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vendredi 19 octobre 2018

Le 1er satellite angolais perdu dans l’espace

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Ce projet d’environ 280 millions de dollars est financé par un crédit des banques d’Etat russes.

Le gouvernement angolais a prononcé il y a quelques jours le décès prématuré de son premier satellite national, Angosat-1, perdu dans l’espace, mais il a aussi déjà annoncé la naissance d’ici à la fin 2020 d’un petit-frère, Angosat-2. Lancé en décembre 2017 depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, l’engin de fabrication russe a accumulé les déboires. Les spécialistes du constructeur Energia RSC en avaient perdu le contrôle sitôt sa mise sur orbite. Ils avaient réussi à rétablir le contact quelques jours plus tard, avant que l’engin ne s’égare, cette fois définitivement, dans le vide intersidéral. « Le satellite est resté en orbite, du 26 au 30 décembre 2017. Après nous avons eu un problème et nous avons perdu tout contact », a concédé, penaud, un représentant de Energia RSC, Igor Frolov, lors d’une conférence de presse à Luanda.

Le ministre angolais des Télécommunications Jose Carvalho da Rocha a immédiatement fait savoir qu’il serait remplacé par Angosat-2, en vertu de l’accord signé avec la Russie. « Il commencera à être construit demain, sans aucun coût pour l’Angola (…), il aura plus de capacité et sera plus sophistiqué que son prédécesseur », s’est-il enthousiasmé, « il sera livré aux autorités angolaises dans un an et demi ». Luanda et Moscou avaient convenu en 2009 de lancer Angosat-1, dont la mission, d’une durée espérée de quinze ans, visait à améliorer les communications par satellite, l’accès à l’internet et la diffusion de programmes de radio-télévision en Afrique.

La Russie devait en superviser le fonctionnement depuis un centre de contrôle construit près de la capitale angolaise. Ce projet d’environ 280 millions de dollars a été financé par un crédit des banques d’Etat russes. Nullement découragé par ce premier échec, M. Carvalho da Rocha a confirmé les ambitions spatiales de son pays. « Nous entrons dans une nouvelle ère dont nous ne sortirons plus, l’ère de l’espace », a-t-il annoncé, « nous devons commencer à penser dès maintenant à la construction d’un satellite météo ». Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne.

Télévision: « Complément d’enquête » attaqué par Bolloré

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

« Tout est vrai », se défend Tristan Waleckx, devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Le reportage de « Complément d’enquête » consacré à Vincent Bolloré était-il diffamatoire? L’auteur de cette enquête diffusée en 2016 sur France 2 a été mis sur le gril par l’avocat de l’homme d’affaires qui a dénoncé un travail journalistique « à charge ». « Tout est vrai dans ce que j’ai dit », s’est défendu son auteur, le journaliste d’investigation Tristan Waleckx, devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Dans ce documentaire, récompensé par le prix Albert-Londres et diffusé en avril et juillet 2016, le journaliste retrace le parcours de l’industriel, de la reprise de la fabrique familiale de papier à cigarettes OCB en Bretagne à la construction de son empire, en passant par la reprise en main de Canal+ et sa présence en Afrique. Tristan Waleckx, poursuivi dans cette procédure avec la présidente de France Télévisions –absente à l’audience–, a été longuement questionné sur l' »équilibre » et « la prudence dans le propos » dans ce reportage qui lui a demandé six mois de travail. Le reporter de 32 ans a répondu avoir voulu « montrer la complexité du personnage » et affirmé avoir essayé à maintes reprises de rencontrer Vincent Bolloré. En vain.

« Germinal des tropiques »

Neuf passages du reportage de 72 minutes sont mis en cause par l’entrepreneur, ainsi que par ses sociétés Bolloré SA et Bolloré Africa Logistics, également parties civiles. Sont notamment ciblés les extraits consacrés aux activités de la Socapalm, société qui produit de l’huile de palme au Cameroun et dont M. Bolloré est actionnaire. Des sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres, y témoignent face caméra. « Tous » étaient « unanimes » pour dénoncer leurs conditions de travail, assure M. Waleckx. « Nous sommes dans l’exploitation la plus misérable qui soit et ça embête Vincent Bolloré qu’on le dise », a dit Me Jean Castelain, avocat de la défense, plaidant la « relaxe » pour un « veilleur de l’humanité » qui « nous dit ce qu’est ce Germinal des tropiques ». « Ne privez pas la presse du droit d’enquêter sur les plus puissants d’entre nous », a exhorté le bâtonnier.

Réclamant « 150.000 euros par partie civile », l’avocat de l’industriel, Me Olivier Baratelli, a fustigé un portrait « mis en scène », « une charge de la garde montée » contre son client et son empire, repoussant l’accusation de « procédure-bâillon ». « Lorsque je choisis d’attaquer, c’est que les bornes ont été dépassées », a-t-il assuré. Et d’étriller un « jeune » reporter « épris de ses qualités », à « la malhonnêteté viscérale vissée au corps ». « Je suis quelqu’un qui doute tout le temps », a rétorqué le reporter en fin d’audience.

Le reportage évoquait également les conditions d’attribution d’une concession portuaire de la ville camerounaise de Kribi en 2015, le journaliste posant la question d’éventuels « passe-droits » ayant profité à Vincent Bolloré. « Le mot +corruption+ n’apparaît jamais dans le sujet », s’est défendu M. Waleckx, reprochant à Me Baratelli de lui « faire dire des choses (qu’il) n’a pas dites, à coup de citations tronquées ». Sur ce seul volet de l’affaire, le ministère public a dit ses doutes sur la « bonne foi » du journaliste tout en laissant au tribunal le soin d’apprécier le caractère diffamatoire de ces extraits.

Lors d’une procédure distincte devant le tribunal de commerce de Paris la semaine dernière, Me Baratelli avait réclamé 50 millions d’euros de dommages et intérêts pour atteinte aux intérêts commerciaux du groupe Bolloré. Une autre procédure en diffamation a également été intentée au Cameroun par la Socapalm contre M. Waleckx et France Télévisions notamment. Le jugement doit être rendu le 5 juin.