Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
vendredi 19 octobre 2018

Togo : le président nigérian inquiet de l’instabilité politique

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Muhammadu Buhari, qui recevait l’ambassadeur envoyé de Lomé à Abuja craint que toute crise politique ne déborde sur les pays voisins.

Faure Gnassingbé, président du Togo et actuellement à la tête de la CEDEAO, fait face depuis cinq mois à une très forte contestation populaire, avec des marches quasi-hebdomadaires qui rassemblent des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, pour demander sa démission et la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. M. Buhari, dans son entretien avec Lene Dimban, ambassadeur envoyé de Lomé, n’a pas fait de référence directe à la crise politique qui agite le Togo, mais ce rappel à l’ordre survient quelques jours avant l’ouverture des négociations prévues entre le pouvoir togolais et l’opposition, le 15 février prochain. « Au sein de la CEDEAO (Communauté Economiques des Etats d’Afrique de l’Ouest), nous travaillons à consolider nos relations afin d’assurer la paix et la prospérité pour nos futures génération », a expliqué le président nigérian, ajoutant que cela ne pouvait se faire qu’à la condition d’une « transition pacifique ».

Le président nigérian a été le premier chef d’Etat de la région à s’exprimer sur la crise, se disant « inquiet » de « l’instabilité politique » qui règne dans le petit pays d’Afrique de l’ouest. « L’instabilité au Togo aura des conséquences régionales et nous devrons payer le prix du développement », a indiqué le président Buhari lors d’une rencontre avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, pendant le sommet Europe/Afrique d’Abidjan fin novembre.

Des représentants guinéens et ghanéens, pays médiateurs dans la crise ont annoncé la semaine dernière que le dialogue entre l’opposition togolaise et le président Faure Gnassingbé s’ouvrira le 15 février à Lomé, mais aucune des deux parties n’a pour l’heure confirmer de manière claire son intention d’y participer. Au lendemain de cette annonce, des milliers de personnes sont à nouveau descendues dans les rues de la capitale et de certaines grandes villes du pays pour protester contre l’accaparement du pouvoir par une seule famille depuis plus de 50 ans.

La France appelle le Japon à aider la force du G5 Sahel

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les 250 millions d’euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis. Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs

La ministre française de la Défense, Florence Parly, a appelé le Japon à fournir une aide financière ou matérielle à la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, à l’occasion d’une visite à Tokyo. « Un travail est en cours en ce moment dans le monde entier pour réunir des contributions qui peuvent être des contributions financières, des contributions en nature afin d’accélérer l’équipement de cette force (…) de pays parmi les plus pauvres de la planète », a déclaré Mme Parly au sujet de cette coopération entre les armées du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad.

De nombreux pays aux histoires et aux cultures très diverses ont déjà accepté de s’associer à cet effort et ici à Tokyo  » nous avons ensemble dit combien toute aide que le Japon déciderait d’apporter au G5 Sahel serait extrêmement précieuse », a déclaré la ministre, qui participe avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à des discussions dites 2+2 avec les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Japon. Mme Parly a dit avoir avec M. Le Drian évoqué auprès de Tokyo cette réunion de Bruxelles pour l’inviter à compléter son action en Afrique « déjà importante dans la contribution au développement de ces pays mais également par sa présence militaire à Djibouti ».

Les 250 millions d’euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis. Outre les 10 millions fournis par chacun des États membres du G5, l’Arabie saoudite a promis 100 millions d’euros, les Emirats arabes unis 30 millions, l’Union européenne 50 millions et les Etats-Unis 60 millions de dollars (sous forme d’aide bilatérale). Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs.

Les Etats-Unis « respectent profondément » les Africains

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

N’empêche, que selon Trump, des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador restent des « pays de merde »

Donald Trump a assuré dans un courrier aux dirigeants africains que les Etats-Unis « respectent profondément » les Africains, a-t-on appris dimanche de sources diplomatiques, deux semaines après un concert d’indignations provoqué par des propos insultants pour l’Afrique attribués au président américain. Dans cette lettre datée de jeudi 25 janvier 2018, et adressée aux chefs d’Etat rassemblés dimanche et lundi pour le 30e sommet de l’Union africaine, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, M. Trump indique par ailleurs que le secrétaire d’Etat Rex Tillerson se rendrait sur le continent en mars, pour la première fois depuis qu’il est chef de la diplomatie américaine.

Une source au sein de l’UA a confirmé l’authenticité du courrier, relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que sa réception par la Commission de l’organisation africaine. Chris Meade, un diplomate de la mission américaine auprès de l’UA, a confirmé qu’un courrier avait bien été envoyé, mais n’a pas souhaité commenter son contenu. « Les Etats-Unis respectent profondément les partenariats et les valeurs que nous partageons avec l’Union africaine, ses pays membres et ses citoyens à travers le continent. Je tiens à souligner que les Etats-Unis respectent profondément les Africains », assure le président Trump dans ce document. « Nos soldats combattent côte à côte pour défaire les terroristes » et « nous travaillons ensemble pour intensifier un commerce libre, juste et réciproque », a-t-il notamment ajouté.

Lors d’une réunion avec plusieurs sénateurs dans le Bureau ovale le 12 janvier, M. Trump avait utilisé le terme « pays de merde » en référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, selon plusieurs médias et un sénateur ayant participé à la réunion. M. Trump, dont les propos ont provoqué un concert d’indignation, s’était notamment défendu dans une formule alambiquée, affirmant que « le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés ».

Le président américain n’a pas fait référence à ces propos dans son courrier de jeudi, mais a annoncé que « le secrétaire d’Etat Rex Tillerson se rendra en Afrique pour une visite prolongée en mars ». Aux dirigeants africains, M. Trump a également dit « se réjouir à l’idée de recevoir nombre d’entre vous à la Maison Blanche ». Le 13 janvier, les ambassadeurs de 54 pays africains à l’ONU avaient exigé « rétractations » et « excuses ». Selon des sources concordantes, les 55 pays membres de l’Union africaines pourraient adopter lors du sommet d’Addis Abeba une déclaration commune condamnant les propos de M. Trump.