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vendredi 22 juin 2018

Gabon : l’opposition intègre le nouveau gouvernement

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet démissionnaire a été reconduit

Passé l’effet de surprise causée par la décision de la Cour suprême de dissoudre l’Assemblée nationale faute d’élections législatives en période normale, les choses sérieuses reprennent au Gabon. C’est ainsi que le secrétaire général de la présidence, Jean Yves Teale, a publié vendredi, 4 mai 2018, la liste de la nouvelle équipe gouvernementale qui compte 41 membres, y compris le Premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet, onze ministres d’Etat, dix-sept ministres et douze ministres délégués.

Nouveauté à pointer du doigt, l’entrée de trois personnalités de l’opposition dans cette équipe gouvernementale. Il s’agit du ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, Michel Menga M’Essone, du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou et du ministre du Commerce, David Mbadinga. Par ailleurs, Alain Claude Bilié By Nzé, ancien porte-parole du gouvernement qui était le patron du ministère de la Communication, cède son fauteuil à Guy-Bertrand Mampangou, ancien ministre de l’Enseignement supérieur. Bilie By Nzé devient ministre des Sports et de la Culture chargé du tourisme.

Cette nouvelle équipe aura la charge d’organiser les élections législatives. Selon la Cour constitutionnelle, le gouvernement n’avait pas rempli ses obligations d’organiser des élections législatives au plus tard le 30 avril 2018. Prenant de cour toutes les institutions, elle a ordonner la dissolution de l’Assemblée nationale et, en conséquence, le départ du gouvernement. Ces élections avaient été reportées à deux reprises depuis décembre 2016, les « conditions n’étant pas réunies », selon la présidence gabonaise.

L’une de ces conditions était la mise en place d’un Centre gabonais des élections (CGE), qui a finalement prêté serment mercredi, 2 mai 2018. Le CGE remplace l’ancienne Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), qui avait validé en 2016 la réélection du président Ali Bongo, contestée par l’opposition. Il revient au CGE, composé de représentants de la majorité au pouvoir et de l’opposition, de déterminer la date des prochaines élections législatives.

En attendant une nouvelle Assemblée, le Sénat prend le relais et le premier ministre et son nouveau gouvernement seront responsables devant le seul président de la République, conformément à une nouvelle Constitution votée en janvier 2018.

Gabon : la Cour constitutionnelle dissout l’Assemblée nationale et le gouvernement

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La nouvelle est tombée et a surpris. Et ceux qui voyaient en la Cour constitutionnelle, une institution au service des autorités en place en ont eu pour leur compte. Dans une annonce diffusée sur la chaîne de télévision nationale lundi 30 avril, l’institution dirigée par Marie Madeleine Mborantsuo a en effet annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale et a, par la même occasion demandé la démission du gouvernement en place. Une décision qui fait suite à l’incapacité du gouvernement actuelle dirigé par Emmanuel Issoze Ngondet d’organiser les élections législatives fixées après deux renvois pour « cas de force majeur » et pour concrétiser les actes du dialogue politique d’Angondjé, selon les délais fixés par la plus haute institution juridique du pays.

Selon la Cour, « la prorogation particulière dont (…) jouit (la Cour constitutionnelle) de maintenir en fonction, en cas de force majeure dûment constatée, les membres d’une institution dont le mandat a expiré, n’autorise pas la Haute Juridiction constitutionnelle à se substituer au peuple souverain en laissant les membres de l’Institution concernée demeurer en fonction sur des périodes qui pourraient s’assimiler à la durée normale d’un mandat ».

Le Sénat endosse toutes les responsabilités du Parlement

Après cette annonce, c’est la haute chambre du Parlement qui assurera l’intérim de l’Assemblé nationale. « Dans le souci d’assurer le fonctionnement des pouvoirs publics et partant de garantir la continuité de l’Etat, le pouvoir législatif sera représenté par le Sénat », a annoncé la Cour. Dans le même temps annonce l’institution, « le Président de la République devra nommer dans les meilleurs délais un nouveau gouvernement dont les fonctions prendront fin à la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats des élections des députés à l’Assemblée nationale organisé dans les délais fixés par ladite juridiction…». Mais quand seront organisées ces législatives controversées ? C’est la question que tout le monde.

Afrique centrale : carton jaune pour les fédérations de foot

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La Fecafoot- Cameroun – a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif.

Mises en garde des instances internationales, accusations de corruption et de mal-gouvernance, mise sous tutelle… Les fédérations de football broient du noir en Afrique centrale où des élections pour élire leurs présidents ont eu lieu au Gabon et en Guinée équatoriale. « Mes priorités pour l’instant sont les compétitions nationales et internationales, la réorganisation de la fédération viendra après », a déclaré, à peine élu, Gustavo Ndong Edu, nouveau président de la Feguifut, la fédération de football de Guinée équatoriale. Réorganiser la fédération, M. Ndong Edu devra pourtant le faire tant le football équato-guinéen est mal en point: la Guinée n’a pas participé à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en 2017, les polémiques ne cessent d’enfler autour d’accusations d’ingérence des autorités dans l’administration du foot, et le championnat a été suspendu en janvier après la démission du président de la fédération.

Celui-ci, Andres Jorge Mbomio, qui était aussi ministre des sports à l’époque, ne s’était pas représenté à sa réélection, pour selon lui « sauver l’image du football » de Guinée, après de multiples critiques du fait de sa double casquette. Parallèlement, la Fédération internationale de football (Fifa) a demandé fin mars 2018 à Malabo de « débloquer » le compte bancaire de la fédération, sur lequel la Fifa verse des subventions diverses, menaçant le pays de « sanction pouvant aller jusqu’à la suspension ». Le compte a été débloqué vendredi, la veille du scrutin, selon M. Mbomio. « Les intérêts économiques et personnels sont venus mettre à mal le football de Guinée équatoriale », observe une ancienne star du ballon rond en Guinée, sous couvert d’anonymat.

– ‘Détournements d’un million de dollars’ –

Au Gabon, la fédération de football gabonaise (Fegafoot) a aussi été mise en garde par la Fifa en mars sur l’élection du nouveau président. La « non-conformité (de l’élection aux statuts de la Fegafoot) pourrait contribuer à une déstabilisation institutionnelle de la Fegafoot », disait le courrier obtenu par les médias.  Reportée, l’élection s’est finalement tenue samedi, avec comme issue la réélection du président sortant, Pierre-Alain Mounguengui. Il aura la lourde tâche de remettre d’aplomb sa fédération, qui est dans un « réel coma » et en « déliquescence », selon le journal pro-gouvernemental, L’Union. « L’issue de cette élection donne un sentiment de gâchis, c’était une occasion de repartir à zéro… Mais les intérêts personnels ont pris le dessus sur l’intérêt collectif », note Freddhy Koula, journaliste sportif gabonais, qui estime que « la corruption et les compromis sont les maîtres mots de ce type d’élection au Gabon ».

En République Démocratique du Congo (RDC), le monde du foot a vu la semaine dernière plusieurs de ses dirigeants être placés en garde à vue, dont le président de la fédération Constant Omari – qui a été remis en liberté provisoire le lendemain. M. Omari, par ailleurs vice-président de la CAF, et trois autres dirigeants du foot congolais ont été « entendus sur des présumés détournements d’un million de dollars destiné à l’organisation de quatre matches de football », a déclaré Me Alain Makengo, un défenseur des sportifs congolais, alors que la ligue congolaise de football a suspendu ses activités en solidarité avec Omari et ses hommes.

– Ancien chef antibalaka –

En RCA voisine, où une grande majorité du territoire est contrôlée par des groupes armés qui combattent pour le contrôle des ressources, la fédération est entre les mains d’un ancien chef antibalaka, Patrice-Edouard Ngaissona. Plusieurs fois par le passé dans le viseur de la justice, son nom est régulièrement cité dans les rapports de l’ONU et dans les notes d’enquête de la justice centrafricaine comme l’une des têtes de pont des milices antibalaka qui ont semé la terreur dans le pays à partir de 2013. Début février 2018, il avait défrayé la chronique en étant élu au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), suscitant les critiques d’ONG de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, il siège à l’instance africaine, et l’équipe nationale centrafricaine essaie de se qualifier pour la prochaine CAN, qui se jouera en 2019 au Cameroun.

Le champion d’Afrique y remettra à domicile son titre de 2017 en jeu, mais des doutes planent sur la capacité du pays à organiser la compétition, et la fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été placée sous tutelle d’un comité de normalisation après la dissolution par la Fifa en août 2017 de son comité exécutif. Conséquences de ces déboires de fédérations: mis à part le Cameroun, les sélections nationales de la sous-région peinent à sortir du lot, et si les joueurs vedettes jouent majoritairement en Europe, leurs coéquipiers locaux évoluant dans les championnats d’Afrique centrale, RDC, Gabon et Centrafrique en tête, n’ont souvent ni contrat, ni salaire.

Côte d’Ivoire : baromètre avant l’ouverture du paysage audiovisuel

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Ainsi s’annonce la fin d’un demi-siècle de monopole de la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique)

Un baromètre de la télévision numérique terrestre (TNT) va être lancé en mai 2018 en Côte d’Ivoire et trois autres pays africains, où la libéralisation du paysage audiovisuel est en cours, ont annoncé les groupes Médiamétrie et Omedia. La Côte d’Ivoire doit lancer sa TNT d’ici à la fin de l’année, avec quatre chaînes gratuites (dont une d’information continue) et deux bouquets payants. Ce sera la fin d’un demi-siècle de monopole de la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique), dont l’opposition conteste l’impartialité.

Ce baromètre permettra d’évaluer, deux fois par an, si les populations connaissent la TNT et si elles envisagent de s’équiper d’un décodeur pour la recevoir. Des informations utiles tant pour les pouvoirs publics que pour les diffuseurs des chaînes et les annonceurs publicitaires, ont expliqué lors d’une conférence de presse les promoteurs du baromètre, le directeur exécutif de Médiamétrie, Benoît Cassaigne, et le directeur général d’Omedia, Christophe Gondry. Parmi les trois autres pays couverts par cet outil de mesure, seul le Sénégal a déjà lancé sa TNT en 2016, le Mali et le Gabon doivent le faire. Près de 20% de la population sénégalaise s’est déjà équipée en décodeurs TNT.

L’ensemble de l’Afrique est censé basculer sur la TNT d’ici a 2020, mais seulement six pays l’ont déjà fait. Les enjeux sont importants, bien au-delà d’une simple évolution technique, a souligné Arnaud Annebicque, directeur du développement Afrique et Europe de Médiamétrie, un des leaders mondiaux de la mesure d’audience des médias. « La TNT va permettre d’augmenter le nombre de chaînes et donc de favoriser la création et la production nationales, de faire émerger les talents africains. Il s’agit pour les pays africains de reprendre la main par rapport aux chaînes satellitaires » d’Europe et du Moyen-Orient. « La TNT va aussi faire naître une vraie concurrence, faire croître le marché publicitaire, donc la consommation, c’est donc un facteur de croissance, non seulement pour le marché des médias, mais pour l’économie dans son ensemble », a-t-il estimé.

Afrique du Sud : découverte du corps du Franco-Gabonais porté disparu

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David Bellet-Brissaud, le triathlète amateur a été retrouvé noyé avec un pneu attaché à la cheville.

Le corps de l’athlète amateur franco-gabonais porté disparu depuis une semaine en Afrique du Sud a été retrouvé dans le port de Port Elizabeth (sud), a-t-on appris auprès de la police. Après avoir visionné de nouvelles images enregistrées par des caméras de vidéo-surveillance, la police a effectué de nouvelles recherches jeudi dans le port, à l’aide de chiens et de plongeurs. Selon la porte-parole locale de la police, Priscilla Naidu, « Il portait à la cheville un pneu attaché par une corde », a-t-elle précisé.

La police privilégie la thèse du suicide.

David Bellet Brissaud, âgé de 48 ans et qui vivait au Gabon, s’était rendu en Afrique du Sud pour un triathlon. Il avait quitté, dans la nuit du 12 au 13 avril 2018, l’hôtel de Port Elizabeth où il séjournait. Il avait laissé ses papiers et son téléphone portable derrière lui. Sa femme, qui l’accompagnait en Afrique du Sud, s’était aperçue de son départ plus tard dans la nuit. Sa famille avait offert une récompense de 12.000 rands (800 euros) pour toute information pouvant aider la police à le retrouver.

Triathlon : un Français disparait en Afrique du sud

 

Le général Mokoko dans tout ça ?

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Fidèle Samb s’interroge sur la stratégie de l’Occident face au sort du prisonnier et général Mokoko. Il semble délaissé au profit d’opposants au Gabon et en RDC.

Le samedi 3 février se réunissaient à Paris, les amis du général Jean-Marie Michel MOKOKO. Ce dernier est détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis le 14 juin 2016 pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Les participants à cette réunion souhaitent créer une alliance nationale autour de l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016. Une condition nécessaire pour « vaincre la dictature en place à Brazzaville » peut-on lire dans le communiqué de presse issu de la réunion.

Les soutiens du général s’interrogent aussi sur le manque d’engagement et de pression de la communauté internationale exercé sur le président SASSOU pour exiger sa libération. Certains n’hésitent pas à faire un parallèle avec les pays voisins, comme au Gabon ou en RDC.

Ils s’interrogent sur le peu d’engagement de la France, pays des droits de l’Homme, à défendre les intérêts d’un officier formé en son temps sur les bancs de la prestigieuse Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Transfuge

Faisant référence à la situation à Libreville, ils constatent que l’opposant Jean PING qui revendique toujours sa victoire à la présidentielle d’août 2016 bénéficie lui d’une grande liberté de mouvement et de parole. Il peut aussi compter sur le soutien des représentants de la France et de l’Union Européenne basés dans la capitale gabonaise. « Le général MOKOKO croupit en prison depuis des mois. Il a la nationalité française et l’ambassade de France semble l’avoir oublié. Jean PING lui n’a jamais été mis en prison » explique, sous l’anonymat, un proche de MOKOKO.

D’autres parlent de l’affaire Bertrand NZIBI, transfuge du Parti Démocratique Gabonais (parti au pouvoir) devenu opposant quelques semaines avant le début de la campagne présidentielle en 2016.

« Certes, il est en prison, mais son sort n’est pas comparable à celui de MOKOKO » poursuit le conseiller. Il fait allusion aux images montrant son champion, amaigri et épuisé, lors de sa comparution au tribunal de Brazzaville ; signes manifestes de malnutrition et de mauvais traitements en prison.

« Rien à avoir avec Bertrand NZIBI ! » Ses proches ont un moment parlé de mauvaises conditions de détention. Elles ont vite été démenties par le pouvoir gabonais qui a fait circuler une photo du prisonnier en tongues, téléphone en main et plutôt bien portant.

Rassemblement

Récemment, la consule des Etats-Unis était présente au procès de Bertrand NZIBI qui n’est pourtant pas un poids lourd de l’opposition gabonaise et Amnesty International vient aussi de se saisir de son dossier.

En contrepoint, les amis du général MOKOKO pâtissent eux du grand intérêt porté par la communauté internationale aux récents évènements à Kinshasa.

Il convient donc de s’interroger sur la politique de deux poids deux mesures de Washington, Paris, Bruxelles, vis-à-vis des capitales de l’Afrique centrale.

Aujourd’hui, tous les Congolais misent sur le rassemblement du peuple et de sa diaspora avec la création d’un grand parti national. Ils espèrent unir leurs voix pour mieux se faire entendre de la communauté internationale, tant il est patent que l’aide attendue ne viendra pas forcément de l’extérieur.