Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
mardi 18 décembre 2018

CotonTchad : l’entreprise publique passe sous contrôle japonais

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche des 50% du PIB.

Le Tchad a décidé de privatiser la principale société cotonnière du pays. CotonTchad va passer sous le contrôle du groupe Olam international, détenu par le japonais Mitsubishi et un fonds souverain singapourien. Cette privatisation, encouragée par le FMI, doit permettre de faire remonter la production nationale de coton à 300.000 tonnes d’ici 2023, tombée en 2017 à 25.000 tonnes. «L’État cède 60% de son capital au groupe Olam international et 5% aux producteurs de coton à titre gratuit», ont indiqué les autorités de N’Djamena.

Relever la production

Depuis sa restructuration en 2012, la CotonTchad Société Nouvelle (SN) n’a pas réussi à sortir la filière coton de la crise, malgré un montant de subventions de plus de 173 milliards de FCFA sur cinq ans (près de 264 millions d’euros). La production nationale pour 2017-2018 sera d’à peine 25.000 tonnes. Un plan de développement quinquennal prévoit la remontée de la production du coton graine à 300.000 tonnes d’ici 2023 et le financement à 100% des campagnes agricoles par Olam sans recours aux garanties ou aux subventions de l’Etat.

Moderniser les usines

Dans cet accord, «Olam s’engage à réhabiliter toutes les usines et installations d’égrenage et à la réhabilitation de l’huilerie de Moundou», la deuxième ville du pays et capitale économique du Tchad. Le coton tchadien est cultivé essentiellement au sud du pays où sont concentrées sept usines de la société. Société de courtage présente dans plus de 60 pays, Olam a été créée en 1989 au Nigeria pour exporter des noix de cajou vers l’Inde. L’entreprise est majoritairement détenue par le japonais Mitsubishi et par Temasek, le fonds souverain de la république de Singapour.

Réduire le déficit budgétaire

«La chute des cours du pétrole en 2014, conjuguée à la détérioration de la situation sécuritaire, ont conduit le pays à une profonde récession en 2016», indique la Banque Mondiale. Comme la plupart des pays de la sous-région Afrique centrale, le Tchad possède un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour continuer à avoir accès aux crédits du FMI, N’Djamena a mis en place des mesures d’austérité, provoquant deux mois de grèves de la fonction publique. Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche dangereusement de 50% du PIB.

Serge Bilé, écrivain des Noirs « inconnu »

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle.

De la même manière que le soldat inconnu représente le sacrifice de tous les soldats, cet écrivain et présentateur à la télévision en Martinique espère que ses récits sur des « Noirs inconnus » mettront en lumière la vie de nombreux autres. Victimes noires des camps de la mort, ingénieur haïtien sur le Titanic, esclave-bourreau au Québec… Le Franco-Ivoirien Serge Bilé écrit sur les histoires oubliées des Noirs. Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle. « Il y a encore une méconnaissance de notre histoire (des Noirs) parce qu’elle est écrite par d’autres. L’histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on », estime M. Bilé. Or « les Noirs ne sont pas que des figurants, ils ont eu un rôle, un rôle qui n’est pas relayé, qui n’est pas raconté. L’écrivain entend « restituer leur place à tous ces gens, quels qu’ils soient » – « je ne suis pas le seul, d’autres aussi y travaillent », souligne-t-il. Car « cette mémoire est importante pour nos enfants, qui auront le sentiment que quels que soient les événements de la vie et du monde, ils ont aussi participé », explique M. Bilé.

Une histoire que M. Bilé a découverte grâce à ses lecteurs.

« Yasuké, le samouraï noir » est dans cette veine. Il raconte la vie de Yasuké, un Makua (principale ethnie de l’actuel Mozambique) capturé par des marchands d’esclaves, vendu à Goa à des Jésuites qui l’emmènent ensuite au Japon, où il entre au service du seigneur Oda Nobunaga. Celui-ci, surpris par la couleur de Yasuké, le fait même se déshabiller et se laver pour s’assurer que la couleur de sa peau n’est pas un artifice… « Depuis mon premier livre +Noirs dans les camps nazis+ (Serpent à Plumes) en 2005, mes lecteurs m’envoient des messages pour me dire +telle ou telle personnalité pourrait vous intéresser+. C’est comme ça que j’ai écrit un livre sur le seul passager noir du Titanic (Grand West) », raconte-t-il.

Un lecteur féru d’arts martiaux

Pour Yasuké, « un lecteur martiniquais féru d’arts martiaux m’a écrit pour me dire qu’il avait appris l’existence d’un samouraï noir. A partir de là, j’ai commencé à travailler, à mettre en place tout un réseau de recherche dans les archives japonaises et portugaises avec des amis japonais et portugais, et c’est comme ça j’ai retrouvé la trace de ce samouraï. » Serge Bilé brode un peu sur la vie de Yasuké pour rendre son personnage vivant mais il reste dans le carcan historique, citant des textes et témoins de l’époque, jusqu’à la dernière bataille de son seigneur, date à laquelle on perd la trace de Yasuké.

Cet écrivain qui a quitté la Côte d’Ivoire pour la France n’a jamais oublié ses racines. Lors de son premier poste de journaliste en Guyane en 1994, il a ainsi été à la rencontre des Bonis (« Noirs marrons ») découvrant qu’une partie venait de son pays natal. Il a organisé un voyage touristique de retour en Côte d’Ivoire il y a une vingtaine d’années pour faire découvrir à certains d’entre eux la terre de leurs ancêtres. Aujourd’hui, il revient tous les trois mois en Côte d’Ivoire où il tente de diffuser ses écrits. « Mon éditeur Owen m’a offert les droits pour l’Afrique. Avec la maison d’édition que j’ai créée ici (Kofiba), je publie mes livres qui se vendent entre 3.000 et 5.000 francs CFA (4,50 à 7,50 euros). Sinon, comme produits d’importation, mes livres coûteraient trop cher pour les bourses ivoiriennes », dit-il. « C’est ma petite contribution au pays ».

La France appelle le Japon à aider la force du G5 Sahel

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les 250 millions d’euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis. Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs

La ministre française de la Défense, Florence Parly, a appelé le Japon à fournir une aide financière ou matérielle à la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, à l’occasion d’une visite à Tokyo. « Un travail est en cours en ce moment dans le monde entier pour réunir des contributions qui peuvent être des contributions financières, des contributions en nature afin d’accélérer l’équipement de cette force (…) de pays parmi les plus pauvres de la planète », a déclaré Mme Parly au sujet de cette coopération entre les armées du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad.

De nombreux pays aux histoires et aux cultures très diverses ont déjà accepté de s’associer à cet effort et ici à Tokyo  » nous avons ensemble dit combien toute aide que le Japon déciderait d’apporter au G5 Sahel serait extrêmement précieuse », a déclaré la ministre, qui participe avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à des discussions dites 2+2 avec les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Japon. Mme Parly a dit avoir avec M. Le Drian évoqué auprès de Tokyo cette réunion de Bruxelles pour l’inviter à compléter son action en Afrique « déjà importante dans la contribution au développement de ces pays mais également par sa présence militaire à Djibouti ».

Les 250 millions d’euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis. Outre les 10 millions fournis par chacun des États membres du G5, l’Arabie saoudite a promis 100 millions d’euros, les Emirats arabes unis 30 millions, l’Union européenne 50 millions et les Etats-Unis 60 millions de dollars (sous forme d’aide bilatérale). Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs.