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Elles existent déjà dans la plupart des pays d’Afrique, ainsi qu’une Cour africaine des droits de homme et des peuples.

La Guinée équatoriale a proposé la création « d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain », au moment où le pays est pointé du doigt par des ONG pour ses manquements en matière de respect des droits humains. « Je proposerai la création d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain, à travers lesquelles on s’informera de la situation des droits de l’homme » dans chacun de ces pays, a déclaré le président Teodoro Obiang Nguema, à l’ouverture d’un colloque à Malabo. De telles institutions existent déjà dans la plupart des pays d’Afrique, ainsi qu’une Cour africaine des droits de homme et des peuples.

M. Obiang Nguema a émis ce souhait d’avoir des institutions nationales afin de remplacer les ONG internationales de défense des droits de l’homme, « utilisées », selon lui, pour « détruire les Etats africains comme la Guinée équatoriale ». Lors de la parution du dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui estimait que l’éducation et de la santé étaient sous-financées en Guinée, Malabo avait dénoncé un « rapport mensonger ».

Fin mars 2018, des militants d’un parti d’opposition avaient affirmé avoir été « torturés » en détention. Un militant de ce même parti, Citoyens pour l’innovation (CI, dissous par la justice en février), est décédé en détention, « à la suite de torture », selon son parti – ce que le gouvernement dément. Des ONG de défense des droits de l’homme ont corroboré l’usage régulier de la torture dans le pays, tandis que les autorités ont fermement démenti ces accusations.

En février 2018, l’Union européenne s’était inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » en Guinée équatoriale. Ce colloque a été organisé par Malabo pour « apporter les réponses aux informations infondées contre la Guinée équatoriale », selon une note du gouvernement. La Guinée veut, durant ce colloque, « contrecarrer la dérive médiatique faussement construite sur la situation des droits de l’homme et (la) liberté d’expression en Guinée équatoriale ». A l’ouverture, le troisième vice-Premier ministre, Alfonso Nsue Mokuy, a déclaré vouloir une « impunité zéro pour la violation des droits de l’homme » en Guinée. « C’est de la poudre aux yeux », a réagi Bonifacio Ongo, militant du parti d’opposition CI, dénonçant une « opération d’image ».