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mardi 18 décembre 2018

Tchad : les évêques réclament un référendum

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le 30 avril prochain, l’Assemblée nationale votera l’adoption du projet de révision de la Constitution. 

Au terme de leur assemblée plénière, l’épiscopat tchadien s’est positionné sur le très controversé projet de révision de la Constitution en cours. Les évêques plaident pour la tenue d’un référendum qui déciderait ou non du passage à la IVème République. Le 30 avril prochain, l’Assemblée nationale tchadienne votera l’adoption du projet de révision de la Constitution, boycotté par l’opposition mais approuvé par le conseil des ministres, le 10 avril dernier. Parmi les points suscitant la controverse dans ce passage à une IVème République se trouvent la prorogation du mandat présidentiel de 5 à 6 ans et l’extension des pouvoirs du chef de l’État.

L’absence d’adhésion des citoyens

Dans un tel contexte politique, les évêques avaient exprimé «leur préoccupation pour la manière dont se déroule le processus de création de la IV° République du Tchad. Ce processus risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique, parce qu’il comporte en son sein le germe de la division entre les citoyens», avaient-ils écrit dans un communiqué la semaine dernière. L’argument de poids des évêques étant l’absence de débat à ce sujet au sein de la population, dont « une grande partie ignore totalement ce qu’il se passe en ce moment ».

La paix sociale compromise

Par ailleurs, l’épiscopat tchadien s’est déclaré opposé à la pratique de la Diya, la réparation des crimes de sang prévue par la charia, dans la mesure où «elle compromet la paix sociale et les efforts fait pour restaurer l’État de droit, ruinant l’économie des communautés». Ils appellent également de leurs vœux un renforcement du système judiciaire de l’Etat et l’abolition des accords inter-communautaires en vue de l’application de la Diya, celle-ci ayant provoqué des tensions entre les différentes communautés.

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est «le seul habilité à décider de la tenue d’un référendum», avait répondu le gouvernement le 21 avril en réaction à cet appel de l’Église pour une adoption par référendum de la nouvelle Constitution.

Sénégal : la révision du code électoral oppose

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un projet de loi impose un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle

A coup de gaz lacrymogène, les forces de l’ordre sénégalaises empêchaient mi-avril 2018, la tenue de manifestation à Dakar, interpellant selon l’opposition des dizaines de personnes, dont un ancien Premier ministre, venues protester contre l’adoption d’une révision du code électoral, à moins d’un an de la présidentielle. Selon Mayoro Faye, le chargé de communication, du Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti de l’opposition, dirigé par l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), à Dakar, « plus de 50 personnes ont été arrêtées ». Soit 12 arrestations à Saint-Louis (nord), huit à Mbacké (centre) et d’au moins quatre à Thiès (ouest). Les manifestations ont également touché Guédiawaye, près de Dakar, Ziguinchor (sud), Diourbel et Kaolack (centre), selon l’opposition et des médias locaux.

L’ex-Premier ministre Idrissa Seck (2002-2004), qui envisage de se présenter en 2019, a été interpellé alors qu’il était « en route pour l’Assemblée », selon son parti. Dans une Assemblée nationale sous haute protection, les députés ont entamé, dans une atmosphère par moments houleuse, l’examen d’un projet de loi imposant un parrainage à tous les futurs candidats à la présidentielle. Une rixe a éclaté entre élus lorsque des députés mécontents ont tenté d’envahir la tribune, puis un élu à déchiré le texte. Les heures de débats et les discussions sont retransmises en direct à la télévision publique.

Dans le quartier des ministères, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui avaient érigé une barricade de branchages et lancé des pierres sur les véhicules de la police. De nombreux commerces et des écoles étaient fermés. Près du grand marché Sandaga, des pots de fleurs ont été renversés par des manifestants, dont plusieurs ont été embarqués par les policiers. L’opposition et des associations de la société civile avaient appelé à protester, malgré l’interdiction des manifestations dans le quartier de Dakar-Plateau, qui abrite les principales institutions du pays.

– Des opposants condamnés –

Le texte de loi à l’étude impose aux candidats de recueillir le parrainage d’1% du corps électoral, soit environ 65.000 personnes, réparties dans au moins sept des régions du pays, à raison de 2.000 par région au minimum. Les autorités affirment vouloir prévenir, par souci d’économie et de meilleure organisation du scrutin, une inflation du nombre de candidats à la présidentielle dans un pays qui compte près de 300 partis, rappelant la présence de 47 listes aux législatives de juillet 2017. « Le but unique de cette forfaiture est évident aux yeux de tous: empêcher les candidats de l’opposition » de se présenter, estime la coalition de l’opposition, appelant à s’opposer au « coup d’Etat constitutionnel du président Macky Sall ».

L’opposition s’inquiète d’une autre modification du Code électoral, qui imposerait aux candidats de jouir de leurs droits civiques, exigence jusqu’à présent absente du texte et qui pourrait barrer la route à l’ex-ministre et fils d’Aboulaye Wade, Karim Wade. Ce denier a été condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». Karim Wade a néanmoins été gracié en juin 2016 par le président Sall et réside depuis à l’étranger. Une autre figure de l’opposition, Malick Gakou, a également été interpellée avec trois des militants de sa formation, le Grand Parti, le rappeur Kilifa, membre du mouvement « Y’en a marre » et le militant Guy Marius Sagna.

Amnesty International a appelé le pouvoir à « respecter le droit de manifester pacifiquement et de s’exprimer, dans un contexte de répression de la dissidence » dans un pays généralement cité en modèle de démocratie en Afrique. L’élu Barthélémy Dias, proche du maire d’opposition de Dakar Khalifa Sall, condamné le 30 mars à cinq ans de réclusion pour « escroquerie », a écopé mardi d’une peine de six mois de prison ferme pour « outrage à magistrat » après avoir critiqué cette décision, a rappelé l’ONG.

Tchad : l’opposition boycotte l’examen du projet de nouvelle Constitution

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le vote est prévu le 30 avril 2018 après un passage devant une commissions spéciale

L’Assemblée nationale tchadienne a adopté ce lundi 16 avril 2018, lors d’une séance boycottée par l’opposition, un projet de résolution créant une commission spéciale chargée d’examiner le projet de nouvelle Constitution. Cette commission aura deux semaines pour se pencher sur le projet de Loi fondamentale, avant son passage en séance plénière du Parlement. Tous les députés de l’opposition ont décidé de boycotter les activités de l’Assemblée nationale jusqu’au vote du projet de nouvelle Constitution, prévu le 30 avril prochain, selon des sources bien informées.

Avènement de la 4ème République

Un forum national inclusif, tenu fin mars dans la capitale de N’Djamena, avait pris des résolutions sur l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale. Le texte a été examiné et adopté en conseil extraordinaire des ministres mardi dernier. Il comporte de nombreuses innovations, notamment l’exercice du pouvoir exécutif par le Président de la République seul qui sera désormais élu pour une durée de six ans renouvelable une seule fois. L’adoption de cette nouvelle Constitution constituera l’avènement de la 4ème République au Tchad.

Le général Mokoko dans tout ça ?

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Fidèle Samb s’interroge sur la stratégie de l’Occident face au sort du prisonnier et général Mokoko. Il semble délaissé au profit d’opposants au Gabon et en RDC.

Le samedi 3 février se réunissaient à Paris, les amis du général Jean-Marie Michel MOKOKO. Ce dernier est détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis le 14 juin 2016 pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Les participants à cette réunion souhaitent créer une alliance nationale autour de l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016. Une condition nécessaire pour « vaincre la dictature en place à Brazzaville » peut-on lire dans le communiqué de presse issu de la réunion.

Les soutiens du général s’interrogent aussi sur le manque d’engagement et de pression de la communauté internationale exercé sur le président SASSOU pour exiger sa libération. Certains n’hésitent pas à faire un parallèle avec les pays voisins, comme au Gabon ou en RDC.

Ils s’interrogent sur le peu d’engagement de la France, pays des droits de l’Homme, à défendre les intérêts d’un officier formé en son temps sur les bancs de la prestigieuse Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Transfuge

Faisant référence à la situation à Libreville, ils constatent que l’opposant Jean PING qui revendique toujours sa victoire à la présidentielle d’août 2016 bénéficie lui d’une grande liberté de mouvement et de parole. Il peut aussi compter sur le soutien des représentants de la France et de l’Union Européenne basés dans la capitale gabonaise. « Le général MOKOKO croupit en prison depuis des mois. Il a la nationalité française et l’ambassade de France semble l’avoir oublié. Jean PING lui n’a jamais été mis en prison » explique, sous l’anonymat, un proche de MOKOKO.

D’autres parlent de l’affaire Bertrand NZIBI, transfuge du Parti Démocratique Gabonais (parti au pouvoir) devenu opposant quelques semaines avant le début de la campagne présidentielle en 2016.

« Certes, il est en prison, mais son sort n’est pas comparable à celui de MOKOKO » poursuit le conseiller. Il fait allusion aux images montrant son champion, amaigri et épuisé, lors de sa comparution au tribunal de Brazzaville ; signes manifestes de malnutrition et de mauvais traitements en prison.

« Rien à avoir avec Bertrand NZIBI ! » Ses proches ont un moment parlé de mauvaises conditions de détention. Elles ont vite été démenties par le pouvoir gabonais qui a fait circuler une photo du prisonnier en tongues, téléphone en main et plutôt bien portant.

Rassemblement

Récemment, la consule des Etats-Unis était présente au procès de Bertrand NZIBI qui n’est pourtant pas un poids lourd de l’opposition gabonaise et Amnesty International vient aussi de se saisir de son dossier.

En contrepoint, les amis du général MOKOKO pâtissent eux du grand intérêt porté par la communauté internationale aux récents évènements à Kinshasa.

Il convient donc de s’interroger sur la politique de deux poids deux mesures de Washington, Paris, Bruxelles, vis-à-vis des capitales de l’Afrique centrale.

Aujourd’hui, tous les Congolais misent sur le rassemblement du peuple et de sa diaspora avec la création d’un grand parti national. Ils espèrent unir leurs voix pour mieux se faire entendre de la communauté internationale, tant il est patent que l’aide attendue ne viendra pas forcément de l’extérieur.