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dimanche 9 décembre 2018

Mandela : le discours de la Fondation lu par B. Obama

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le premier président démocratiquement élu d’Afrique du Sud aurait eu 100 ans cette année 2018.

L’ancien président américain Barack Obama prononcera le discours annuel de la Fondation Mandela en Afrique du Sud le 17 juillet, année du centième anniversaire de la naissance du premier chef d’Etat noir sud-africain. « Cette année, on a hâte de recevoir le président Obama pour le discours annuel de la Fondation » à Johannesburg, a déclaré Sello Hatang, président de la Fondation Mandela chargée de garder vivant l’héritage du prix Nobel de la paix. « Qui de mieux pour représenter l’héritage de Madiba (le nom de clan de Nelson Mandela) que celui qui, à nos yeux, s’est vu passer le témoin en devenant président de son pays ? », a-t-il ajouté. Selon le New York Times, Barack Obama séjournera pendant cinq jours à Johannesburg en juillet pour des réunions et la formation de 200 jeunes en matière de leadership.
Chaque année, la Fondation Mandela confie à un invité de prestige le soin de prononcer un discours à l’occasion de l’anniversaire de Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013. Parmi les précédents intervenants figurent l’ancien président américain Bill Clinton, l’ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates. Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela, icône mondiale de la lutte contre l’apartheid, était devenu le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999.
A sa mort en 2013, Barack Obama avait confié que Nelson Mandela représentait l’une de ses grandes références morales, avec l’ancien président des Etats-Unis Abraham Lincoln et le défenseur américain des droits civiques Martin Luther King. « Je fais partie des millions de personnes qui ont été inspirées par la vie de Nelson Mandela », avait alors confié Barack Obama. « Ma tout première démarche politique, la première chose que j’ai faite qui touchait à la politique, fut une manifestation contre l’apartheid. J’ai étudié ses paroles et ses écrits », avait-il dit.
A la mort de Nelson Mandela, Barack Obama s’était rendu en Afrique du Sud pour une cérémonie d’hommage au père de la « Nation arc-en-ciel » et apôtre de la réconciliation. « Il est difficile de faire l’éloge d’un homme… encore plus difficile de faire celle d’un géant de l’Histoire, qui a conduit une nation vers la justice », avait déclaré le président américain d’alors acclamé par la foule. Les deux hommes s’étaient rencontrés une fois, en 2005 à Washington. Nelson Mandela avait été « fou de joie » lors de l’élection en 2008 de Barack Obama, « parce qu’il y voyait un moment clé dans l’histoire des Etats-Unis », a raconté Sello Hatang.

Deuil : « Winnie » héroïne intouchable

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

L’Afrique du Sud a décrété un deuil national pour les funérailles de la très populaire « Winnie », décédée à l’âge de 81 ans.

« Héroïne » de la lutte de libération, « roc de notre nation », « battante hors du commun »… Au milieu de ce concert d’hommages, les rares voix qui osent rappeler les dérapages de l’icone de la lutte anti-apartheid Winnie Mandela sont vilipendées. Dans le township de Soweto, près de Johannesburg, où elle vivait, voisins, admirateurs et personnalités politiques se pressent sans discontinuer pour présenter leurs condoléances à la famille de la militante politique et féministe, ancienne épouse du premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela.

L’actuel chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, a salué « l’une des femmes les plus importantes de notre bataille » contre le régime raciste blanc, tombé en 1994. Son prédécesseur, Jacob Zuma, a rendu hommage à « l’un des piliers » de la cause noire, qu’elle a défendue au prix de tortures, d’humiliations et de séjours en prison pendant les vingt-sept années d’incarcération de Nelson Mandela. Dans ce festival d’éloges posthumes, l’ancien président Thabo Mbeki a pris le risque de faire tâche. Il a certes loué le « courage » de Winnie Mandela, mais il a aussi rappelé son parcours complexe et controversé: ses appels à la violence et les méthodes musclées de sa garde rapprochée, le « Mandela United Football Club » (MUFC).

 ‘Une erreur’ 

En 1986, dans le township de Munsieville près de Johannesburg, la fougueuse Winnie avait lancé à la foule un véritable appel au meurtre en ces termes: « Ensemble, main dans la main, avec nos boîtes d’allumettes et nos colliers, nous libérerons ce pays ». Une référence au supplice du pneu enflammé. « C’était une erreur », a jugé M. Mbeki, un de ses camarades de lutte, qui a aussi dénoncé les dérapages du MUFC. « Pour une personne comme elle qui a joué un rôle crucial » dans la lutte contre l’apartheid, a-t-il insisté, « salir ce rôle en étant impliquée dans des choses pareilles, c’était incorrect ». « Toutes ses décisions étaient-elles justes ? », s’est aussi demandé l’avocat de Winnie, Dikgang Moseneke. « Non, pas toutes (…) Avait-elle des limites ? Tous les héros en ont ».

En 1991, Winnie Mandela avait été reconnue coupable de l’enlèvement d’un adolescent, Stompie Seipei, décédé ensuite. Sa condamnation à six ans de réclusion avait été commuée, en appel, en amende et deux ans de prison avec sursis. « On doit reconnaître que quelque chose a mal tourné, terriblement mal tourné », avait estimé en 1997 le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, l’un de ses fervents admirateurs. « C’est vrai », avait-elle concédé la même année devant la Commission vérité et réconciliation, qui l’avait déclarée « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’Homme » commises par le MUFC.

 ‘Médisances’ 

Le gouvernement, lui, n’a pas apprécié ces « médisances » à l’encontre de Winnie, et dénoncé une « déformation malveillante » de la vérité, notamment de la part de médias internationaux. « Les tentatives de présenter l’héritage » de Winnie Mandela sous un jour « clivant » rappellent la propagande du régime de l’apartheid, a jugé, furieuse, la ministre de la Communication, Nomvula Mokoynane. « Il faut se rappeler aussi bien les bonnes choses » que Winnie a « faites pour ce pays que les erreurs qu’elles a commises », a osé affirmer mercredi le journal sud-africain Sowetan, se démarquant là de la plupart des médias nationaux. « Mama n’était pas un ange (…) Après tout, Winnie était simplement humaine », a insisté le quotidien.

Le chef de la gauche radicale, Julius Malema, protégé de Winnie, a lui aussi dénoncé les critiques visant « la mère de la nation », accusant « les racistes de l’insulter ». « Même après sa mort ils ont peur d’elle, et c’est pour ça (…) qu’ils continuent à la présenter sous un jour que nous ne connaissons pas », a-t-il déploré, « mais les masses connaissent la vérité ». « Tout au long de sa vie », Winnie « a dû se battre », rappelle l’hebdomadaire Mail & Guardian. « Et maintenant, il semble que la bataille se poursuive au-delà de la mort », regrette-t-il, exprimant une opinion largement répandue en Afrique du Sud.