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dimanche 27 mai 2018

Sénégal : la révision du code électoral oppose

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un projet de loi impose un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle

A coup de gaz lacrymogène, les forces de l’ordre sénégalaises empêchaient mi-avril 2018, la tenue de manifestation à Dakar, interpellant selon l’opposition des dizaines de personnes, dont un ancien Premier ministre, venues protester contre l’adoption d’une révision du code électoral, à moins d’un an de la présidentielle. Selon Mayoro Faye, le chargé de communication, du Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti de l’opposition, dirigé par l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), à Dakar, « plus de 50 personnes ont été arrêtées ». Soit 12 arrestations à Saint-Louis (nord), huit à Mbacké (centre) et d’au moins quatre à Thiès (ouest). Les manifestations ont également touché Guédiawaye, près de Dakar, Ziguinchor (sud), Diourbel et Kaolack (centre), selon l’opposition et des médias locaux.

L’ex-Premier ministre Idrissa Seck (2002-2004), qui envisage de se présenter en 2019, a été interpellé alors qu’il était « en route pour l’Assemblée », selon son parti. Dans une Assemblée nationale sous haute protection, les députés ont entamé, dans une atmosphère par moments houleuse, l’examen d’un projet de loi imposant un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle. Une rixe a éclaté entre élus lorsque des députés mécontents ont tenté d’envahir la tribune, puis un élu à déchiré le texte. Les heures de débats et les discussions sont retransmises en direct à la télévision publique.

Dans le quartier des ministères, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui avaient érigé une barricade de branchages et lancé des pierres sur les véhicules de la police. De nombreux commerces et des écoles étaient fermés. Près du grand marché Sandaga, des pots de fleurs ont été renversés par des manifestants, dont plusieurs ont été embarqués par les policiers. L’opposition et des associations de la société civile avaient appelé à protester, malgré l’interdiction des manifestations dans le quartier de Dakar-Plateau, qui abrite les principales institutions du pays.

– Des opposants condamnés –

Le texte de loi à l’étude impose aux candidats de recueillir le parrainage d’1% du corps électoral, soit environ 65.000 personnes, réparties dans au moins sept des régions du pays, à raison de 2.000 par région au minimum. Les autorités affirment vouloir prévenir, par souci d’économie et de meilleure organisation du scrutin, une inflation du nombre de candidats à la présidentielle dans un pays qui compte près de 300 partis, rappelant la présence de 47 listes aux législatives de juillet 2017. « Le but unique de cette forfaiture est évident aux yeux de tous: empêcher les candidats de l’opposition » de se présenter, estime la coalition de l’opposition, appelant à s’opposer au « coup d’Etat constitutionnel du président Macky Sall ».

L’opposition s’inquiète d’une autre modification du Code électoral, qui imposerait aux candidats de jouir de leurs droits civiques, exigence jusqu’à présent absente du texte et qui pourrait barrer la route à l’ex-ministre et fils d’Aboulaye Wade, Karim Wade. Ce denier a été condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». Karim Wade a néanmoins été gracié en juin 2016 par le président Sall et réside depuis à l’étranger. Une autre figure de l’opposition, Malick Gakou, a également été interpellée avec trois des militants de sa formation, le Grand Parti, le rappeur Kilifa, membre du mouvement « Y’en a marre » et le militant Guy Marius Sagna.

Amnesty International a appelé le pouvoir à « respecter le droit de manifester pacifiquement et de s’exprimer, dans un contexte de répression de la dissidence » dans un pays généralement cité en modèle de démocratie en Afrique. L’élu Barthélémy Dias, proche du maire d’opposition de Dakar Khalifa Sall, condamné le 30 mars à cinq ans de réclusion pour « escroquerie », a écopé mardi d’une peine de six mois de prison ferme pour « outrage à magistrat » après avoir critiqué cette décision, a rappelé l’ONG.

Botwana : le poste frontière avec l’Afrique du Sud fermé

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C’est la conséquence de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics à Mahikeng.

Alors qu’il prenait par au ommet du Commonwealth à Londres, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté précipitamment la rencontre pour se rendre dans le nord-ouest de son pays en proie à de violentes manifestations contre la corruption et le manque de services publics. A son arrivée, la situation était tendue mais sous contrôle à Mahikeng, chef-lieu de la province du Nord-Ouest, après de nouvelles violences. M. Ramaphosa a « appelé au calme et au respect des lois dans la province » du Nord-ouest, selon un communiqué de la présidence. Il a demandé à la population d’exprimer ses revendications « par des moyens pacifiques plutôt que par la violence et l’anarchie », tout en exigeant de la police qu’elle fasse preuve « de la plus grande retenue » dans l’exercice de ses fonctions.

Mort de deux habitants

Depuis le début des incidents, il y a une dizaine de jours des magasins ont été pillés, des véhicules incendiés et 23 personnes arrêtées, selon la police qui a demandé des renforts. Selon les médias locaux, une personne a été tuée, mais la police n’était pas en mesure de confirmer, dans l’immédiat, l’information. Or à Mahikeng, les violences auraient éclaté après la mort de deux habitants qui s’étaient vu refuser des soins dans une clinique à cause d’une grève. Les manifestants protestent contre le manque de services publics et exigent la démission du Premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, qu’ils accusent de corruption. Ce dernier est membre du parti du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis l’avènement de la démocratie en 1994.

Poste frontière fermé

M. Ramaphosa, qui a succédé en février à Jacob Zuma, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, alors que son prédécesseur est embourbé dans plusieurs scandales. En raison des violences dans le Nord-Ouest, les autorités du Botswana ont fermé leur poste-frontière avec l’Afrique du Sud près de Mahikeng. En Afrique du Sud, les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d' »émeutes pour l’amélioration des services publics », sont quotidiennes ou presque.

Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, elles soulignent les inquiétantes faillites de la « nation arc-en-ciel ». Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau et l’électricité sont rares et les ordures s’entassent. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle en Afrique, affiche un taux de chômage de plus de 25% et une croissance au ralenti depuis plusieurs années.