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mercredi 15 août 2018

Malawi : l’ex-présidente Banda est de retour

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Après quatre ans d’exil, elle rentre en vue des élections législatives et présidentielle de 2019

L’ancienne présidente du Malawi Joyce Banda, qui est accusée d’être impliquée dans un gigantesque scandale de corruption et vit en exil depuis 2014, doit rentrer dans son pays, a annoncé son porte-parole. « C’est vrai. Je peux confirmer à nos partisans et aux Malawites que l’ancienne présidente du pays Dr. Joyce Banda rentrera au pays samedi, 28 avril 2018 », a déclaré Nowa Chimpeni à la radio locale Zodiak. Joyce Banda va « réorganiser son parti » après quatre ans d’absence, au cours desquels des membres clés du Parti démocratique progressiste (DPP), dont son vice-président Uladi Mussa, ont quitté la formation, a précisé Nowa Chimpeni.
L’ancienne présidente est attendue samedi à l’aéroport international de Chileka à Blantyre, selon son porte-parole, à un an des élections législatives et présidentielle prévues en 2019. En 2017, la police du Malawi avait lancé un mandat d’arrêt contre Joyce Banda, affirmant qu’il y avait des « preuves incroyables » de son implication dans l’affaire dite « Cashgate » qui avait secoué le pays en 2013 et précipité sa défaite électorale en 2014. Dans la foulée, elle avait quitté son pays. Elle partage depuis son temps entre les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni. Il n’est toujours pas clair si le mandat d’arrêt la visant est encore d’actualité.
 En 2013, environ 30 millions de dollars avaient disparu des caisses du Malawi, petit pays pauvre d’Afrique australe, dans des détournements impliquant des dizaines de fonctionnaires, hommes d’affaires et dirigeants politiques. A la suite de ce scandale, de nombreux pays étrangers avaient retiré leur aide au pays, une décision désastreuse pour le Malawi dont le budget dépend à 40% de l’aide étrangère.
Joyce Banda fut la première femme présidente en Afrique australe. Elle avait accédé à la fonction suprême en 2012 à la suite du décès du chef de l’Etat Bingu wa Mutharika, dont elle était la vice-présidente. Mais elle avait perdu les élections en 2014 et dû céder la place à Peter Mutharika, frère cadet de l’ex-président qui avait fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

Togo : le président nigérian inquiet de l’instabilité politique

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Muhammadu Buhari, qui recevait l’ambassadeur envoyé de Lomé à Abuja craint que toute crise politique ne déborde sur les pays voisins.

Faure Gnassingbé, président du Togo et actuellement à la tête de la CEDEAO, fait face depuis cinq mois à une très forte contestation populaire, avec des marches quasi-hebdomadaires qui rassemblent des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, pour demander sa démission et la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. M. Buhari, dans son entretien avec Lene Dimban, ambassadeur envoyé de Lomé, n’a pas fait de référence directe à la crise politique qui agite le Togo, mais ce rappel à l’ordre survient quelques jours avant l’ouverture des négociations prévues entre le pouvoir togolais et l’opposition, le 15 février prochain. « Au sein de la CEDEAO (Communauté Economiques des Etats d’Afrique de l’Ouest), nous travaillons à consolider nos relations afin d’assurer la paix et la prospérité pour nos futures génération », a expliqué le président nigérian, ajoutant que cela ne pouvait se faire qu’à la condition d’une « transition pacifique ».

Le président nigérian a été le premier chef d’Etat de la région à s’exprimer sur la crise, se disant « inquiet » de « l’instabilité politique » qui règne dans le petit pays d’Afrique de l’ouest. « L’instabilité au Togo aura des conséquences régionales et nous devrons payer le prix du développement », a indiqué le président Buhari lors d’une rencontre avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, pendant le sommet Europe/Afrique d’Abidjan fin novembre.

Des représentants guinéens et ghanéens, pays médiateurs dans la crise ont annoncé la semaine dernière que le dialogue entre l’opposition togolaise et le président Faure Gnassingbé s’ouvrira le 15 février à Lomé, mais aucune des deux parties n’a pour l’heure confirmer de manière claire son intention d’y participer. Au lendemain de cette annonce, des milliers de personnes sont à nouveau descendues dans les rues de la capitale et de certaines grandes villes du pays pour protester contre l’accaparement du pouvoir par une seule famille depuis plus de 50 ans.