enfin, les investissements du groupe vont concerner le stockage en Afrique de l’Est et « la fluidification de la logistique » sur le continent. « En Afrique un conteneur reste en moyenne 15 jours dans les ports contre deux en Asie, ces 13 jours font la différence entre la compétitivité d’un producteur en Afrique et la productivité d’un producteur en Asie » a souligné M. Labonne.

Bolloré, leader dans l’exportation des matières agricoles en Côte d’Ivoire, a inauguré fin février à Abidjan un nouvel entrepôt moderne destiné à accroître le stockage du cacao dont le pays est le premier producteur mondial. Le groupe a récemment construit un nouvel entrepôt ultramoderne de 600.000 m3 à Rouen (France) qui permet de livrer des produits pétroliers à l’Afrique.